Les 30 ans du Village

L’ère des mégaplexes : Sky, Drugstore, Complexe Bourbon, Unity

André-Constantin Passiour
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Visionnaire, Normand Chamberland (1947-2008) est le premier à avoir pensé à la création de «complexes» dans le Village gai. Après avoir quitté la police de Montréal, dans les années 1980, Normand Chamberland commence par l’achat de la Taverne du Village qui est, aujourd’hui, intégrée au Drugstore. En parallèle, il ouvre, non loin de la rue Champlain, le célèbre bar La Track (1986 à 1995).

Cet homme d’affaires s’inspire de ses voyages à Las Vegas et donne à ses édifices clinquant et thématiques. Il acquiert l’édifice près de La Track et y inaugure l’Hôtel Bourbon, en 1990. Puis, en 1991, naît le Club Sandwich, un resto 24h. Bientôt, Normand Chamberland possède tous les édifices situés entre Alexandre-deSève et Champlain sur Sainte-Catherine. Successivement, en 1997 et 2003, des incendies forceront des rénovations et des transformations de l’édifice. Sentant le changement social et l’ouverture plus grande envers l’homosexualité, il y fera construire une «chapelle» pour les mariages! En parallèle au Complexe Bourbon, il rajoute, petit à petit, des étages à la Taverne du Village qui devient le Drugstore, un endroit très fréquenté par les lesbiennes, qui un restaurant, plusieurs niveaux de bar et une grande terrasse sur le toit !



À quelques rues de là dès 2000, l’entrepreneur et restaurateur Peter Sergakis, lui aussi, fera l’acquisition des immeubles adjacents à la rue Alexandre-deSève, dont la bâtisse du coin qui avait déjà abrité, au début des années 1980, la Boîte en haut. Peter Sergakis, y ouvrira donc un resto, un pub, un cabaret au 2e étage, un club de danseurs nus, le Nirvana, dont l’histoire sera de courte durée, tout cela menant à une restauration presque complète de l’édifice qui compte trois étages. Après des démêlés avec certains résidants du secteur, au niveau du bruit, on trouve un terrain d’entente pour l’incroyable terrasse sur le toit et sa piscine ! N

e voulant pas être en reste, pendant quelques années, le club Unity occupera l’ensemble de l’immeuble au coin de Montcalm alors que le rez-de-chaussée est agrémenté d’un pub-lounge, le Unity Pub, avec la discothèque au 2e étage et la terrasse aménagée, là aussi, sur le toit. Cependant, le déménagement du club de danseurs nus Stock, à l’été de 2002, mettra fin au «complexe Unity».

 

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Publié le 25 juillet 2012

par André-Constantin Passiour