Les fermiers gais de la bourrasque

Plus que des légumes, un projet de vie !

André-Constantin Passiour
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Le marché Saint-Jacques accueille plusieurs producteurs sur son marché extérieur depuis juin dernier. On y retrouve, entre autres, un couple d’agriculteurs gais, Philippe Benoît et Maxime Dion. Propriétaires de la ferme La Bourrasque, ils font partie des « Vendredis des producteurs du marché Saint-Jacques ». De la laitue aux concombres, des tomates aux zucchinis, ils cultivent plusieurs légumes. N’utilisant aucun engrais chimique, des insecticides ou des OGM, la ferme est en voie de certification « bio » par l’organisme Québec Vrai.

Maxime et Philippe n’ont que 26 ans chacun, pourtant ils ont fondé La Bourrasque, il y a un peu plus d’une année sur les terrains de l’ancienne ferme laitière des parents de l’un d’eux. « Cela fait un an et quelques mois que nous sommes mariés. C’est peu commun que l’on commence avec un tel défi dans un couple et surtout pour de jeunes gais comme nous, de dire M. Benoît. J’ai baigné dans ce milieu et nous étions prêts à tenter ce projet, d’en faire un projet de vie pour nous. »

Pour l’instant, ces jeunes hommes produisent 14 légumes. Sur la terre, deux arpents sont destinés à la culture de légumes alors qu’une serre est réservée à la production de transplants, de tomates et de laitues Boston. Un kiosque à la ferme située à Saint-Nazaire d'Acton, au 177 10e rang Ouest vous accueille du mercredi au dimanche, de 14 h à 19 h.

Le plus intéressant est que Philippe a étudié en cinéma, il est à compléter un baccalauréat en production de films à Concordia. Quant à son conjoint, Maxime, il provient du domaine du théâtre. « On ne veut pas nécessairement laisser tomber nos carrières en théâtre ou en cinéma, mais nous avons la passion d’entreprendre ce projet parce que nous y croyons, cela reflète nos valeurs, nos principes pour une petite production, pour des légumes bios, c’est pour ça que nous avons demandé la certification «bio». Nous avons déjà de la volaille nourrie aux grains bios cependant »,
d’expliquer Philippe Benoit dont les yeux bleu vert pétillent en parlant de la ferme.

« On vise aussi la voie des paniers bios d’Équiterre. Éventuellement, nous pourrons en fournir à cette clientèle qui en recherche », d’ajouter ce jeune producteur.

Philippe et Maxime invitent les résidants du quartier de venir les rencontrer, un contact qu’ils apprécient au plus haut point. Toutefois, le jeune homme avoue que ce n’est pas facile « parce que plusieurs pensent que le Marché Saint-Jacques est fermé, qu’il n’y a plus rien, mais ils ne sont pas au courant qu’il y a des fermiers vendant des produits locaux qui s’y installent le week-end à l’extérieur ».

« Mais on a quand même maintenant des clients réguliers qui viennent nous voir religieusement chaque semaine et nous encourager. Les gens aiment ce contact personnalisé avec le maraîcher et nous posent des questions sur nos productions, nos méthodes. C’est intéressant parce qu’ils veulent ainsi soutenir l’agriculture du Québec et manger sainement par la même occasion », rajoute Philippe Benoît.
On retrouvera donc les charmants Maxime et Philippe chaque vendredi, de 10h à 19 h jusqu’au 28 septembre. Mais à surveiller une présence plus régulière, du jeudi au dimanche, dès cette semaine…

Par ailleurs, un nouveau marchand de fruits et légumes s'est installé au marché, de façon permanente depuis le 16 juin. La famille Provost accueille la clientèle un grand enthousiasme sous son chapiteau de la rue Amherst à tous les jours de la semaine! Leur présence rehausse de belle façon la variété et la quantité des produits de la terre offerts au marché Saint-Jacques.

 

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Publié le 29 août 2012

par André-Constantin Passiour