Mercredi 14 août — GÉNÉRATION BOOMER

Nanette Workman chantera lors de la Fierté de Montréal

Michel Joanny-Furtin
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Concoctée par Richard Gauthier, l’édition de Génération Boomer, qui sera présentée lors de la Fierté 2013, est un spectacle conçu et proposé à tous ceux et celles qui ont connu les beaux jours des différents cabarets de cette épopée. Sauf que, de plus en plus, l’engouement du public s’est élargie aux générations plus jeunes. Nanette Workman sera du party. Entrevue. Des tubes anciens ou des chansons nouvelles? « Les deux, mais surtout des nouvelles avec quelques medleys de chansons incontournables, annonce Nanette Workman. Les spectacles de chansons des idoles des décennies passées connaissent un vrai succès », commente celle qui a été intronisée au Mississippi Musicians Hall of Fame en 2000. « Plusieurs tournées sont en cours, en Amérique du Nord comme en Europe. Ça démontre un réel intérêt de la part d’un public qui en redemande. Et curieusement, ce public n’est pas composé que de boomers. De plus en plus de jeunes semblent trouver dans ces shows une musique qui leur parle. Parce qu’ils l’ont écoutée avec leurs parents et aussi, il faut le dire, parce qu’elle était bonne, rythmiquement, mélodiquement, etc. »

Selon les propos de Nanette, ce type de spectacle est très loin d’être de la musique que de mauvaises langues qualifieraient trop vite de has been. Parce que ces tubes, cette musique, ces chansons ont suivi de très près l’évo-lution de la vie de ceux qui les écoutaient, les chantaient, les dansaient.

«Les radios contrôlent ce que l’on écoute, poursuit la rockeuse, an-cienne choriste des Rolling Stones et de Johnny Hallyday. Mais avec les ordinateurs et les MP3, les gens sélectionnent et programment la musique qu’ils aiment. Et il y a des gens qui n’aiment pas la pop et qui veulent autre chose. La musique la meilleure pour moi, ma musique préférée, c’est la musique des années 70 et 80. C’est la musique qui me plaît même si elle a beaucoup changé.»

Une vie pour chanter le blues
Nanette Workman chante aujourd’hui le blues et le rock, mais ça n’a pas forcément été sa musique au départ. «À 20 ans, on n’est pas assez bluesy dans l’âme, on est plus "popy" à cet âge, s’amuse-t-elle. Il faut vivre des expériences et faire des découvertes avant d’in-vestir pleinement ce style musical», admet-elle.

« Le blues, le gospel, c’est un os à moelle dans la soupe de la musique populaire, image-t-elle. La recette a eu de multiples influences, comme sur le rock, qui est loin d’être mort. Le blues et le rock ont peu à peu construit un véritable langage musical en soi. Depuis 60 ans que le rock’n roll est apparu, on pourrait presque dire qu’avec le blues, ils sont devenus une forme de musique de type "classique"… »

« Le rap, par exemple, raconte une histoire. C’est une musique qui parle selon une musique des mots, une musique du verbe. Une musique chantée, elle, parle aux émotions de celui qui l’écoute. Une voix qui chante propose plus d’émotivité, de fragilité… »

Plutôt heureuse de retrouver ses aficionados de la communauté LGBT, qui la suivent depuis l’époque du disco et de Lady Marmalade, Nanette Workman partagera la scène de la Place Émilie-Gamelin avec, entre autres, Claudette Dion, Christian Marc Gendron, Yannick Lanthier, Yoland Sirard, Mario Lirette, Sylvie Jasmin, Monique St-Onge, Châtelaine, Michel Stax et Pierre Purple.


GÉNÉRATION BOOMER, le mercredi 14 août, 20h, Place Émilie-Gamelin. Précédé par DJ MARIO LÉONARD aux commandes des tables tournantes, dès 17h. Lévée officielle du drapeau arc-en-ciel à 17h30, en présence d’invités.