Préparer un projet de retraite

Choisir le CELI ou le REER?

L'équipe de rédaction
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À l’approche de la nouvelle année, l’heure des bilans a sonné et vous abordez 2013 avec une multitude de projets en tête. Si votre liste de bonnes idées allonge à vue d’oeil, votre portefeuille, lui, n’est pas toujours en mesure de répondre à vos aspirations. Que ce soit pour aider vos enfants à payer leurs études, pour payer les vôtres, pour prendre une année sabbatique ou pour acheter une maison, vous êtes conscients de l’importance d’épargner. Qu’en est-il pour un projet de retraite? Le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) et le régime enregistré d'épargne-retraite (REER) sont deux régimes d'épargne enregistrés très profitables pour la retraite, car ils vous permettent d'accumuler de l'argent à l'abri de l'impôt. Mais lequel choisir?

Lorsqu’une personne a cotisé pleinement à son REER et qu’elle possède des liquidités supplémentaires, le CELI devient un régime tout indiqué pour épargner pour sa retraite. Par contre, si cette personne n’a que des liquidités limitées, une analyse plus approfondie s’impose pour faire un choix éclairé entre le REER et le CELI. Deux critères majeurs doivent être pris en compte dans l’analyse.

Tout d’abord, il faut considérer la différence entre le taux d’économie d’impôt au moment de la cotisation et le taux d’imposition au moment de son retrait, généralement prévu
à la retraite. On fait ici référence au taux marginal d’imposition qui est le taux auquel votre dernier dollar de revenu sera imposé. Dans le cas d’une cotisation REER, il est le taux d’économie d’impôt. Par exemple, pour l’année fiscale 2012, une personne ayant un revenu imposable de 90 000 $ aura un taux marginal de 45,7%. C’est le palier le plus élevé d’imposition. Si cette personne prévoit que son taux marginal sera plus bas que 45,7 % au moment de la retraite, le REER est alors plus avantageux que le CELI. Généralement, le taux d’imposition marginal diminue à la retraite.

Le deuxième critère, conditionnel à ce que le premier soit respecté, est l’horizon de placement, soit la durée d’accumulation d’épargne pour la retraite. Plus l’horizon de placement est grand, plus le REER devient favorable par rapport au CELI. Une personne qui envisage de prendre sa retraite dans dix ans économisera plus en impôt qu’une personne qui économise pour sa retraite pendant cinq ans.

À la lumière de ces faits, si vous jugez qu’il est préférable pour vous de cotiser au CELI plutôt qu’au REER, sachez que les sommes épargnées dans un CELÌ sont beaucoup plus accessibles, car les retraits ne sont pas imposables. Par conséquent, dans le cadre d’une planification à la retraite, pour atteindre ses objectifs, il faudra prévoir une discipline stricte et ne pas puiser dans ce compte pour payer d’autres dépenses durant votre vie professionnelle. La qualité de vie à votre retraite pourrait en être affectée.

À propos du CELI
Le CELI permet à tout contribuable canadien de 18 ans et plus de conserver une somme dans un compte enregistré dans lequel le rendement généré est, en règle générale, non imposable. Aucune économie d’impôt n’est réalisée à la cotisation, mais les retraits sont non imposables.

Depuis 2009, toute personne a droit de cotiser 5 000 $ par année. Si l’on ne peut cotiser à une année donnée, on peut conserver ce droit et cotiser à une année ultérieure. Ainsi, si vous n’avez jamais cotisé à un CELI depuis 2009, vous avez donc le droit de cotiser 20 000 $ en 2012 (5 000 $ x 4 années).

À propos du RÉER
Le RÉER est un mode d'épargne où chaque dépôt donne droit, en général, à une déduction fiscale en plus de faire fructifier cet argent à l'abri de l'impôt durant votre vie active, en vue de compléter vos sources de revenus à la retraite.