En réaction à un billet paru dans le journal La Presse du samedi 17 août

Luc Boulanger, un regard superficiel et condescendant sur le Village

Denis-Daniel Boullé
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Photo prise par © Robert Laliberté

Luc Boulanger a peut-être voulu créer le buzz dans son papier paru le 17 août dernier dans La Presse. À l’instar de son ami et maître à penser Richard Martineau, il est contre tout ce qui est pour, et pour tout ce qui est contre. Et dans la semaine de la Fierté à Montréal, l’occasion était trop belle pour ne pas tenter de se faire mousser en suscitant la polémique.

À la lecture de l’article de ce journaliste ouvertement gai, je me suis cru dans une version des Bobos mais sans l’humour de Marc Labrèche. Il y aurait aujourd’hui des Plateaux branchouillés friqués pour gais et un Saint-Eustache rose (pour reprendre l’opposition de Marc Labrèche) qui serait le Village. Luc Boulanger, en très mauvaise copine, parle de l’épreuve des faits. Mais avec beaucoup de superficialité.

Certes, l’itinérance et la misère sociale se rencontrent dans le Village, mais elle n’a rien à voir avec le fait que le quartier soit gai. Elle est liée à un phénomène qui touche tout l’arrondissement. En effet, un très grand nombre de services pour les populations qui souffrent de problématiques diverses sont situés à proximité du Village. Il est connu que beaucoup de villes de banlieue donnent comme conseil à des toxicos, à des psychiatrisés des adresses d’organismes d’aide qui se trouvent dans Ville-Marie. Et on attend toujours la politique du gouvernement sur l’itinérance, suite à un rapport de Martin Lemay, ancien député provincial de la circonscription, et qui devrait être mise en œuvre par Daniel Breton, l’actuel député.

Les jeunes, selon Luc Boulanger, qui arriveraient dans le Village, tomberaient dans l’enfer de la drogue, de la délinquance et du sexe sans lendemain, outre le cliché plus proche des journaux à potins que ce que l’on attendrait d’un grand quotidien comme La Presse, on voudrait que Luc Boulanger soit un peu plus renseigné sur les jeunes en perdition dans le Village. Ils ne sont pas tous gais. Et parmi les jeunes gais qui découvrent le village tous ne tombent pas dans la luxure et la débauche. Mais Luc Boulanger préfère surement ces artistes et petits bourgeois professionnels qui, sous couvert de vernis culturel et intellectuel, toute orientation sexuelle confondue, font de la coke dans des lofts du Vieux-Montréal ou dans tout autre quartier tendance. C’est plus propre à condition de ne pas en laisser sur les narines.

Tout n’est pas peut-être pas rose dans le Village, mais il n’y a pas pléthore de lieux de sexe comme le journaliste tend à nous le faire croire. Seulement trois saunas, deux clubs vidéos et deux ou trois bars de danseurs nus. Plusieurs d’entre eux ont fermé leurs portes ces dernières années et laissé place à d’autres commerces. Et le sexe fait aussi partie de la culture gaie, n’en déplaise aux bobos gais qui préfèrent – même s’ils ont des idées progressistes – se tenir loin de la mixité sociale dans les nouveaux ghettos boboïsés.

Luc Boulanger a une conception de ce qui est artistique et culturel bien réductrice. En somme la qualité des œuvres se juge, selon lui, en fonction de la notoriété et du succès que peuvent rencontrer les créateurs. On sait que le facteur économique joue un grand rôle. Ne parle-t-on pas aujourd’hui de produit culturel ? Il oublie que parmi les artistes qu’il nomme, certains ont eu leur première reconnaissance publique dans le Village. D’autre ont choisi d’éviter toute association avec ce qui est LGBT pour séduire un public plus large, et de remettre à plus tard leur coming-out. Sans oublier ceux qui ont fait leur beurre-et plus que ça- en puisant leur inspiration dans cette communauté sans retour d’ascenseur. Et il y a tous ceux qui ont gardé un lien avec la communauté LGBT et qu’on retrouve incidemment dans les bars, ou dans d’autres lieux de sexe, même s’ils rayonnent à l’échelle internationale. Ils ne boudent pas tous le Village comme tendrait à nous le faire croire Luc Boulanger, et le fréquentent occasionnellement ou plus régulièrement.

Luc Boulanger, focalisé sur cette partie de la rue Sainte-Catherine, oublie aussi que les terrasses fermées relèvent des politiques en matière de sécurité de la ville et de l’arrondissement. Non de la volonté des propriétaires accusés d’entasser leur clientèle dans des espaces réduits. Quant à l’architecture qui ne lui convient pas, soulignons que cette portion n’est pas mieux ou plus mal lotie que d’autres parties de cette artère. Il suffit de donner pour exemple, l’anarchie visuelle entre les rues Saint-Denis et Saint-Laurent. Enfin, question culture, domaine semble-t-il du chroniqueur de La Presse, est-il au courant de la politique culturelle qui tend à réunir dans un même périmètre géographique les lieux de diffusion avec le Quartier des spectacles.

Plus sérieusement, Luc Boulanger, qui cible bien les problèmes auxquels est confronté le Village, omet de reconnaître les efforts et résultats positifs – avec peu de budgets - de ceux et celles qui œuvrent quotidiennement depuis des années à faire du Village, un lieu convivial, inclusif et plus vivant. Les hétéros viennent nombreux s’amuser dans le Village (mais ils viennent peut-être de Saint-Eustache pour rester dans l’humour de Marc Labrèche). La Société de Développement Commercial du Village (SDC du Village) et Aires Libres ne ménagent pas leur temps pour faire vivre le Village et sans eux, celui-ci aurait peut-être disparu. Ils ont donc raison de se péter les bretelles. Le regard élitiste de Luc Boulanger n’est pas sans rappeler les nouveaux riches, qui une fois installés dans les beaux quartiers méprisent ceux dont ils viennent.

Et si les Phyllis Lambert, Robert Lepage, Victor Pilon et Michel Lemieux, et René Richard-Cyr, cités par Luc Boulanger souhaitent mettre la main à la pâte pour donner encore plus de vitalité au Village, ils sont les bienvenus. Au moins ces derniers ont-ils l’intelligence et la décence de ne pas brûler au lance-flamme un quartier dont ils savent qu’il a encore toute sa raison d’être.

Denis-Daniel Boullé

Journaliste, chroniqueur
magazine Fugues



 
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Anciens commentaires

  • Complètement d'accord avec le chroniqueur du Fugues. Luc Boulanger n'exprime que du snobisme et les préjugés qui l'habite... Désolant! N'est-ce pas lui qui s'est fait virer du Voir pour ses propos envers certains directeurs de théâtre, il y a quelques années?... Sébastien Mayer Publié le 19/08/2013
  • On peut toujours critiquer le Village, se révolter de la pauvreté qu'on y croise, mais on ne peut effectivement pas ignorer tout le travail réaliser, entre autres, par la SDC pour revitaliser le quartier depuis près d'une décennie. Et les efforts des propriétaires de commerces... J'imagine que certains préfères se faire gérants d'estrade et critiquer à la place. Excellente réplique M.. Boullé, je vous lis toujours avec beaucoup d'intérêt. Hector Brien Publié le 19/08/2013
  • Quand bien même il y aurait 300 saunas dans le village. C'est quoi cette hauteur morale pour juger de la sexualité ? C'est d'une bêtise ! Michel Lemelin Publié le 19/08/2013
  • Parfaite réponse! André Roy Publié le 19/08/2013
  • Vous avez dit la presse et grand quotidien dans la même phrase. La presse n'est pas un grand quoitidien, la presse est un petit quotidien rempli de faux petit journaliste, faisant du petit journalisme, ce faisant croire qu'ils sont de vrais journaliste, oubliant que le vrai journaliste, n'a pas de travail. La presse, c'est un journal de fédéraliste fini, par des fédéralistes fini. C'est pour cela, que vous ne verrez jamais les scandales de la famille desmarais dans leur page, ce sont leur journaux. Les merdias corporatif sont à la veille de tomber. Ils sont nos pires ennemis avec leur désinformation. Diviser pour mieux régner... bien descendez de votre trône avant que celui-ci s'effondre. Publié le 19/08/2013
  • Très bien écrit M. Boulé, continuer votre excellent travail. Publié le 19/08/2013
  • L'article de Luc Boulanger est rempli de mauvaise foi. La pauvreté et l'itinérance dans le quartier n'ont rien à voir avec le fait gai. Les commerçant doivent faire face à de nombreux défis et travaillent fort depuis tellement d'années pour le revitaliser sans grand aide de l'arrondissement. C'est tout en leur honneur de créer des concept comme Aires Libres pour essayer de le rendre plus attrayant, mais ce n'est pas suffisant pour M. Boulanger. Pourquoi féliciter une belle initiative quand on peut souligner ce qui ne va pas? Il ne comprend pas qu’"en 30 ans, ce quartier bourré de fast-foods n’ait jamais pu garder un seul restaurant gastronomique digne de ce nom", mais il écrit plus haut dans le même article que les Xavier Dolan, Ariane Moffat et autres Robert Lepage se tiennent loin du Village et préfèrent le Vieux Port et le Plateau... Est-ce qu'il ne prend pas le temps de se relire ou il ne se rend juste pas compte de l'ironie de ce qu'il écrit? Les faits sont réarrangés au fur et à mesure de son article pour justifier ce qu'il veut dire. Les gais qui crachent sur les gais me rendent triste. C'est encore pire quand c'est publié dans un grand quotidien la fin de semaine de la Fierté... Le Village est loin d'être parfait, mais ce n'est pas avec des gens comme lui qu'il va s'améliorer. Publié le 19/08/2013
  • M. Boullé, votre réaction au texte de Luc Boulanger est exagérée quoique pas surprenante de votre part. Dans son article de La Presse, M. Boulanger fait seulement des constats qui méritent qu'on s'y attarde relativement au Village: pauvreté, misère chez les jeunes gais, autres lieux gais en dehors du quartier, etc. Bien sûr, son texte donne dans le tendancieux et le snobisme relativement au Village. Il occulte les réussites économiques et culturelles du quartier dans son texte. Mais de là à attaquer la forme (et son messager) plutôt que le fond, c'est aussi tendancieux que le ton de l'article de Luc Boulanger. Publié le 20/08/2013
  • Juste un petit commentaire pour le jeune homme de 23 ans : désolé d'être rabat-joie, on ne se bat depuis 30 ans pour être "pareil" au straight, on se bat pour nos droits, notre dignité, notre identité, notre inclusion dans cette société avec nos différences et spécificités, mais jamais pour être pareil aux hétérosexuels autant puissions-nous les aimer et les respecter. En aucun moment je ne désire être pareil, parce de toute évidence, je ne le serai jamais. Je suis gay et non un non-hétéro. Autre point, j'inviterais le jeune homme de 23 ans à se procurer le Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes rédigé sous la direction de Didier Eribon et paru chez Larousse en 2003. Cela lui permettrait de faire son entrés dans la culture gaie et, qui sait, lui permettre de changer de point de vue en matière d'histoire et de culture gaie et lesbienne. Bonne lecture Publié le 20/08/2013
  • Merci M. Boullé. Condescendant est le bon mot pour le décrire. Publié le 21/08/2013
  • Je crois que Luc Boulanger (et plusieurs autres qui endossent sa position) n’auraient pas pu choisir le plus mauvais moment pour se questionner sur la nécessité que de remettre en question de conserver ou pas le village gai, ou encore de se permettre de le critiquer aussi facilement et de façon aussi gratuite et superficielle que ça. Nous devrions tous et autant que nous sommes (la communauté gaie, entre autres) nous réjouir que Montréal puisse nous réserver un endroit aussi ouvert d’esprit, aussi accueillant et festif, ou nous possédons une grande liberté d’agir et d’être ce que nous sommes et ce depuis quelques décennies maintenant. L’homophobie d’ici est assez marginale merci en rapport à ce qui se passe ailleurs dans le monde. Récemment, prenons l’exemple de la fameuse loi anti gay de Poutine en Russie. Et les centaines de milliers de gay qui voient leurs droits bafoués par un régime archaïque et répressif. Ou les histoires d’horreurs de plusieurs autres pays que l’on entend parler ici et là, ou être gay est un crime honteux qui peut mener à la peine de mort! Sinon que de se faire massacrer brutalement par d’autres! Et ou devoir se résoudre à vivre une vie caché et secrète toute sa vie durant… À ce chapitre, les petites doléances insignifiantes de Luc Boulanger et ses acolytes font piètre figures et sont très malvenue et totalement inconsciente de leurs part à mon avis (i.e. : jeune garçon de 23 ans) en rapport à un village qui ne leur plait pas, ils n’ont qu’à ne pas le fréquenter et aller ailleurs là où ils se sentiront heureux et bien. Personne n’oblige personne à fréquenter le village, à s’y désoler de ses laideurs et de sa pauvreté, de ses voyous, ou l’on se sent impuissant face à la quantité parfois, ou encore du style de vie que ‘’certains’’ auront choisis (en autant de ne pas tomber dans la généralité…) et de croire que parce qu’on le fréquente, que l’on sombre nécessairement dedans. Sans le village, le sexe débridé sans frontière existera, la drogue, l’alcool demeurera accessible, là ou ceux qui veulent ça, le trouveront ailleurs sans trop de problèmes. Surtout à l’ère d’internet ou les plus jeunes y sont rivés constamment. Le village et la liberté qu’il représente à mes yeux, et aux yeux du monde entier, n’a pas à se taper la faute des imperfections de ce monde dans lequel nous vivons ici, tellement bien exprimé dans les réponses de Denis-Daniel Boullé et de Denis Brossard. Merci messieurs pour vos réponses éclairantes et intéressante à cet article méprisant du 17 Août. Publié le 21/08/2013
  • LES JOURNALISTES DE PEU OU PAS DE TALENT ET BLASÉ COMME LUC BOULANGER DE LA "PETITE PRESSE, UTILISENT ÉNORMÉMENT LES POLÉMIQUES ET TOUT CE QU'ILS PEUVENT TROUVER DE MÉDIOCRES POUR ESSAYER DE FAIRE MOUSSER UNE PETITE CARRIÈRE QUI EST AU STATUT QUO OU AU GRAND RALENTI. LES GENS COMME LUC BOULANGER SONT DE CE GENRE LÀ ET ILS SONT ESCLAVES DES "TENDANCES DE LA VIE URBAINE" & DE TOUT CE QUI PEUT FAIRE SENSATION POUR EUX. ILS SONT TOUS ET CHACUN À LEURS NIVEAUX SIMPLEMENT DES TENDANCES "ADDICTS" ET SOUVENT DES FASHION VICTIMS DES MODES D'À PEU PRÈS TOUT COMME LES VÊTEMENTS QUE DES QUARTIER TENDANCES, LES RESTOS ET LES BARS "IN". LUC BOULANGER A AUSSI OUBLIÉ QUE SI NOTRE QUARTIER EST REMPLIS D'ITINÉRANTS, L'ALCOOLIQUES, DE TOXIMANIE ET BIENS D'AUTRE MAUX DE NOTRE SOCIÉTÉ SE SONT DANS VILLE-MARIE, DANS LE VILLAGE ET LES PARCS QU'ONT LES RETROUVENT CAR ET LA RAISON EST SIMPLE C'EST QU' IL Y A L'HOPITAL ST-LUC QUI REÇOIT UNE TRÈS GRANDE PARTIE DE CETTE CLIENTÈLE DE MÉSADAPTÉES SOCIAUX QUI Y SONT "DUMPER" PAR LES SERVICES MÉDICAUX, AMBULANCIERS ET POLICIÈRES AUSSI ie PSYCHIATRIE, DÉFICIENCES INTÉLECTUELLES PLUS TOUS CEUX NOMMÉS CI-HAUT. TOUS CES GENS SE RETROUVENT À L'URGENCE DE ST-LUC, DANS LES CENTRES D'HÉBERGEMENTS ET DANS LES PARCS COMME CELUI DE VIGER ET LE LENDEMAIN C'EST DU PAREIL AU MÊME, LA VIE CONTINUE ET CES PAUVRES GENS AUSSI...! SI TOUS CEUX QUI DONNENT LEURS MONNAIES ET CIGARETTES POUR S'EN DÉBARASSER AU PLUS LEURS OFFRAIENT PLUTÔT UN TRIOS CHEZ MAC DONALD, VOUS VERREZ UNE TRÈS GROSSE DIMINUTION D'ITINÉRANTS CAR AVEC UN TRIO, ON NE PEUT PAS S'ACHETER DE L'ALCOOL OU DE LA DROGUE, NI DE LA TEINTURE DE TOUTES COULEURS ÉCLATANTES. ALORS CES GENS CHANGERAIENT DE QUARTIERS ET CEUX QUI ONT VRAIMENT BESOIN SERAIENT AU MOINS UN PEU NOURRIS. ÇÀ SERAIT PLUS ÉCONOMIQUE POUR LES PORTES-FEUILLES ET MIEUX POUR LE VENTRE DE CES GENS QUI ONT FAIM. ET POUR $5.00 OU $6.00 DOLLARS, C'EST PAS TROP CHER POUR DES BURGERS, CHEESEBURGERS OU DES BÉBÉ MAC-POULET. M. LUC BOULANGER, SI TU FAIRE DU VRAI JOURNALISMES PARLENT DONC DE CES PAUVRES GENS QUI ONT BESOIN D'AIDE AU LIEU DE FAIRE BOUGER DE L'AIR AVEC DES ARTICLES COMPLÈTEMENTS FARFELUES ET SANS SENS...! Publié le 24/08/2013
  • LES JOURNALISTES DE PEU OU PAS DE TALENT ET BLASÉ COMME LUC BOULANGER DE LA "PETITE PRESSE, UTILISENT ÉNORMÉMENT LES POLÉMIQUES ET TOUT CE QU'ILS PEUVENT TROUVER DE MÉDIOCRES POUR ESSAYER DE FAIRE MOUSSER UNE PETITE CARRIÈRE QUI EST AU STATUT QUO OU AU GRAND RALENTI. LES GENS COMME LUC BOULANGER SONT DE CE GENRE LÀ ET ILS SONT ESCLAVES DES "TENDANCES DE LA VIE URBAINE" & DE TOUT CE QUI PEUT FAIRE SENSATION POUR EUX. ILS SONT TOUS ET CHACUN À LEURS NIVEAUX SIMPLEMENT DES TENDANCES "ADDICTS" ET SOUVENT DES FASHION VICTIMS DES MODES D'À PEU PRÈS TOUT COMME LES VÊTEMENTS QUE DES QUARTIER TENDANCES, LES RESTOS ET LES BARS "IN". LUC BOULANGER A AUSSI OUBLIÉ QUE SI NOTRE QUARTIER EST REMPLIS D'ITINÉRANTS, L'ALCOOLIQUES, DE TOXIMANIE ET BIENS D'AUTRE MAUX DE NOTRE SOCIÉTÉ SE SONT DANS VILLE-MARIE, DANS LE VILLAGE ET LES PARCS QU'ONT LES RETROUVENT CAR ET LA RAISON EST SIMPLE C'EST QU' IL Y A L'HOPITAL ST-LUC QUI REÇOIT UNE TRÈS GRANDE PARTIE DE CETTE CLIENTÈLE DE MÉSADAPTÉES SOCIAUX QUI Y SONT "DUMPER" PAR LES SERVICES MÉDICAUX, AMBULANCIERS ET POLICIÈRES AUSSI ie PSYCHIATRIE, DÉFICIENCES INTÉLECTUELLES PLUS TOUS CEUX NOMMÉS CI-HAUT. TOUS CES GENS SE RETROUVENT À L'URGENCE DE ST-LUC, DANS LES CENTRES D'HÉBERGEMENTS ET DANS LES PARCS COMME CELUI DE VIGER ET LE LENDEMAIN C'EST DU PAREIL AU MÊME, LA VIE CONTINUE ET CES PAUVRES GENS AUSSI...! SI TOUS CEUX QUI DONNENT LEURS MONNAIES ET CIGARETTES POUR S'EN DÉBARASSER AU PLUS LEURS OFFRAIENT PLUTÔT UN TRIOS CHEZ MAC DONALD, VOUS VERREZ UNE TRÈS GROSSE DIMINUTION D'ITINÉRANTS CAR AVEC UN TRIO, ON NE PEUT PAS S'ACHETER DE L'ALCOOL OU DE LA DROGUE, NI DE LA TEINTURE DE TOUTES COULEURS ÉCLATANTES. ALORS CES GENS CHANGERAIENT DE QUARTIERS ET CEUX QUI ONT VRAIMENT BESOIN SERAIENT AU MOINS UN PEU NOURRIS. ÇÀ SERAIT PLUS ÉCONOMIQUE POUR LES PORTES-FEUILLES ET MIEUX POUR LE VENTRE DE CES GENS QUI ONT FAIM. ET POUR $5.00 OU $6.00 DOLLARS, C'EST PAS TROP CHER POUR DES BURGERS, CHEESEBURGERS OU DES BÉBÉ MAC-POULET. M. LUC BOULANGER, SI TU FAIRE DU VRAI JOURNALISMES PARLENT DONC DE CES PAUVRES GENS QUI ONT BESOIN D'AIDE AU LIEU DE FAIRE BOUGER DE L'AIR AVEC DES ARTICLES COMPLÈTEMENTS FARFELUES ET SANS SENS...! Publié le 24/08/2013
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  • Complètement d'accord avec le chroniqueur du Fugues. Luc Boulanger n'exprime que du snobisme et les préjugés qui l'habite... Désolant! N'est-ce pas lui qui s'est fait virer du Voir pour ses propos envers certains directeurs de théâtre, il y a quelques années?... Sébastien Mayer Publié le 19/08/2013
  • On peut toujours critiquer le Village, se révolter de la pauvreté qu'on y croise, mais on ne peut effectivement pas ignorer tout le travail réaliser, entre autres, par la SDC pour revitaliser le quartier depuis près d'une décennie. Et les efforts des propriétaires de commerces... J'imagine que certains préfères se faire gérants d'estrade et critiquer à la place. Excellente réplique M.. Boullé, je vous lis toujours avec beaucoup d'intérêt. Hector Brien Publié le 19/08/2013
  • Quand bien même il y aurait 300 saunas dans le village. C'est quoi cette hauteur morale pour juger de la sexualité ? C'est d'une bêtise ! Michel Lemelin Publié le 19/08/2013
  • Parfaite réponse! André Roy Publié le 19/08/2013
  • Vous avez dit la presse et grand quotidien dans la même phrase. La presse n'est pas un grand quoitidien, la presse est un petit quotidien rempli de faux petit journaliste, faisant du petit journalisme, ce faisant croire qu'ils sont de vrais journaliste, oubliant que le vrai journaliste, n'a pas de travail. La presse, c'est un journal de fédéraliste fini, par des fédéralistes fini. C'est pour cela, que vous ne verrez jamais les scandales de la famille desmarais dans leur page, ce sont leur journaux. Les merdias corporatif sont à la veille de tomber. Ils sont nos pires ennemis avec leur désinformation. Diviser pour mieux régner... bien descendez de votre trône avant que celui-ci s'effondre. Publié le 19/08/2013
  • Très bien écrit M. Boulé, continuer votre excellent travail. Publié le 19/08/2013
  • L'article de Luc Boulanger est rempli de mauvaise foi. La pauvreté et l'itinérance dans le quartier n'ont rien à voir avec le fait gai. Les commerçant doivent faire face à de nombreux défis et travaillent fort depuis tellement d'années pour le revitaliser sans grand aide de l'arrondissement. C'est tout en leur honneur de créer des concept comme Aires Libres pour essayer de le rendre plus attrayant, mais ce n'est pas suffisant pour M. Boulanger. Pourquoi féliciter une belle initiative quand on peut souligner ce qui ne va pas? Il ne comprend pas qu’"en 30 ans, ce quartier bourré de fast-foods n’ait jamais pu garder un seul restaurant gastronomique digne de ce nom", mais il écrit plus haut dans le même article que les Xavier Dolan, Ariane Moffat et autres Robert Lepage se tiennent loin du Village et préfèrent le Vieux Port et le Plateau... Est-ce qu'il ne prend pas le temps de se relire ou il ne se rend juste pas compte de l'ironie de ce qu'il écrit? Les faits sont réarrangés au fur et à mesure de son article pour justifier ce qu'il veut dire. Les gais qui crachent sur les gais me rendent triste. C'est encore pire quand c'est publié dans un grand quotidien la fin de semaine de la Fierté... Le Village est loin d'être parfait, mais ce n'est pas avec des gens comme lui qu'il va s'améliorer. Publié le 19/08/2013
  • M. Boullé, votre réaction au texte de Luc Boulanger est exagérée quoique pas surprenante de votre part. Dans son article de La Presse, M. Boulanger fait seulement des constats qui méritent qu'on s'y attarde relativement au Village: pauvreté, misère chez les jeunes gais, autres lieux gais en dehors du quartier, etc. Bien sûr, son texte donne dans le tendancieux et le snobisme relativement au Village. Il occulte les réussites économiques et culturelles du quartier dans son texte. Mais de là à attaquer la forme (et son messager) plutôt que le fond, c'est aussi tendancieux que le ton de l'article de Luc Boulanger. Publié le 20/08/2013
  • Juste un petit commentaire pour le jeune homme de 23 ans : désolé d'être rabat-joie, on ne se bat depuis 30 ans pour être "pareil" au straight, on se bat pour nos droits, notre dignité, notre identité, notre inclusion dans cette société avec nos différences et spécificités, mais jamais pour être pareil aux hétérosexuels autant puissions-nous les aimer et les respecter. En aucun moment je ne désire être pareil, parce de toute évidence, je ne le serai jamais. Je suis gay et non un non-hétéro. Autre point, j'inviterais le jeune homme de 23 ans à se procurer le Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes rédigé sous la direction de Didier Eribon et paru chez Larousse en 2003. Cela lui permettrait de faire son entrés dans la culture gaie et, qui sait, lui permettre de changer de point de vue en matière d'histoire et de culture gaie et lesbienne. Bonne lecture Publié le 20/08/2013
  • Merci M. Boullé. Condescendant est le bon mot pour le décrire. Publié le 21/08/2013
  • Je crois que Luc Boulanger (et plusieurs autres qui endossent sa position) n’auraient pas pu choisir le plus mauvais moment pour se questionner sur la nécessité que de remettre en question de conserver ou pas le village gai, ou encore de se permettre de le critiquer aussi facilement et de façon aussi gratuite et superficielle que ça. Nous devrions tous et autant que nous sommes (la communauté gaie, entre autres) nous réjouir que Montréal puisse nous réserver un endroit aussi ouvert d’esprit, aussi accueillant et festif, ou nous possédons une grande liberté d’agir et d’être ce que nous sommes et ce depuis quelques décennies maintenant. L’homophobie d’ici est assez marginale merci en rapport à ce qui se passe ailleurs dans le monde. Récemment, prenons l’exemple de la fameuse loi anti gay de Poutine en Russie. Et les centaines de milliers de gay qui voient leurs droits bafoués par un régime archaïque et répressif. Ou les histoires d’horreurs de plusieurs autres pays que l’on entend parler ici et là, ou être gay est un crime honteux qui peut mener à la peine de mort! Sinon que de se faire massacrer brutalement par d’autres! Et ou devoir se résoudre à vivre une vie caché et secrète toute sa vie durant… À ce chapitre, les petites doléances insignifiantes de Luc Boulanger et ses acolytes font piètre figures et sont très malvenue et totalement inconsciente de leurs part à mon avis (i.e. : jeune garçon de 23 ans) en rapport à un village qui ne leur plait pas, ils n’ont qu’à ne pas le fréquenter et aller ailleurs là où ils se sentiront heureux et bien. Personne n’oblige personne à fréquenter le village, à s’y désoler de ses laideurs et de sa pauvreté, de ses voyous, ou l’on se sent impuissant face à la quantité parfois, ou encore du style de vie que ‘’certains’’ auront choisis (en autant de ne pas tomber dans la généralité…) et de croire que parce qu’on le fréquente, que l’on sombre nécessairement dedans. Sans le village, le sexe débridé sans frontière existera, la drogue, l’alcool demeurera accessible, là ou ceux qui veulent ça, le trouveront ailleurs sans trop de problèmes. Surtout à l’ère d’internet ou les plus jeunes y sont rivés constamment. Le village et la liberté qu’il représente à mes yeux, et aux yeux du monde entier, n’a pas à se taper la faute des imperfections de ce monde dans lequel nous vivons ici, tellement bien exprimé dans les réponses de Denis-Daniel Boullé et de Denis Brossard. Merci messieurs pour vos réponses éclairantes et intéressante à cet article méprisant du 17 Août. Publié le 21/08/2013
  • LES JOURNALISTES DE PEU OU PAS DE TALENT ET BLASÉ COMME LUC BOULANGER DE LA "PETITE PRESSE, UTILISENT ÉNORMÉMENT LES POLÉMIQUES ET TOUT CE QU'ILS PEUVENT TROUVER DE MÉDIOCRES POUR ESSAYER DE FAIRE MOUSSER UNE PETITE CARRIÈRE QUI EST AU STATUT QUO OU AU GRAND RALENTI. LES GENS COMME LUC BOULANGER SONT DE CE GENRE LÀ ET ILS SONT ESCLAVES DES "TENDANCES DE LA VIE URBAINE" & DE TOUT CE QUI PEUT FAIRE SENSATION POUR EUX. ILS SONT TOUS ET CHACUN À LEURS NIVEAUX SIMPLEMENT DES TENDANCES "ADDICTS" ET SOUVENT DES FASHION VICTIMS DES MODES D'À PEU PRÈS TOUT COMME LES VÊTEMENTS QUE DES QUARTIER TENDANCES, LES RESTOS ET LES BARS "IN". LUC BOULANGER A AUSSI OUBLIÉ QUE SI NOTRE QUARTIER EST REMPLIS D'ITINÉRANTS, L'ALCOOLIQUES, DE TOXIMANIE ET BIENS D'AUTRE MAUX DE NOTRE SOCIÉTÉ SE SONT DANS VILLE-MARIE, DANS LE VILLAGE ET LES PARCS QU'ONT LES RETROUVENT CAR ET LA RAISON EST SIMPLE C'EST QU' IL Y A L'HOPITAL ST-LUC QUI REÇOIT UNE TRÈS GRANDE PARTIE DE CETTE CLIENTÈLE DE MÉSADAPTÉES SOCIAUX QUI Y SONT "DUMPER" PAR LES SERVICES MÉDICAUX, AMBULANCIERS ET POLICIÈRES AUSSI ie PSYCHIATRIE, DÉFICIENCES INTÉLECTUELLES PLUS TOUS CEUX NOMMÉS CI-HAUT. TOUS CES GENS SE RETROUVENT À L'URGENCE DE ST-LUC, DANS LES CENTRES D'HÉBERGEMENTS ET DANS LES PARCS COMME CELUI DE VIGER ET LE LENDEMAIN C'EST DU PAREIL AU MÊME, LA VIE CONTINUE ET CES PAUVRES GENS AUSSI...! SI TOUS CEUX QUI DONNENT LEURS MONNAIES ET CIGARETTES POUR S'EN DÉBARASSER AU PLUS LEURS OFFRAIENT PLUTÔT UN TRIOS CHEZ MAC DONALD, VOUS VERREZ UNE TRÈS GROSSE DIMINUTION D'ITINÉRANTS CAR AVEC UN TRIO, ON NE PEUT PAS S'ACHETER DE L'ALCOOL OU DE LA DROGUE, NI DE LA TEINTURE DE TOUTES COULEURS ÉCLATANTES. ALORS CES GENS CHANGERAIENT DE QUARTIERS ET CEUX QUI ONT VRAIMENT BESOIN SERAIENT AU MOINS UN PEU NOURRIS. ÇÀ SERAIT PLUS ÉCONOMIQUE POUR LES PORTES-FEUILLES ET MIEUX POUR LE VENTRE DE CES GENS QUI ONT FAIM. ET POUR $5.00 OU $6.00 DOLLARS, C'EST PAS TROP CHER POUR DES BURGERS, CHEESEBURGERS OU DES BÉBÉ MAC-POULET. M. LUC BOULANGER, SI TU FAIRE DU VRAI JOURNALISMES PARLENT DONC DE CES PAUVRES GENS QUI ONT BESOIN D'AIDE AU LIEU DE FAIRE BOUGER DE L'AIR AVEC DES ARTICLES COMPLÈTEMENTS FARFELUES ET SANS SENS...! Publié le 24/08/2013
  • LES JOURNALISTES DE PEU OU PAS DE TALENT ET BLASÉ COMME LUC BOULANGER DE LA "PETITE PRESSE, UTILISENT ÉNORMÉMENT LES POLÉMIQUES ET TOUT CE QU'ILS PEUVENT TROUVER DE MÉDIOCRES POUR ESSAYER DE FAIRE MOUSSER UNE PETITE CARRIÈRE QUI EST AU STATUT QUO OU AU GRAND RALENTI. LES GENS COMME LUC BOULANGER SONT DE CE GENRE LÀ ET ILS SONT ESCLAVES DES "TENDANCES DE LA VIE URBAINE" & DE TOUT CE QUI PEUT FAIRE SENSATION POUR EUX. ILS SONT TOUS ET CHACUN À LEURS NIVEAUX SIMPLEMENT DES TENDANCES "ADDICTS" ET SOUVENT DES FASHION VICTIMS DES MODES D'À PEU PRÈS TOUT COMME LES VÊTEMENTS QUE DES QUARTIER TENDANCES, LES RESTOS ET LES BARS "IN". LUC BOULANGER A AUSSI OUBLIÉ QUE SI NOTRE QUARTIER EST REMPLIS D'ITINÉRANTS, L'ALCOOLIQUES, DE TOXIMANIE ET BIENS D'AUTRE MAUX DE NOTRE SOCIÉTÉ SE SONT DANS VILLE-MARIE, DANS LE VILLAGE ET LES PARCS QU'ONT LES RETROUVENT CAR ET LA RAISON EST SIMPLE C'EST QU' IL Y A L'HOPITAL ST-LUC QUI REÇOIT UNE TRÈS GRANDE PARTIE DE CETTE CLIENTÈLE DE MÉSADAPTÉES SOCIAUX QUI Y SONT "DUMPER" PAR LES SERVICES MÉDICAUX, AMBULANCIERS ET POLICIÈRES AUSSI ie PSYCHIATRIE, DÉFICIENCES INTÉLECTUELLES PLUS TOUS CEUX NOMMÉS CI-HAUT. TOUS CES GENS SE RETROUVENT À L'URGENCE DE ST-LUC, DANS LES CENTRES D'HÉBERGEMENTS ET DANS LES PARCS COMME CELUI DE VIGER ET LE LENDEMAIN C'EST DU PAREIL AU MÊME, LA VIE CONTINUE ET CES PAUVRES GENS AUSSI...! SI TOUS CEUX QUI DONNENT LEURS MONNAIES ET CIGARETTES POUR S'EN DÉBARASSER AU PLUS LEURS OFFRAIENT PLUTÔT UN TRIOS CHEZ MAC DONALD, VOUS VERREZ UNE TRÈS GROSSE DIMINUTION D'ITINÉRANTS CAR AVEC UN TRIO, ON NE PEUT PAS S'ACHETER DE L'ALCOOL OU DE LA DROGUE, NI DE LA TEINTURE DE TOUTES COULEURS ÉCLATANTES. ALORS CES GENS CHANGERAIENT DE QUARTIERS ET CEUX QUI ONT VRAIMENT BESOIN SERAIENT AU MOINS UN PEU NOURRIS. ÇÀ SERAIT PLUS ÉCONOMIQUE POUR LES PORTES-FEUILLES ET MIEUX POUR LE VENTRE DE CES GENS QUI ONT FAIM. ET POUR $5.00 OU $6.00 DOLLARS, C'EST PAS TROP CHER POUR DES BURGERS, CHEESEBURGERS OU DES BÉBÉ MAC-POULET. M. LUC BOULANGER, SI TU FAIRE DU VRAI JOURNALISMES PARLENT DONC DE CES PAUVRES GENS QUI ONT BESOIN D'AIDE AU LIEU DE FAIRE BOUGER DE L'AIR AVEC DES ARTICLES COMPLÈTEMENTS FARFELUES ET SANS SENS...! Publié le 24/08/2013