Allemagne

L’Église catholique devra attendre la fin du congé de maternité d'une employée lesbienne avant de la renvoyer

Caroline Lavigne
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La directrice d'une école maternelle située près de Neu-Ulm, en Allemagne, ne pourra être renvoyée. Un tribunal administratif vient de statuer que le droit au travail d'une femme en congé maternité prévaut sur le droit de l'Église catholique de mettre à pied une personne au motif de la violation des principes de base de l'institution.

Il faut rappeler qu'en Allemagne, certaines institutions comme les partis politiques et les institutions religieuses bénéficient d'un droit qui est prioritaire par rapport aux lois anti-discrimination. Un employeur peut ainsi renvoyer sur-le-champ un employé en raison d'un non-respect des principes fondateurs de l'institution.

La directrice du jardin d'enfants est une fervente catholique âgée de 39 ans. En août dernier, elle a donné le jour à un enfant. Elle avait alors, comme il se doit, remis à son employeur, dans ce cas-ci l'Église catholique, le certificat de naissance de son enfant auquel elle a joint un certificat de partenariat enregistré, le contrat d'union civile allemand permettant à deux personnes de même sexe de s'unir.

Le diocèse a alors tenté de la licencier prétextant un manque de loyauté vis-à-vis de l'institution qui l'emploie, la pratique d'une relation homosexuelle bafouant selon lui les principes de l'Église catholique. Mais le tribunal administratif d'Augsbourg a argumenté que l'interdiction de licenciement pendant un congé maternité ne peut être levée que dans de rares cas d'espèce. Par exemple quand la femme en congé maternité commet un acte criminel. L'Église catholique devra donc attendre la fin du congé de maternité avant de procéder au licenciement.

 

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L’Église catholique devra attendre la fin du congé de maternité d'une employée lesbienne avant de la renvoyer

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Publié le 21 juin 2012

par Caroline Lavigne