Entrevue Marc Landreville, conseiller publicitaire

Charmant caméléon !

André-Constantin Passiour
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Voici un autre de nos collègues qui œuvre dans l’ombre si l’on peut dire… Marc Landreville est débarqué aux Éditions Nitram (Fugues, Décorhomme et Guide Arc-en-ciel), en septembre 2010. Sympa, dynamique, jovial, il est actuellement «Monsieur Culturel», c’est lui le «représentant en titre» des dossiers culturels et artistiques… Les spectacles, les pièces de théâtre, les festivals, les artistes, etc., il y a définitivement pire que ça dans la vie…

Ce jeune homme de 38 ans est passionné. Et depuis l’année dernière, il cumule également la responsabilité des assignations de tous nos photographes… Pas une mince tâche vu l’étendue des activités qu’il peut y avoir dans un mois. Là encore, il s’en acquitte avec dévotion et application.

Mais Marc Landreville est aussi connu sous le nom de «Monsieur Lézard» ! Ces nombreux amis FB le savent, il affiche chaque vendredi l’un de ces mignons reptiles sur sa page… C’est son côté coquin qui lui va si bien…

Vous le verrez prochainement à la Fête Arc-en-ciel de Québec puisqu’il est l’un des coresponsables, avec Robert Bourdon Cloutier, de la tenue du kiosque de Fugues à Québec. Marc est aussi le coresponsable du concours annuel de photos du Guide Arc-en-ciel et plusieurs autres projets. Les défis, il en mange !

Mais revenons en arrière… Après avoir travaillé pour des entreprises «fleurons du Québec » tel Archambault Musique (1997-2007) et Transat Distribution (2008-2010), Marc a aussi œuvré au sein de la webradio Gayradiobec comme adjoint et responsable. Puis, c’est en septembre 2010, qu’il voit une annonce que Fugues recherche un représentant. «Je me suis dit que c’était pour moi ! Mon premier contact avec Fugues était en 1997, en octobre, car la couverture illustrait le Black & Blue. La revue m’a ouvert les yeux à une communauté qui se rassemblait, qui avait une vie, qui existait bel et bien. J’habitais alors à Saint-Hubert et le magazine m’a ouvert à la communauté LGBT, au Village, aux cafés, au nightlife gai. Je serai resté plus longtemps dans le placard si ce n’était de Fugues. Alors que j’étudiais au Cégep à Ville Lasalle, je venais souvent dans le Village. Cela faisait partie de mon circuit.»



«Donc, quand j’ai vu l’annonce pour le poste de conseiller publicitaire, j’ai sauté sur l’occasion. On m’a appelé pour l’entrevue et j’ai été choisi. J’étais très heureux d’être accepté dans l’équipe et quand, un an plus tard, on m’a confié le dossier culturel, j’étais encore plus content parce que cela correspondait à mes aspirations personnelles», d’expliquer celui qui, depuis sa découverte du Fugues, les a presque tous collectionné.

Il y a un an, Marc se voyait confier la responsabilité des affectations pour les photographes. «On me voyait trier les photos qu’on recevait, je m’y intéressais, il y avait les événements, etc. On m’a offert l’opportunité de m’occuper des photographes. L’aspect artistique des photos me rejoignait. L’aspect aussi de leur montage et de leur traitement fait appel à mes connaissances techniques, et cela répond aussi à mes intérêts pour la technologie… Je coordonne quatre photographes, ce n’est pas évident des fois, mais j’adore ça.»

En fait, Marc possède quatre passions principales : la musique, la culture, l’informatique et les technologies et les relations humaines et communautaires, d’où son engagement auprès de Gayradiobec et Nitram. Mais la musique a toujours tenu une place importante dans le cœur de ce célibataire. Au secondaire, il jouait du trombone dans une harmonie. Plus tard, il faisait des «mixes» chez lui et officiait comme DJ à des partys d’amis. Il a même fait plusieurs gigs durant un été. «J’aurais bien voulu en faire une carrière à long terme, mais je voyais qu’il fallait offrir beaucoup de sets gratuits pour se faire sa place et qu’on puisse m’engager. J’ai compris que cela allait être très difficile de gagner ma vie convenablement de cette manière.»

Que ce soit la musique, la danse, le théâtre, le cinéma, la photographie ou des événements, Marc est comblé «par tant de créativité qui existe autour de nous». Plus jeune, il voulait concevoir des robots pour aider les humains, il a même commencé à étudier en technologie physique ce qui lui aurait permis, éventuellement, de travailler dans ce domaine. Mais il a flanché, il a connu Fugues, le Village, la communauté LGBT et la culture… «À présent, je fais ce que j’aime vraiment», confie-t-il humblement presque…

Il y a un lézard dans son bureau ! Non, pas un vrai ! Mais d’où vient cet amour pour ces animaux exotiques qu’il «post» sur sa page Facebook ? «Je suis quelqu’un qui aime la nature, les documentaires du National Geographic et les lézards me fascinent. C’est un animal à sang froid, il est aussi rapide et agile qu’il peut être paresseux. Il peut sembler nerveux, mais calme à la fois, cela me ressemble… De plus, c’est un des animaux qui présente le plus de particularités tout en appartenant à la même espèce.» Lorsque Facebook est arrivé, il a trouvé cela amusant de publier un lézard par week-end ; les Vendredi Lézards ! Puis, les gens ont commencé à «aimer». Il a ainsi rencontré une amie grâce à cette passion qu’ils partagent. «Je m’adapte au moment, à mon humeur aussi ou à l’actualité. La série de photos doit maintenant comprendre environ une centaine de clichés de lézards !»

Et, pour l’avenir, comment est-ce que Marc l’entrevoit ? «J’aimerais beaucoup continuer à travailler ici, pour plusieurs années encore. Quand j’explore ce que je pourrais faire ailleurs, rien ne me rejoint autant que ce que je fais ici. Et si je ne travaillais pas aux Éditions Nitram, ce serait probablement relié à la communauté gaie et donc pas très loin de Fugues», conclut-il simplement…



Photo : Robert Bourdon Cloutier