En réaction à un billet paru dans La Presse du 17 août

Le Village, un lieu de rassemblement et d'ouverture pour notre communauté.

Éric Pineault
Commentaires
J'ai été choqué de lire ce torchon, écrit par Luc Boulanger et intitulé «A-t-on (encore) besoin d’un Village gai ?», publié dans le journal La Presse, le 17 août dernier. À entendre parler l'auteur de cet article, le Village n'est qu'un lieu de perdition. Étrange quand on sait qu'il le fréquente. Je me questionne sur les réelles raisons qui motivent sa virulente sortie… Des citations telles que : "Ces jeunes homos, d’ici ou de l’extérieur de Montréal, qui débarquent dans le Village (souvent rejetés par leur famille ou leur milieu), croyant y trouver un éden... mais qui tombent dans l’enfer de la drogue, de la délinquance et du sexe sans lendemain." ne devraient pas être publiées chez vous. Le Village est sans contredit un lieu festif. Mais ce n'est pas la majorité des jeunes qui le fréquentent qui se retrouvent dans le bas fond. Une personne fragile et à risque le sera peu importe où elle habitera.

Voici un bref extrait d'un courriel envoyé par un jeune suite à la tenue de Fierté Montréal 2013, événement dont je suis le président fondateur: "Merci M. Pinault d'avoir sauver ma vie. C'est mon premier Gay Pride et la première fois que je viens dans le Village gay. Ici je me sent chez nous, c'est comme une famille…". Le Village est le cœur des organismes communautaires LGBT, un lien de rassemblement pour plusieurs où il fait bon s'y retrouver. Peut-être ne convient-il pas à tous (qui peut plaire à tout le monde ?), mais il répond aux besoins d'un grande nombre de personnes.

Oui, le Village est habité par de nombreux itinérants qui pour la plupart ne sont pas LGBT. Pour ma part, j'expliquerais cette situation parce que les organismes d'entraide ont tous décidé de s'installer en périphérie du Village afin d'y offrir leurs services. Cette offre concentre les démunis au même endroit, ce qui est déplorable. Cependant, je suis heureux de constater que la situation s'améliore et que la cohabitation entre tous est de plus en plus facile depuis 3 ans. J'aurais apprécié que ces efforts aient été salués dans cet article.

Il y a quatre ans, la Ville de Montréal nous avait demandé de quitter la place Émilie-Gamelin, le cœur de notre festival, et de nous installer ailleurs dans la ville. Nous nous sommes battus ardemment afin d'y rester puisque le Village est pour nous le principal lieu de rassemblement de notre communauté, le cœur LGBT montréalais.

Je suis enchanté de constater que les jeunes LGBT sont maintenant en mesure de pouvoir sortir où bon leur semble. C'est un signe d'ouverture et de changement des temps. Cependant, ils sont toujours nombreux à fréquenter le cabaret Mado, le Unity, le Sky, l'Apollon, le Cocktail, etc. Certes, nos habitudes changent, l'Internet est venu bousculer l'univers des hommes gais mais la vocation du Village Montréal demeure la même, soit d'être un lieu de rassemblement et d'ouverture pour notre communauté.

En terminant, je vous invite à regarder les deux photos qui accompagnent ce texte car une image vaut mille mots dit-on. C'est dans le Village qu'une grande partie de ma communauté a décidé de célébrer il y a quelques jours. Plus de 340 000 personnes étaient présentes aux 7 jours de festivités !

Je crois sincèrement que des clarifications et des excuses seraient des plus appropriées.

 
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Anciens commentaires

  • Il faut presque faire l'autruche pour ne pas voir tout ce que ce Village a changé, pas juste pour les gens LGBT, mais pour toute la Ville. On peut encore faire mieux, mais grâce à des gens comme Éric Pineault et son équipe, la SDC, Aires Libres, les organisateurs d'événements culturels et artistiques, les proprios de commerces, les défenseurs de la qualité de vie et de la sécurité comme Ghislain Rousseau et son comité « J'aime mon Village », des centaines de personnes contribuent chaque jour à améliorer les choses. Sans compter la Ville de MOntréal et la direction du SPVM qui ont aussi mis l'épaule à la roue ces dernières années. Alors, ce qu'un pauvre journaliste frustré peut bien penser, ça ne réduira pas les ardeurs de tous ceux et celles qui y croient vraiment. « Que l'on continue », disait un ex-premier ministre attaqué par la mageuse de chair... Publié le 20/08/2013
  • Le Village est le lieu où l’on exploite l’argent rose. Consciemment ou non, ce « capitalisme gai » a intérêt à ce que perdure l’homophobie dans la société afin de continuer à exploiter tout cet argent qui se concentre dans le quartier. Ceux qui luttent honnêtement contre l’homophobie ne peuvent que souhaiter la disparition des quartiers gais. Ils espèrent qu’un jour l’orientation sexuelle ne soit pas plus un motif de discrimination que l’est aujourd’hui le fait d’écrire de la main gauche. Or, les propriétaires d’établissements ou les fournisseurs de services (taxis, notaires, agents immobiliers, etc.) spécifiquement destinés à une clientèle homosexuelle, eux qui se disent ouverts à la diversité sexuelle, ont besoin que se maintienne cette discrimination afin de conserver leur clientèle. Cela explique peut-être en partie pourquoi les magazines gais que l’on retrouve dans le Village sont si peu revendicateurs en ce qui concerne la reconnaissance de nos droits et la lutte contre l’homophobie. Ils sont tous gratuits, c’est-à-dire qu’ils dépendent entièrement des revenus publicitaires. Ceux qui annoncent leurs produits et services gay-friendly n’ont pas intérêt à ce que disparaisse la cause de l’existence d’un Village. Les journalistes et les rédacteurs évitent donc d’apparaître trop militants et de traiter de sujets qui portent à controverse pour ne pas froisser les annonceurs. Ironiquement, ceux qui profitent ainsi de l’homophobie en sont souvent eux-mêmes victimes. L’avidité fait en sorte que les opprimés deviennent leur propre oppresseur : un capitaliste est toujours prêt à vendre la corde qui va servir à le pendre. Le Village gai de Montréal est une triste preuve de cette vérité; encourager les établissements du Village, c’est, sans même le savoir, décourager la lutte contre l’homophobie. Publié le 20/08/2013
  • Merci de répondre à ce chroniqueur. J'habite le village depuis janvier et je ne suis pas devenu un dépravé pour autant. Je suis demeuré un jeune professionnel avec une bonne carrière et pourtant je suis gay et j'habite le village... Étrange que je ne sois pas devenu un "bar open" comme le suggère ce pauvre type ! Publié le 20/08/2013
  • Merci Monsieur Pineault ainsi qu'a n'importe qui qui travail a faire de notre village ce qu'il est maintenant. Il y a de tout et ce, pour tout le monde. Le village nous divertis, nous aide a apprendre sur nous même, nous permet de rencontrer etc... Je n'aurais jamais été capable de m'accepter si ça n'aurais pas été du fait qu'il y a un endroit aussi accueillant et chaleureux que le village gay de Montréal qui sois dit en passant peut se vanter d’être unique a travers le monde. Le seul hic est bien sur itinérance. Malheureusement, il y a beaucoup de travail a faire car tout ca entache beaucoup le village mais moi aussi j'ai remarqué que ça c'étais quand même amélioré. Vous avez tout mon respect Mr. Pineault! Publié le 20/08/2013
  • M.Pineault demande des excuses à M. Boulanger à cause de l'opinion que ce dernier a exprimée dans son billet. Je crois rêver. Ne vit-on pas dans un pays où la liberté d'expression existe? Publié le 20/08/2013
  • Merci M. Pineault. Continuez votre valeureux travail pour le Village. Les gens reconnaissants vous applaudissent et vous remercient. Les autres ingrats expriment leur frustration d'avoir sans doute mal vécu dans le village et ne demande que de l'attention en écrivant pour provoquer. Cessons de leur accorder de l'attention. Certes, les manières de M. Boulanger avec sa plume n'impressionnent pas et laisse transpirer qu'il a des comptes à régler avec le village, peut-être, parce qu'il n'a pas eu une bonne expérience dans les limites de celui-ci. Il sent maintenant le besoin de se créer un trône pour cracher sur ce qui est selon lui inférieur...Dommage. Publié le 21/08/2013
  • J'appuie fortement l'événement fierté Montréal qui vise à donner une visibilité au restant du monde et qui contribue à éliminer les discriminations. Toutefois, le reflet réel d'une vie, c'est un mélange de plusieurs éléments. Pourquoi ne pas essayer de se mélanger un peu plus au reste du monde à Montréal? Pourquoi ne pas multiplier les événements invitant la Lgbt dans des établissements autres que le village? Peut-être que cela contribuerait à rapprocher les genre plutôt que de se refermer dans un village. Je suis d'avis que le village est souvent une grosse machine à faire de l'argent en utilisant cette cause qu'est la lutte contre l'homophobie. Il faut encourager nos jeunes à sortir du placard, mais il ne faut pas leur montrer que l'homosexualité est le centre de leur vie, puisque la vie c'est un mélange de tout! Pour ce qui est de la drogue, elle est omniprésente et la raison est simple; la situation des gais est très différentes de celle des hétérosexuel, et représente un marché très lucratif pour les groupes criminels qui d'ailleurs, sont les mêmes implantés depuis des années dans le village. Je ne suis pas pour l'abolition du village, mais je crois que nous en sommes rendus à explorer d'autres objectifs, l'abondance de personne à fierté Montréal le témoigne. Publié le 21/08/2013
  • J'ai demandé à Luc Boulanger de s'excuser car je ne crois pas que le Village soit le lieu de dépravation auquel il réfère. "Ces jeunes homos, d’ici ou de l’extérieur de Montréal, qui débarquent dans le Village (souvent rejetés par leur famille ou leur milieu), croyant y trouver un éden... mais qui tombent dans l’enfer de la drogue, de la délinquance et du sexe sans lendemain." Je ne crois pas que les jeunes en difficultés aient forcément besoin du Village pour tomber dans l'enfer de la drogue. Pour ce qui est du sexe, je croyais entendre un curé nous chanter les bienfaits de la morale judéo-chrétienne. On est en 2013, personne n'a besoin du Village pour baiser. À ce que sache, les nombreux sites de rencontres et applications mobiles font la job! :-) Eric Pineault Publié le 21/08/2013
  • «Ceux qui luttent honnêtement contre l’homophobie ne peuvent que souhaiter la disparition des quartiers gais. Ils espèrent qu’un jour l’orientation sexuelle ne soit pas plus un motif de discrimination que l’est aujourd’hui le fait d’écrire de la main gauche. Or, les propriétaires d’établissements ou les fournisseurs de services (taxis, notaires, agents immobiliers, etc.) spécifiquement destinés à une clientèle homosexuelle, eux qui se disent ouverts à la diversité sexuelle, ont besoin que se maintienne cette discrimination afin de conserver leur clientèle. » Je crois rêver, mais non, je ne rêve pas! Je ne croyais jamais autant de sottises et d'inepties en aussi peu de mot! Hé Ho! Vous en fumez de l'excellent! «Cela explique peut-être en partie pourquoi les magazines gais que l’on retrouve dans le Village sont si peu revendicateurs en ce qui concerne la reconnaissance de nos droits et la lutte contre l’homophobie.» Et ça va de mieux en mieux. On pourrait dire que le le Fugues n'est pas un grand magazine, mais de là dire qu'il ne lutte pas contre l'homophobie et la reconnaissance de nos droits, vous devriez peut-être ôter votre nez des petites annonces roses et lire le reste du magazine ou peut-être décoller votre nez de la section vidéos, il y a d'autres pages avant. Tsé! Aucun besoin de vous citer pour le reste... je crois que vous avez tissé assez de corde pour vous pendre du pont Champlain au pont Jacques-Cartier. André Quenneville Montréal p.s. j'ai le courage de signer mon texte! À bon entendeur, salut! Publié le 21/08/2013
  • M. Boulanger joue aux jeunes vierges en associant le sexe la drogue et la prostitution. Triste de sa part. Il se range du côté des pires conservateurs homophobes. Le Village est divers, c'est tout! On y trouve ce que l'on veut y trouver! Publié le 21/08/2013
  • Je crois que Luc Bélanger est complètement à côté de la réalité. Publié le 21/08/2013
  • Bien sur que les jeunes en difficultés n'ont pas besoin du village pour tomber dans l'enfer de la drogue; mais la surabondance et la disponibilité hyper facile de celle-ci dans tous les clubs du village fait en sorte que ces jeunes voient tout de suite cela comme une des premières solutions..et tout est fait inconsciemment évidemment. Qui dit drogue dit sexe; combien sortent des clubs défoncés et se rendre dans les saunas pour combler leur besoin, la conscience aveuglée par l'effet de la drogue.. Parlez-en à Réjean Thomas... Les thématiques de soirées dans les clubs touchant le sexe pilule de partout.. danseurs sexy sur les podium en bobette... Bizarre.. on ne voit pas des pitounes en brassière dans tous les clubs hétéros... Bref, Il n'y a pas que du mauvais dans le village et j'appuie les organismes communautaires, mais arrêtons de jouer à l'autruche.. le village représente une cible de choix pour les gens un peu plus faibles et susceptibles de noyer leurs problèmes.. et malheureusement.. ceci éclipse une bonne partie du travail positif fait jour après jour. Publié le 21/08/2013
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  • Il faut presque faire l'autruche pour ne pas voir tout ce que ce Village a changé, pas juste pour les gens LGBT, mais pour toute la Ville. On peut encore faire mieux, mais grâce à des gens comme Éric Pineault et son équipe, la SDC, Aires Libres, les organisateurs d'événements culturels et artistiques, les proprios de commerces, les défenseurs de la qualité de vie et de la sécurité comme Ghislain Rousseau et son comité « J'aime mon Village », des centaines de personnes contribuent chaque jour à améliorer les choses. Sans compter la Ville de MOntréal et la direction du SPVM qui ont aussi mis l'épaule à la roue ces dernières années. Alors, ce qu'un pauvre journaliste frustré peut bien penser, ça ne réduira pas les ardeurs de tous ceux et celles qui y croient vraiment. « Que l'on continue », disait un ex-premier ministre attaqué par la mageuse de chair... Publié le 20/08/2013
  • Le Village est le lieu où l’on exploite l’argent rose. Consciemment ou non, ce « capitalisme gai » a intérêt à ce que perdure l’homophobie dans la société afin de continuer à exploiter tout cet argent qui se concentre dans le quartier. Ceux qui luttent honnêtement contre l’homophobie ne peuvent que souhaiter la disparition des quartiers gais. Ils espèrent qu’un jour l’orientation sexuelle ne soit pas plus un motif de discrimination que l’est aujourd’hui le fait d’écrire de la main gauche. Or, les propriétaires d’établissements ou les fournisseurs de services (taxis, notaires, agents immobiliers, etc.) spécifiquement destinés à une clientèle homosexuelle, eux qui se disent ouverts à la diversité sexuelle, ont besoin que se maintienne cette discrimination afin de conserver leur clientèle. Cela explique peut-être en partie pourquoi les magazines gais que l’on retrouve dans le Village sont si peu revendicateurs en ce qui concerne la reconnaissance de nos droits et la lutte contre l’homophobie. Ils sont tous gratuits, c’est-à-dire qu’ils dépendent entièrement des revenus publicitaires. Ceux qui annoncent leurs produits et services gay-friendly n’ont pas intérêt à ce que disparaisse la cause de l’existence d’un Village. Les journalistes et les rédacteurs évitent donc d’apparaître trop militants et de traiter de sujets qui portent à controverse pour ne pas froisser les annonceurs. Ironiquement, ceux qui profitent ainsi de l’homophobie en sont souvent eux-mêmes victimes. L’avidité fait en sorte que les opprimés deviennent leur propre oppresseur : un capitaliste est toujours prêt à vendre la corde qui va servir à le pendre. Le Village gai de Montréal est une triste preuve de cette vérité; encourager les établissements du Village, c’est, sans même le savoir, décourager la lutte contre l’homophobie. Publié le 20/08/2013
  • Merci de répondre à ce chroniqueur. J'habite le village depuis janvier et je ne suis pas devenu un dépravé pour autant. Je suis demeuré un jeune professionnel avec une bonne carrière et pourtant je suis gay et j'habite le village... Étrange que je ne sois pas devenu un "bar open" comme le suggère ce pauvre type ! Publié le 20/08/2013
  • Merci Monsieur Pineault ainsi qu'a n'importe qui qui travail a faire de notre village ce qu'il est maintenant. Il y a de tout et ce, pour tout le monde. Le village nous divertis, nous aide a apprendre sur nous même, nous permet de rencontrer etc... Je n'aurais jamais été capable de m'accepter si ça n'aurais pas été du fait qu'il y a un endroit aussi accueillant et chaleureux que le village gay de Montréal qui sois dit en passant peut se vanter d’être unique a travers le monde. Le seul hic est bien sur itinérance. Malheureusement, il y a beaucoup de travail a faire car tout ca entache beaucoup le village mais moi aussi j'ai remarqué que ça c'étais quand même amélioré. Vous avez tout mon respect Mr. Pineault! Publié le 20/08/2013
  • M.Pineault demande des excuses à M. Boulanger à cause de l'opinion que ce dernier a exprimée dans son billet. Je crois rêver. Ne vit-on pas dans un pays où la liberté d'expression existe? Publié le 20/08/2013
  • Merci M. Pineault. Continuez votre valeureux travail pour le Village. Les gens reconnaissants vous applaudissent et vous remercient. Les autres ingrats expriment leur frustration d'avoir sans doute mal vécu dans le village et ne demande que de l'attention en écrivant pour provoquer. Cessons de leur accorder de l'attention. Certes, les manières de M. Boulanger avec sa plume n'impressionnent pas et laisse transpirer qu'il a des comptes à régler avec le village, peut-être, parce qu'il n'a pas eu une bonne expérience dans les limites de celui-ci. Il sent maintenant le besoin de se créer un trône pour cracher sur ce qui est selon lui inférieur...Dommage. Publié le 21/08/2013
  • J'appuie fortement l'événement fierté Montréal qui vise à donner une visibilité au restant du monde et qui contribue à éliminer les discriminations. Toutefois, le reflet réel d'une vie, c'est un mélange de plusieurs éléments. Pourquoi ne pas essayer de se mélanger un peu plus au reste du monde à Montréal? Pourquoi ne pas multiplier les événements invitant la Lgbt dans des établissements autres que le village? Peut-être que cela contribuerait à rapprocher les genre plutôt que de se refermer dans un village. Je suis d'avis que le village est souvent une grosse machine à faire de l'argent en utilisant cette cause qu'est la lutte contre l'homophobie. Il faut encourager nos jeunes à sortir du placard, mais il ne faut pas leur montrer que l'homosexualité est le centre de leur vie, puisque la vie c'est un mélange de tout! Pour ce qui est de la drogue, elle est omniprésente et la raison est simple; la situation des gais est très différentes de celle des hétérosexuel, et représente un marché très lucratif pour les groupes criminels qui d'ailleurs, sont les mêmes implantés depuis des années dans le village. Je ne suis pas pour l'abolition du village, mais je crois que nous en sommes rendus à explorer d'autres objectifs, l'abondance de personne à fierté Montréal le témoigne. Publié le 21/08/2013
  • J'ai demandé à Luc Boulanger de s'excuser car je ne crois pas que le Village soit le lieu de dépravation auquel il réfère. "Ces jeunes homos, d’ici ou de l’extérieur de Montréal, qui débarquent dans le Village (souvent rejetés par leur famille ou leur milieu), croyant y trouver un éden... mais qui tombent dans l’enfer de la drogue, de la délinquance et du sexe sans lendemain." Je ne crois pas que les jeunes en difficultés aient forcément besoin du Village pour tomber dans l'enfer de la drogue. Pour ce qui est du sexe, je croyais entendre un curé nous chanter les bienfaits de la morale judéo-chrétienne. On est en 2013, personne n'a besoin du Village pour baiser. À ce que sache, les nombreux sites de rencontres et applications mobiles font la job! :-) Eric Pineault Publié le 21/08/2013
  • «Ceux qui luttent honnêtement contre l’homophobie ne peuvent que souhaiter la disparition des quartiers gais. Ils espèrent qu’un jour l’orientation sexuelle ne soit pas plus un motif de discrimination que l’est aujourd’hui le fait d’écrire de la main gauche. Or, les propriétaires d’établissements ou les fournisseurs de services (taxis, notaires, agents immobiliers, etc.) spécifiquement destinés à une clientèle homosexuelle, eux qui se disent ouverts à la diversité sexuelle, ont besoin que se maintienne cette discrimination afin de conserver leur clientèle. » Je crois rêver, mais non, je ne rêve pas! Je ne croyais jamais autant de sottises et d'inepties en aussi peu de mot! Hé Ho! Vous en fumez de l'excellent! «Cela explique peut-être en partie pourquoi les magazines gais que l’on retrouve dans le Village sont si peu revendicateurs en ce qui concerne la reconnaissance de nos droits et la lutte contre l’homophobie.» Et ça va de mieux en mieux. On pourrait dire que le le Fugues n'est pas un grand magazine, mais de là dire qu'il ne lutte pas contre l'homophobie et la reconnaissance de nos droits, vous devriez peut-être ôter votre nez des petites annonces roses et lire le reste du magazine ou peut-être décoller votre nez de la section vidéos, il y a d'autres pages avant. Tsé! Aucun besoin de vous citer pour le reste... je crois que vous avez tissé assez de corde pour vous pendre du pont Champlain au pont Jacques-Cartier. André Quenneville Montréal p.s. j'ai le courage de signer mon texte! À bon entendeur, salut! Publié le 21/08/2013
  • M. Boulanger joue aux jeunes vierges en associant le sexe la drogue et la prostitution. Triste de sa part. Il se range du côté des pires conservateurs homophobes. Le Village est divers, c'est tout! On y trouve ce que l'on veut y trouver! Publié le 21/08/2013
  • Je crois que Luc Bélanger est complètement à côté de la réalité. Publié le 21/08/2013
  • Bien sur que les jeunes en difficultés n'ont pas besoin du village pour tomber dans l'enfer de la drogue; mais la surabondance et la disponibilité hyper facile de celle-ci dans tous les clubs du village fait en sorte que ces jeunes voient tout de suite cela comme une des premières solutions..et tout est fait inconsciemment évidemment. Qui dit drogue dit sexe; combien sortent des clubs défoncés et se rendre dans les saunas pour combler leur besoin, la conscience aveuglée par l'effet de la drogue.. Parlez-en à Réjean Thomas... Les thématiques de soirées dans les clubs touchant le sexe pilule de partout.. danseurs sexy sur les podium en bobette... Bizarre.. on ne voit pas des pitounes en brassière dans tous les clubs hétéros... Bref, Il n'y a pas que du mauvais dans le village et j'appuie les organismes communautaires, mais arrêtons de jouer à l'autruche.. le village représente une cible de choix pour les gens un peu plus faibles et susceptibles de noyer leurs problèmes.. et malheureusement.. ceci éclipse une bonne partie du travail positif fait jour après jour. Publié le 21/08/2013