Du 3 au 7 août à Londres

La Pride House de Londres aura finalement lieu durant une partie des Jeux olympiques

Étienne Dutil
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La Pride House de Londres sera ouverte aux visiteurs et aux sportifs de toutes orientations, du 3 au 7 août, comme nous l'apprenait un récent article sur le site français Yagg.com. On pourra y regarder les retransmissions de certaines compétitions, échanger avec les athlètes et partisants. Mais ce sera aussi un lieu de conscientisation comme le fut la Pride House de Vancouver, en 2010, qui a inspiré celle de Londres

Bien que la Pride House ne sera ouverte que du 3 au 7 août, le programme est assez complet et quelques activités se poursuivront jusqu'au 12 août, date de la fin des Jeux olympiques : «On pourra assister à des ateliers, il y aura des débats, des tournois amicaux et un party de clôture», nous expliquait Daniel Vaudrin avant son départ pour Londres, depuis longtemps impliqué dans les équipes sportives GLBT à Montréal, Daniel Vaudrin a récemment été élu au CA de la Gay and Lesbian International Sport Association (GLISA) un des partenaires principaux de la Pride House.



L'exposition «Fearless», présentée l'an dernier à Montréal dans le cadre de la Journée de lutte contre l'homophobie y sera présentée. «Fearless» est le travail du jeune photographe Jeff Sheng, qui a visité plusieurs villes du Canada et des États-Unis pour photographier de jeunes sportifs, ouvertement gais ou lesbiennes.

On pourra y voir également exposition «Against the Rules» . Il s'agit d'une rétrospective du sport LGBT à travers les présentations d'organismes et d'événements comme les OutGames ou les Gay Games, mais aussi des portraits d'athlètes qui ont fait leur sortie du placard au fil des ans.

Rappelons qu'en mai dernier, une première mouture de la Pride House avait dû faire face à des difficultés financières, qui avaient poussé les organisateurs d'alors à l'annuler. Des plaintes du voisinage n'ont sans doute pas aidé. La Pride House sous une nouvelle administration sera située à la CA House dans un autre quartier dans l'Est de Londres.



Depuis l'échec de la première version de la Pride House de Londres (et même avant), plusieurs militants accusent le CIO qui ne prend pas ses responsabilités sur les questions LGBT. Le militant LGBT Peter Tatchell a appelé le Comité d'organisation des Jeux olympiques de Londres à interdire de participation les pays ayant des législations anti-gais. Peter Tatchell a rappelé que la Charte olympique interdit toute discrimination, et selon lui, cela inclut la discrimination homophobe. « Tout pays qui discrimine les femmes, les minorités ethniques ou religieuses, ou des athlètes lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres doit être disqualifié des Jeux olympiques de 2012 », a plaidé le leader LGBT à plusieurs reprises durant les dernières semaines.

Au regard de l'inaction du CIO dans la lutte contre l'homophobie, l’existence d'un espace gay-friendly lors des grands événements sportifs apparaît comme un geste très politique. «Outre le fait de pratiquer un sport, il y a plusieurs raisons qui poussent à organiser des événements sportifs LGBT ou à greffer des initiatives LGBT lors de grands événements sportifs internationaux», explique Daniel Vaudrin, « Outre le geste de visibilité que sont des événements comme les OutGames, l'objectif principal est de lutter contre les discriminations dans le sport. »

On ne sait pas encore si l'initiative à Londres remportera autant de succès qu'à Vancouver, mais il est clair que le besoin d'un tel espace est essentiel. Reste à savoir si les choses seront ou non facilitées pour les prochains Jeux olympiques d'été qui se tiendront à Rio en 2016, ou ceux d'hiver qui seront produits à Sotchi, une ville russe bordant la mer Noire.

Du côté LGBT, les deux fédérations sportives internationales — GLISA et la FGG — partenaires de la Pride, travaillent chacune à leurs prochaines éditions. Les prochains Outgames de GLISA auront lieu à Anvers, en Belgique, à l'été 2013, et GLISA est à la recherche d’une ville hôte pour les jeux de 2017. Quant aux prochains Gay Games, ils se tiendront à Cleveland en 2014. Sept villes sont en lice pour accueillir les Gay Games de 2019 : Amsterdam, Limerick, Paris, Londres, Orlando, Rio de Janeiro et São Paulo.

 

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Publié le 24 juillet 2012

par Étienne Dutil