Hommage

L’émouvant discours de Sally Field

Hector Cartier
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Samedi dernier, Sally Field a été récompensée en tant qu'«alliée» des communautés LGBT lors du 16e Dîner national annuel de l’organisme Human Rights Campaign (HRC). L'actrice a prononcé un discours émouvant qui a impressionné tous ceux qui l’ont entendu.

C'est son fils, Sam Greisman, qui a présenté ce prix à l’actrice. Il est revenu sur sa longue carrière, au nombre de rôles de femmes fortes et indépendantes qu'elle a interprétés, au fait qu'elle n'a jamais eu peur de tout donner, de dire ce qu'elle pense… avant de revenir sur le moment où il a fait coming-out à sa mère.

«Quand j'ai fait mon coming-out, elle n'a pas paniqué, raconte-t-il. En réalité, elle était extrêmement heureuse. Mon homosexualité faisait partie des nombreuses choses qu'elle aimait chez moi. Elle n'aurait pas pu me soutenir plus. En fait, j'aurais presque aimé qu'elle le soit un peu moins.»




Après s'être étonnée d'être trop grande pour la première fois de sa vie (l'estrade était trop haute) et avoir retiré ses chaussures, l'actrice se lance dans son discours dont voici quelques extraits traduits:

«Les 3 choses dont je suis la plus fière dans ma vie sont Peter, Eli et Sam, mes fils. Ce sont des êtres humains attentionnés, aimants, productifs, très différents les uns des autres. Peter est né en 1969, Eli en 1972 et Sam en 1987. Il a 18 ans de moins que son frère aîné, et 16 ans de moins que l'autre. Il a grandi en voulant être exactement comme ses grands frères, athlétiques, exubérants, sans parler d'un petit côté macho. (…) Mais Sam était différent. Et son parcours pour s'autoriser à être ce que la nature voulait qu'il soit n'a pas été facile. En tant que mère, j'y vois l'un des plus grands privilèges de ma vie d'avoir pu y prendre part. En le voyant se débattre, je voulais mettre les pieds dans le plat et l'aider à se définir, mais ses frères m'ont retenue avec force, insistant pour que je ne fasse pas le trajet à sa place. C'était à lui de le faire, pas à moi, me répétaient-ils. J'ai dû attendre qu'il s'approprie qui il était, à son rythme. Je ne pouvais lui simplifier la vie qu'en étant clairement à côté de lui, en l'aimant visiblement, et en étant toujours, toujours là, même si c'était juste par téléphone, tout le temps. Jour et nuit. Il fallait qu'il se rende compte que tout ce qu'il voulait dans la vie était toujours possible, qu'il soit homo ou hétéro. Ses rêves d'avenir n'avaient pas de limite, il pouvait avoir la carrière qu'il voulait, quelle qu'elle soit, trouver quelqu'un qui l'aime, pour longtemps, et fonder sa propre famille. Sam s'est vu attribuer des couleurs et une perception que ses grands frères n'ont pas. Il est d'une nature plus douce, et c'est un cadeau. La nature a fait Sam, ce n'était pas un choix, il a toujours, toujours été Sam, le merveilleux, intelligent, drôle, gentil Sam. Et enfin, à 20 ans, longtemps après être parvenu à battre ses frères au tennis, alors qu'il en savait plus que quiconque sur le basket, à 20 ans il a enfin pu se lever fièrement et dire “Je suis homosexuel”.(…) Je suis là ce soir pour 2 raisons. Il y a tant d'enfants qui se débattent pour comprendre et apprécier leur orientation sexuelle dans des familles qui ne veulent pas d'eux/elles, avec des parents qui trouvent acceptables, pour une raison incompréhensible, de leur fermer leur cœur et leur foyer. Et je trouve cela inacceptable. Vient un moment où les parents doivent écouter et apprendre de ces personnes qu'ils/elles ont mises au monde, leurs enfants. Et ces enfants ont quelque chose d'important à apprendre à leurs parents. Je les exhorte à écouter.»

SOURCE de la traduction : Yagg.com

 

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Publié le 11 octobre 2012

par Hector Cartier