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Éclosion de lymphogranulomatose vénérienne à Montréal

L'équipe de rédaction
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À Montréal, depuis le début de l’année, il y a eu 18 cas déclarés de lymphogranulomatose vénérienne (LGV), soit deux fois plus que la moyenne annuelle des trois dernières années. Tous les cas déclarés concernent des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et une forte proportion est également infectée par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). La LGV est une infection transmise sexuellement. Les pratiques les plus à risques sont les relations anales, en particulier l’insertion de doigts ou du poing (« fisting ») dans l’anus ou le partage d’objets sexuels. La LGV peut aussi se transmettre lors de relations orales ou ou vaginales non protégées. Les symptômes du LGV se manifestent de 3 à 30 jours après l'infection. Une plaie ou une enflure sans douleur peut apparaître à l'endroit où les bactéries ont pénétré dans l'organisme : le pénis, le rectum, la bouche (et chez les femmes, le vagin ou le col de l'utérus). Comme cette lésion n'est pas douloureuse, qu'elle est souvent interne ou guérit sans traitement, il arrive que la personne infectée ignore qu'elle a été infectée. À la deuxième phase, des symptômes semblables à ceux de la grippe peuvent se manifester, par exemple une légère fièvre, des frissons, de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires. Il est possible que les nœuds lymphatiques enflent dans la région infectée : l'aine, la région anale ou le cou. Si l'infection a été transmise au cours d’un rapport sexuel anal, la personne pourrait avoir des pertes sanguinolentes ou écoulement de pus à l'anus. Elle pourrait également souffrir de constipation. Si elle n'est pas soignée, la LGV peut entraîner des complications chroniques importantes et provoquer une infection généralisée et des ulcérations génitales.

Une personne infectée, non traitée, peut transmettre la LGV
durant plusieurs semaines ou parfois plusieurs mois après l’avoir contractée.