Entrevue

Arnaud Chagall : l’amant québécois…

Marc Antonios
Commentaires

Son regard est intense mais tendre à la fois. Ses yeux brun vert vous fixent et son sourire vous allume! Arnaud Chagall est un exclusif de CockyBoys (de New York) et de Videoboys de Montréal où il a commencé sa carrière porno… Il a à son actif plus de deux dizaines de tableaux avec ses deux studios associés. Il arbore un corps à la charpente plutôt athlétique, svelte mais solide.

Ce châtain brun tantôt poilu tantôt plus imberbe, n’a que 21 ans, il mesure 5 pi. et 11 po. et pèse 145 lbs… Il nous présente souvent son membre de 7 po. et demi bien droit et dur prêt pour l’action.

Sous la direction de Jake Jaxson, le sulfureux Arnaud a fait partie de la distribution de deux films, Project Gogo Boy (qui est aussi une série web) et The Haunting. Project Gogo Boy s’insinue dans le monde des danseurs nus et des guerres intestines qu’ils se livrent pour se hisser au sommet et devenir une star… On y retrouve, entre autres, en plus de Chagall, les Pierre Fitch, Gabriel Clark, Jake Bass et Tommy Defendi.

Quant à The Haunting, sa petite équipe d’acteurs, cinq en tout, place Arnaud Chagall définitivement sous les feux de la rampe dans ce thriller érotico-mystérieux qui comprend, également, Ricky Roman, Jake Steel, Dillon Rossi et Dale Cooper. Dillon et Jake décident de prendre des vacances à la campagne, dans une cabane dans les bois près d’un cimetière, au nord de l’État de New York, on ne les retrouvera plus jamais. Dale est alors appelé à enquêter sur cette disparition. Apparitions surnaturelles, autant rêves érotiques avec des fantômes… Arnaud y joue, très bien d’ailleurs, le rôle d’une de ces âmes en perdition recherchant le plaisir, mais pas uniquement… Un personnage qui sied bien à sa personnalité…

Chagall a été vu dans des tableaux parfois très hot avec Ben Rose, Jett Black, un autre Québécois, Tommy Defendi (où le beau Arnaud offre son cul à un Tommy plus qu’en forme), avec Austin Wilde et Anthony Romero, une scène très intense à la fois sensuelle et brute, et avec la sensation de XTube Bravo Delta, une des premières scènes gaies de cet acteur, un brun poilu, bien membré. Ensuite, on retrouve Arnaud avec nul autre qu’un nouvel acteur de CockyBoys, un beau jeune Latino du nom de Antonio Manero. Manero est en visite à Montréal, sous les «Boules Roses». Arnaud et l’agréable Gabriel Clark lui servent de guides. Mais vers la fin de la soirée, après quelques verres, Manero se retrouve au lit avec Arnaud pour un «flip flop», soit qu’ils s’échangent les rôles de top à bottom…

Pour VideoBoys, on aperçoit Arnaud avec Jake Bass (dans une compétition de masturbation et de qui éjaculera le plus loin, très sympa), avec Shawn Béliveau, Bobby Long et Lukas Wilde.

Réalisé il y a à peine quelques jours à Montréal, voici l’entretien que ZIP a eu le bonheur d’avoir avec le très sexy Arnaud Chagall.


Je crois que ta première scène date de mai 2010 avec VideoBoys. Lorsque tu regardes, en général, ta carrière depuis ce moment-là, comment est-ce que tu vois ton implication dans la porno? C’est quelque chose de positif pour toi?

L'implication est positive sur ma vie, mais plutôt aléatoire. J'ai souvent remis en question l'intérêt de participer aux tournages, mais avec rétrospective,  la porno est un à-côté qui m'a permis de m'aider à découvrir beaucoup sur la physiologie humaine, sur moi-même et m'a aidé durant mes projets d'études. 
  

De VideoBoys à CockyBoys, est-ce que tu vois ce passage comme un gros changement? Et quelle est la différence entre les deux studios?

Malgré une collaboration des deux équipes, leur façon de travailler est bien différente. Les employés de Videoboys et de Cockyboys sont très chaleureux, ils prennent le temps de rendre les gens à l'aise, et on apprécie travailler avec eux. Le côté «organisation» chez Videoboys est impressionnant, tout fonctionne comme sur des roulettes lors des tournages. Pour ce qui est de CockyBoys, ce qui m'impressionne c'est leur côté créatif, je dirais même que la cinématographie prend le dessus, c’est ce qui les démarque des autres producteurs.  


Est-ce que le fait de devenir un «exclusif» donne plus de stabilité à un acteur? À 21 ans, est-ce que être exclusif est un avantage ou un désavantage?

Oui. En fait, lorsqu'un acteur est exclusif on lui donne en quelque sorte plus de stabilité, ça permet une meilleure planification, de savoir qu'il y a tel ou tel nombre de scène
à tourner et dans quels délais. 
 

Qu’est-ce qui te passe dans la tête, par exemple, lorsqu’on participe à la première scène véritablement gaie de quelqu’un comme Bravo Delta, une vedette de XTube?

Il s'agit des meilleurs moments. J'ai l'impression de guider un petit nouveau, c'est plutôt agréable de voir quand l'autre n'est pas certain comment il doit réagir.  
 


Quelle est, selon toi, ta meilleure scène jusqu’à présent, celle qui t’a fait le plus tripper?

C'est très difficile à dire... pratiquement tous les acteurs avec lesquels j’ai tourné étaient super. 
 

Dans combien de scènes ou de films as-tu joué jusqu’à maintenant ?

Environ 20 de fin 2009 à début 2013.


Donc tu avais commencé à faire de la porno avant Videoboys?

Pour les autres vidéos avant Videoboys c'était
disons... des vidéos amateurs sur un site web qui n'est plus en ligne maintenant.


Quelle expérience tu tires de la porno?

Le monde n'est pas toujours fait comme on le croit, il ne faut pas se fier aux apparences. La porno, tout simplement m’a aidé à franchir une étape, à me donner une meilleure confiance en moi, d’apprendre à accepter et à vaincre ma timidité.
 

The Haunting semble une vidéo très spéciale, comment as-tu perçu ton rôle dans cette vidéo aux dessous dramatico-fantastiques (d’histoire de fantômes)?

Cockyboys a adapté mon rôle à ma personnalité, je me suis senti impliqué à travers ce projet qui a demandé beaucoup de temps à réaliser. 


Project Gogo Boy plonge au cœur du monde des danseurs nus, est-ce un domaine que tu connaissais? Est-ce que tu avais déjà dansé auparavant comme le font plusieurs acteurs pornos?

Non, au contraire, je peux compter sur les doigts d’une main les fois où je suis allé dans un club de strip-tease et, à chaque fois, c'était lorsque je
suivais des ami(e)s durant une soirée...
 

Comment s’est déroulé le tournage de Project Gogo Boy pour toi, de se retrouver avec toute cette belle équipe d’acteurs (Gabriel Clark, Pierre Fitch, Max Ryder, etc.)?

C'était agréable de connaître les gens et leurs personnalités en dehors des scènes.
 

Comment est-ce de travailler avec le réalisateur et producteur Jake Jaxson? 

C'est vraiment agréable, les scènes sont faites de façon professionnelle, le respect des acteurs est mis de l'avant. Il y a tout un monde derrière, des peintures aux écrits que vous pouvez voir dans The Haunting, par exemple.
 

Quel effet cela te fait de te retrouver parmi tant d’acteurs québécois, soit avec VideoBoys ou CockyBoys, est-ce plus facile, est-ce qu’on se sent plus en confiance?

Je trouve ça un peu plus stressant de faire une scène avec un Québécois, ici tous les gens se connaissent. Par exemple, j'ai un peu peur que ça crée une histoire si l'acteur a une petite amie ou si c'est le frère de quelqu'un que je connais. 
 

Dans les vidéos, tu sembles plutôt versatile, tantôt top, tantôt bottom et, dans une scène avec Antonio Manero, vous vous échangez les rôles justement… Cette scène avec Manero est particu-lièrement torride, la chimie était bonne entre vous deux? Tu pistonnes vigoureusement aussi Jett Black qui s’abandonne à toi presque… As-tu une préférence d’être top ou bottom?

Ça dépend de la personne avec qui je suis. Je préfère être bottom, mais j'aime aussi être top, mais seulement avec un gars qui est égal ou plus petit que moi. 


Quelle est ta position favorite?

La simplicité est toujours gagnante: le missionnaire! 
 

Quel est ton genre de gars? Y a-t-il un type d’acteur qui te fait bander de manière particulière?

J'adore les grands bâtis, avec cheveux et yeux foncés en étant masculin. Sinon quand je me sens plus top je préfère les twinks athlétiques. 

 


Est-ce que c’est déjà arrivé de voir un acteur et de vouloir absolument jouer avec lui tellement il te faisait de l’effet? Comme par exemple?

Oui, à toutes les scènes, car j'accepte seulement si la personne me plait.  
 

Y a-t-il des fantasmes que tu voudrais expérimenter devant la caméra?

J'adore quand c'est une «première fois» pour l'autre ou qu'il soit hétéro, ça change un peu du jeu traditionnel. 


Tu parles des hétéros qui font de la porno gaie, est-ce qu’il y en a beaucoup?

Il y a quelques-uns dans le milieu, certains n'ont aucune attirance pour les hommes, d'autres sont plus ouverts sans être bisexuels. À certaines occasions, ça peut être plus excitant, à condition qu'ils soient un peu plus ouverts, sinon c'est un peu robotisé comme scène.


À moins que je me trompe, ta première scène avec VideoBoys, tu utilisais un dildo, est-ce que les jouets sexuels te font tripper?

Oui, c’est vrai cette première scène s’était faite avec dildo, mais je n'en utilise pas souvent, ça fait un peu «spécial» à chaque fois…
 

Est-ce que tu serais prêt à jouer dans une scène plus hard, à thématique cuir par exemple? Jusqu’où vont tes limites, devant la caméra bien sûr?

Peut-être légèrement plus loin, mais si j'allais plus loin, ça serait probablement de façon plus «amateur» ou privée, j'aime bien garder un côté personnel en dehors des scènes.
 

Quels sont tes prochains projets?

Pour l'instant je n'ai aucun «projet» dans le porno, tout mon univers est en changement, ça dépend des projets de vie vers lesquels je vais me diriger.


Merci pour cette conversation Arnaud.