Europe — Fierté

L’Europride 2013 sur fond de discorde

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Du 10 au 20 juillet Marseille accueille l’Europride 2013. Dix jours de fêtes et de débats autour de la communauté gay venue du monde entier. Un événement qui ne fait cependant pas l’unanimité à Marseille. Une association a décidé de se retirer du projet. La grande fête de l’Europride n’aura pas réussi à essuyer les blessures du passé. À quelques semaines du début des festivités à Marseille (du 10 au 20 juillet), l’association Tous&Go, née d’une scission de différents mouvements marseillais de la communauté LGBT n’adhère toujours pas au projet, dénonçant un montage financier opaque. «C'est pire qu'en politique?! Et aujourd'hui tout le monde a l'impression de s'être fait voler l'Europride», assure dans le quotidien marseillais La Provence Christophe Lopez, président de l’association dissidente.

Un sentiment partagé par Jean Marc Astor et Eric Séroul. En effet, ces deux porteurs du projet de l’Europride Marseillais ont claqué la porte du comité d'organisation. Ils dénoncent une communication inexistante. «S'il n'y a que 60?000 personnes à la parade, ça sera une catastrophe», affirme Eric Séroul.??

Cible des attaques, Suzanne Ketchian, vice-présidente de la Lesbian & gay parade (LGP), regrette «évidemment» ces attaques mais rappelle qu’une vingtaine d’associations marseillaises participe «sans problème» à l’Europride 2013. "Jean-Marc Astor et Eric Séroul sont venus nous chercher pour l’organisation de l’Europride, mais leur projet était une coquille vide", assure-t-elle. «On peut ne pas être d’accord, mais ça ne sert à rien de jeter des cailloux sur le train en marche pour un problème de leadership», poursuit-elle.

On imagine bien que la communauté LBGT de Marseille se serait bien passée de cette polémique qui se fait en public dans les médias généralistes de la ville — mais aussi dans certains médias nationaux — à quelques semaines du début de la grande parade. «Certains se sentent trahis», estime même Suzanne Ketchian. Même si elle reconnaît la difficulté de s’entendre avec tout le monde avant l'événement, la vice-présidente de la LGP Marseille ne ferme cependant pas la porte. «On sera toujours meilleurs ensemble», conclut-elle.


Source : Métro -Paris