Après le jour

Où la fine cuisine a ses quartiers de noblesse

Daniel Rolland
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Un penseur, Louis de Cussy, prétendait qu’on ne peut devenir gastronome avant quarante ans. Je dois lui donner raison. Dans l’antichambre de la soixantaine je puis vous assure que ce n’est que depuis une dizaine d’années que j’ai j’apprécie pleinement le plaisir de passer trois ou quatre heures à table.

J’ai l’air ainsi plus conséquent que d’essayer de faire le jeunot en boîte. Or si je devais attribué la note parfaite à un restaurant où j’aimerais avoir ma table réservée soir après soir ce serait au Après le jour. Le nom d’abord est en soi une poésie. Puis le chef et copropriétaire Frédéric Crevier, mitonne des plats qui vous laissent complètement baba.



Ainsi ai-je pu goûter un fettucini avec émincé de lapin. Une belle combinaison, très riche au goût. Comme c’est un établissement apportez votre vin, j’ai pu compléter cette divine assiette avec un bon ballon de Chardonnay. Ma fille spirituelle s’est délectée pour sa part d’une pintade sauce pomme noisette et pesto de roquette. L’Après le jour a subi une transformation cosmétique sans trop dénaturer ce qui faisait le décor des lieux. Vous avez, en annexe une petite salle réservée pour des groupes de quarante personnes qui est très prisée.



Frédéric a bossé un peu partout et il est bien content d’avoir enfin son restaurant à lui où il peut donner libre cours à son imagination. Il a carte blanche. Puis il a en salle un maître d’hôtel, Damien Haennel d’origine alsacienne, qui est d’une affabi-lité à toute épreuve. Il vous accueille en ami de sa belle voix de baryton. Charmant est ici un euphémisme. La carte est variée et je vous suggère d’essayer le menu dégustation, qui est la plus belle carte de visite qui soit.

Après le jour, 901, rue Rachel Est Montréal, QC H2J 2J2. T. : 514-527-4141
www.restoapreslejour.com

 

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Après le jour

Où la fine cuisine a ses quartiers de noblesse

J’ai l’air ainsi plus conséquent que d’essayer de faire le jeunot en boîte. Or si je devais attribué (...)

Publié le 20 juin 2012

par Daniel Rolland