Lutte contre l’homophobie en mileu de travail — Le régistre des actes homophobes

Le RAH, une invitation à rapporter les actes d’homophobie

André-Constantin Passiour
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Lundi le 18 juin dernier, Gai Écoute invitait les gens à dénoncer les actes homophobes dont ils sont victimes ou témoins. Lorsqu’un acte d’intimidation survient, par exemple, peu de personnes LGBT le rapportent. Cela passe inaperçu totalement. Avec les moyens techno-logiques actuels, il devient facile de prendre son téléphone intelligent et de dénoncer, de façon anonyme, que l’on assisté à un tel évènement disgracieux ou carrément violent. À chaque fois, cela s’additionnera dans un Registre des actes homophobes (RAH), un nouveau programme de Gai Écoute.

Avec un cellulaire, un téléphone intelligent, une tablette, un ordinateur (clavardage ou courriel) ou avec le bon vieux courrier postal, il est possible de déclarer que l’on est victime ou témoin d’un acte. Le champ est très vaste et va de la menace au harcèlement et l’intimidation, à la violence physique en passant par des gestes ou encore des propos vus dans les médias… «L’idée qui sous-tend le Registre est simple, c’est qu’une personne qui ne veut pas dévoiler son orientation sexuelle peut le faire de manière complètement anonyme. Le registre va nous aider à dresser un portrait de la situation. En comptabilisant les actes, cela nous indiquera la tendance et, éventuellement, cela pourra mener à des actions, à des programmes d’aide ou encore des campagnes de sensibilisation et d’éducation», explique Laurent McCutcheon, le président de Gai Écoute et de la Fondation Émergence.

Depuis l’année dernière déjà, sans trop de publicité, Gai Écoute a inclus sur son site web un «Formulaire de déclaration d’actes homophobes» qui est anonyme. «Nous recevons déjà quelques plaintes par mois, souligne M. McCutcheon. Il n’y en a pas beaucoup parce que ce n’est pas très connu, mais il y a des gens qui veulent dénoncer ce qui leur est arrivé. C’est un problème pour certaines personnes que d’aller à la police, car on ne va pas faire son coming out dans un poste de police, il y a d’autres endroits pour le faire. Par contre, s’il s’agit de violence physique, donc un acte criminel, nous invitons les gens à porter plainte officiellement à la police, mais nous savons que ce n’est pas facile, car, s’il y a enquête et procès, ils devront aller en cour possiblement. Mais on peut, cependant, dénoncer anonymement une agression à Info Crime.»

Depuis un an déjà, du côté de la Fondation Émergence et de Gai Écoute, on planche sur ce projet qui a été proposé au Bureau de lutte contre l’homophobie qui a octroyé à l’organisme une somme de 60 000$ sur deux ans dans le but de mettre en place la structure de ce Registre d’actes homophobes.



Infos : 1-888-505-1010 ou www.gaiecoute.org, ou rah@gaiecoute.org
et le lien pour Formulaire de déclaration :
http://gaiecoute.org/formulaire_declaration.aspx.
Par la poste : RAH, C.P. 1006, Succ. C, Montréal (Québec) H2L 4V2
Info crime Montréal : 514-393-1133


 

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Publié le 20 juin 2012

par André-Constantin Passiour