À la télévision en décembre

Luc-Alexandre Perron
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Récemment GLAAD (Gay and Lesbian Alliance Against Diffamation) publait un rapport faisant état d’une plus grande présence de personnages LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels, transsexuels et transgenres) à la télévision américaine. Ce qui m’apparait intéressant est le fait que non seulement nous sommes de plus en plus présents, mais j’apprécie surtout la diversité des personnages LGBT. Auparavant, nous avions droit à des hommes blancs chrétiens qui faisaient leur coming out et habituellement, on présentait cette sortie comme un drame très grave. Maintenant, la plupart des personnages gais le sont tout simplement et on n’assiste même pas à leur coming out. Pensons au personnage de Kalinda Sharma dans The Good Wife, une femme d’origine indienne qui est bisexuelle; ou encore Unique, la transgenre afro-américaine dans Glee. Glee qui nous propose aussi une lesbienne Latina (Santana). Même au Québec, nous avons des personnages LGBT dans des émissions comme Toute la vérité, La Galère, Adam & Ève, même le personnage de Jeanne dans Unité 9 peut être inclus dans cette catégorie. Espérons que les choses iront en évoluant encore davantage.

De plus, j’ai remarqué une tendance à la télévision américaine et canadienne-anglaise, la plupart des chaînes utilisent une forme de censure surtout pour certains mots comme shit, fuck, etc. Cette manière de faire nous semble parfois bizarre au Québec, où on peut entendre sacrer un peu partout sans que personne n’en fasse de cas. Eh bien, depuis quelques temps, les chaînes anglophones censurent des mots comme « homo » ou « fag » (tapette). J’ai remarqué ça durant le visionnement de deux films à thématiques gaies, soit I now pronounce you Chuck and Larry et In & Out. Je ne suis pas certain que je sois totalement en accord. Bon, c’est certain que ça souligne le fait que l’utilisation de ces termes est inacceptable mais lorsqu’un personnage prononce ces mots, ça sert surtout à indiquer qu’il est borné ou homophobe. Alors je ne pense pas qu’en oblitérant le mot que ça soit d’une grande utilité. Car de toute manière, on devine assez bien quels mots sont utilisés malgré le « bleep ».

Avez-vous écouté Lance et Compte récemment?
Réjean Tremblay a écrit un personnage gai, un hockeyeur professionnel. Tremblay connaît bien le monde du hockey et assurément son joueur de hockey s’avère probablement un collage de plus d’un individu. Dave Morrisette, lui-même ancien joueur du Canadien de Montréal, interprète Philippe Lalumière, un « goon » qui s’avère être homosexuel. Dans la série, le joueur se faire « outer » par une journaliste contre son gré. Bien que cela ne soit jamais arrivé réellement, nous savons que certains journalistes sportifs connaissent l’identité des joueurs qui sont homosexuels. Espérons qu’un jour les athlètes professionnels n’hésiteront plus à s’afficher.

Ceci étant dit, je vous propose quelques émissions qui sont à l’antenne cet automne, en espérant qu’elles sauront vous intéresser.

Chicago Fire. Dick Wolf qui produit les téléséries Law & Order et L&O: S.V.U. dévie de son monde policier et légal pour nous faire découvrir le milieu des pompiers et des paramédics. La série débute alors que les pompiers de la caserne vivent le deuil d’un des leurs mort durant un incendie et qu’une nouvelle recrue, Peter Mills se joint à l’équipe. Avant de vous parler des sexys pompiers, je vous souligne tout de suite la présence d’une lesbienne, Leslie (Lauren German) parmi les personnages. Bien intégrée dans l’équipe, la paramédic est respectée et exécute son travail dans un milieu apparemment sans homophobie. Bien que les pompiers se moquent du petit nouveau qui tente d’inviter la dite lesbienne à un souper romantique sans savoir ce qui l’attend (un refus, évidemment). Les pompiers font partie des fantasmes de bien des gais. Vous ne serez pas déçus. Ici, les gars sont musclés, sexys et comme par hasard, on les voit souvent à demi-vêtus. J’attire votre attention particulière sur deux des comédiens de la série : Taylor Kinney et Lesse Spencer.

Beauty & the Beast. Variation sur le thème de La Belle et la Bête. Un ancien militaire victime d’une expérience secrète se transforme en bête. Dans son jeune âge, une femme est victime d’une tentative de meurtre et la dite bête lui sauve la vie. Quelques années plus tard, devenue policière, la femme en question part à la recherche de son sauveur.

Girl/Girl. Décidemment, les séries web ont la cote puisque vous ne cessez de m’en parler. Ce mois-ci, une série toute légère pour les lesbiennes. La durée de chacun des épisodes est très courte environ quatre minutes, c’est un peu court pour que les personnages soient passablement bien développés mais il n’en demeure pas moins qu’on s’attache à ces filles qui contrairement à la série The L Word, ne sont pas des vedettes ou des millionnaires mais des femmes qu’on pourrait rencontrer tous les jours. À voir.

Liz & Dick. La chaîne Lifetime présente à partir du 25 novembre, la vie de couple d’Elizabeth Taylor et de l’homme qu’elle a épousé deux fois, l’acteur Richard Burton. Qui pouvait incarner la grande actrice avec tout son talent, toutes ses angoisses, ses problèmes d’alcool, son marasme amoureux? Lindsay Lohan, évidemment. D’ailleurs, les photos de promotion sont absolument magni-fiques.

It’s a Brad, Brad World. Suivez la montée professionnelle de Brad Goreski, qui part du Canada s’installer à Los Angeles pour devenir le costumier des grandes stars. On peut voir Brad et son conjoint dans leur vie quotidienne, alors que Brad tente de devenir « big » dans le monde de la mode et du show business.

Connaissez-vous Anna Sophia Robb? Vous allez la connaître
bientôt car elle reprend le rôle de Sarah Jessica Parker pour interpréter Carrie Bradshaw dans ses jeunes années, où elle arrive à New York et découvre la ville. The Carrie Diaries sera présenté en janvier sur la chaîne CW.

On se retrouve le mois prochain pour le bilan annuel. Bonne télé