Entrevue

Jake Bass: le porn star charmeur

Marc Antonios
Commentaires

Même si vous n’aimez pas nécessairement les twinks, comment ne pas apprécier ce jeune homme d’à peine 21 ans ? Une peau douce et satinée, un corps svelte, presque imberbe à part cette très sexy ligne de poils qui descend jusqu’à son pubis, deux tétons rosés que l’on aimerait mordiller et, ma foi, des yeux d’un vert pétillant à faire chavirer un cœur de pierre… Quant à ces belles fesses bombées et invitantes, je n’en dit pas plus. On lui donnerait même le bon Dieu sans confession… Bon, peut-être pas après tout… Qu’importe.

C’est le 30 décembre 2011 que ce garçon a connu la gloire grâce au duo d’enfer
de Videoboys, le studio montréalais, alors qu’il se fait piner par l’alléchant et supposé hétéro Justin Lebeau. C’est ce que Videoboys avait appelé le « Dream Team » (le Duo de rêve quoi) ! Toute l’industrie en avait jasé d’ailleurs et Videoboys a
reçu beaucoup d’attention à cet effet.

Jake Bass débute en mars 2011 pour Videoboys, pour un épisode de solo. Suivront alors plusieurs autres scènes pour ce studio de la métropole, des duos avec Luda Wayne, Bobby Long, Jason Martin, Shawn Béliveau, etc. Puis récemment, grâce à un partenariat avec CockyBoys de New York, Jake devient un exclusif de ce studio américain qui effectue de plus en plus souvent des tournages à Montréal, avec la complicité de Videoboys, justement. Il joue alors dans près de cinq tableaux : avec les Mason Star, Gabriel Clark (l’entrevue du ZIP d’octobre dernier), un autre Québécois, Tommy Defendi, Kennedy Carter – le trio Carter, Clark et Bass est à voir et revoir sur le site d’ailleurs – et une scène incroyable avec Jimmy Clay, dans une décapotable. Il fait partie de la distribution de Edge of Glory, une des dernières productions de la collection Benny Morecock – le directeur artistique de CockyBoys – dans un tableau aussi sensuel qu’intense avec Mason Star (notre couverture du numéro 79, l’été passé), dans une salle de bain…

Le 27 avril prochain, accompagné de Gabriel Clark et Max Ryder, Jake Bass sera chez Wega Video pour une session de signatures (voir encadré). Mais c’est bien toute une équipe de CockyBoys qui se déplacera à Montréal cette semaine-là pour le tournage de plusieurs scènes, entre autres, pour une production majeure paraît-il selon les respon-sables du studio !

Voici donc l’entrevue réalisée au cours des derniers jours avec le très charmant Jake.
J’espère que cet entretien plaira aux nombreux admirateurs.

Bonjour Jake. On ne peut pas débuter cette entrevue, sans parler de cette scène qui a créé tout un buzz, le duo avec Justin Lebeau de Videoboys. Une très belle scène d’ailleurs. Qui a eu l’idée de cette scène et comment ça s’est passé ? Est-ce que c’était aussi passionné que cela en a l’air ?

Bonjour. L’idée de cette scène m’est venue immédiatement lorsque j’ai commencé chez Videoboys. En fait, Justin était le seul gars avec qui je voulais absolument jouer. C’est drôle à dire, mais il faisait partie des raisons pour lesquelles je voulais faire de la porno. À chaque fois que j’essayais d’arranger une rencontre avec lui pour un shooting ou une discussion, il était occupé. Puis, un jour, il m’appelle en me disant «allons prendre un café pis on verra où cela nous mènera !». Mais, aussitôt qu’on s’est rencontré, cela a cliqué de manière incroyable. Le jour qu’on devait tourner, on s’est embrassé, on s’est caressé et ce, alors qu’on ne devait que faire des photos. Et cela n’est pas venu que de moi, étant le gars bi dans l’affaire et lui le supposé hétéro, mais sa bouche ne pouvait me quitter… Oui, nous avons eu beaucoup de plaisir et je crois que, apparemment, tout le monde a aussi aimé cette scène.

À 21 ans, pourquoi signer un contrat d’exclusivité avec CockyBoys ?

C’est une excellente question à laquelle je ne sais jamais trop quoi répondre. Je ne croyais jamais qu’à 21 ans je ferais de la porno. J’ai toujours pensé que j’irai à l’université et faire tout ce que je devrais pour atteindre mes objectifs. Cela m’est comme tombé dessus en fin de compte. Je contemplais plutôt une vie d’études afin de devenir psychologue. Mais, sais-tu quoi, j’ai saisi l’occasion et maintenant je vis une très belle expérience, je voyage tout le temps et j’adore ça. J’adore vraiment ça. J’aime beaucoup toute la famille de CockyBoys et chacun d’entre eux. Et je ne changerai rien de tout ça pour tout l’or du monde !

On nous a dit que tu as tourné cinq scènes avec CockyBoys, avec Mason Star, Gabriel Clark, Tommy Defendi ou encore Jimmy Clay, comment cela s’est-il passé ?

Tout s’est magnifiquement déroulé. Ce sont des gars fantastiques. Je ne sais quoi en dire de plus tellement ce fut agréable de travailler avec eux. Chaque scène était super. Bien sûr, j’ai mon petit préféré, Jimmy Clay. Avant que je signe le contrat avec CockyBoys, je les ai fait mettre sur papier une scène en particulier avc Jimmy Clay. Dès la première fois que je l’ai vu, je voulais faire une scène avec lui.

Quelle est la différence entre CockyBoys et Videoboys, est-ce que cela change quelque chose pour toi ?

Il y a un partenariat très excitant entre CockyBoys et Videoboys. Si ce n’était pas de Videoboys, je ne ferai jamais partie de la famille CockyBoys maintenant. Videoboys m’a aidé à m’intégrer dans l’industrie [porno]. La seule différence notable qui existe entre les deux compagnies c’est le type de gars qu’ils utilisent pour leurs videos. Videoboys préfère les gars plus minces alors que CockyBoys emploie une plus grande variété d’hommes, allant des plus jeunes, comme votre humble serviteur, à des mecs plus bâtis comme Phenix Saint, par exemple. Je suis très heureux d’œuvrer auprès d’hommes d’une si grande diversité de talents.

Lorsqu’on te regarde, on ne peut s’empêcher d’admirer tes très beaux tatouages de fleurs et d’oiseaux, est-ce que cela a une signification particulière pour toi ?

La fleur et les oiseaux proviennent de l’œuvre d’art qu’une de mes copines a dessinée pour moi. Je suis littéralement tombé en amour avec cette œuvre-là, tellement que je me suis dit pourquoi pas la [transférer] sur mon corps ? Et, à ce jour, elle n’est pas encore complétée. Mais, plus les gens voient mes tatouages, plus ils les aiment, alors je pense que je devrais poursuivre, agrandir le tatouage, le rendre encore plus coloré et plus beau. On verra bien… D’une certaine manière, j’honore cette amie qui est une artiste merveilleuse.

Dans une des scènes de Videoboys, il y a un concours amusant d’éjaculation avec Luda Wayne, tu sembles avoir éjecté des jets abondants, est-ce que tu viens toujours aussi abondamment ?

Oh que oui ! Parfois, je me demande si ce n’est pas un problème médical (sourire) ! Lorsque je jouis, je lance toujours plusieurs jets abondants. On dirait que cela devient exponentiel, surtout lorsque je suis avec un gars que j’aime vraiment. Je suis bien content que mes fans l’apprécient…

Lorsque tu as commencé avec Videoboys, tu sembles plus mince, tu as maintenant un corps plus athlétique, est-ce que tu t’entraînes beaucoup ?

Ces derniers temps-ci, je m’entraîne beaucoup, effectivement. Je laisse tomber les collations, le McDo et le Checkers, mais mon Dieu, lorsque je suis à New York, je deviens fou des frites de cet endroit-là et je dois me retenir. Mais, oui, je vais plus souvent au gym. À New York, j’ai recours à mon entraîneur privé. Puis, lorsque je retourne à Montréal, j’essaie de d’être vigilant, de prendre soin de moi et de m’entraîner le plus souvent possible. Je fais tout ce que je peux pour me garder en forme et être au meilleur pour mes scènes de CockyBoys.

Est-ce que tes amis et ta famille savent que tu fais de la porno ?

Haha, oui, bien sûr, mes amis le savent parce qu’on ne peut rien leur cacher. Au début, je dois avouer que je voulais mentir à ma mère et ne pas le lui dire. J’avais tout planifié. Mais, j’ai réalisé que je devrais souvent voyager, comment est-ce que j’allais le lui expliquer alors ? Je ne voulais pas avoir l’air «jerk». Alors je lui ai dit : «Tu sais quoi, je fais de la porno de manière professionnelle». Elle m’a dit que «j’étais assez vieux et sage pour prendre mes propres décisions, la seule chose est que je ne veux pas que tu te fasses du mal». Ma mère me fait confiance et nous sommes bien ensemble même si je fais de la porno. Pour ce qui est de mes amis : ils m’ont toujours encouragé. Peut-être que les filles le prennent un peu moins bien, mais les garçons ont généralement la réaction de me dire : «Tu peux fourrer et te faire des sous ? Alors vas-y à fond !».

Que peux-tu nous dire de ton expérience dans l’industrie de la porno ?

On peut avoir bien des reproches à l’égard de cette industrie, on peut juger autant qu’on voudra, on peut en parler aussi, mais on ne peut réellement, savoir ce que c’est que lorsqu’on le vit, lorsqu’on est dedans. Et croyez-moi, ce n’est pas ce que les gens en pensent. J’ai énormément de plaisir. J’adore les gens avec qui je travaille, ils sont tous très amusants et sains. Je ne suis pas prêt à lâcher l’industrie de si tôt…

Tu fais la couverture de EDGE OF GLORY, le DVD de Benny Morecock, qu’est-ce que cela te fait de te voir ainsi sur la jaquette d’un film ?

Oh mon Dieu, ma mâchoire m’est littéralement tombée lorsque je me suis vu sur la couverture du film. J’étais sous le choc. Non seulement la photo était extraordinaire, mais j’ai été très honoré. Je n’en croyais pas mes yeux que je faisais la jaquette du film. Je suis très heureux. Elle est superbe cette couverture et j’adore Benny…

Parles-nous un peu de cette très intense scène «dans l’auto», avec Jimmy Clay ?

Cette scène a été SU-PER-BE ! C’est un de mes épisodes préférés. Jimmy Clay est un de mes porn stars favoris. C’est lui que je voulais depuis longtemps, j’en avais extrêmement envie. J’étais prêt à me mettre à genoux pour lui… et c’est ce que j’ai fait d’ailleurs (grand sourire) ! C’était très hot !

Est-ce que tu serais prêt à faire des choses plus kinky ?

Cela dépend toujours de comment on défini le mot «kinky» (sourire) ? À certaines occasions, de mon pont de vue, je considère CockyBoys comme étant kinky. Mais, que voulez-vous, je suis plutôt de nature tendre, je suis un romantique. J’aime bien connaître à l’avance les partenaires avec qui je tourne un épisode. Mais c’est vrai, également, que j’aime parfois lorsque les choses deviennent un peu plus brutes, et ce que je fais devant la caméra, je le fais aussi dans ma vie personnelle alors…


Quel est ton genre de gars pour les scènes ou le sexe. Choisi l’angle que tu veux ?

Je n’ai pas de style à proprement défini. J’aime bien les gars au look alterno, avec des tatouages et des perçages et aux corps découpés. Mais j’aime aussi des jeunes au look plus twink, plus petits et menus, tout comme je peux apprécier des hommes plus bâtis. Mais ce qui est le plus important, c’est quelqu’un avec qui je me sens bien…

Je dois te demander absolument Jake, est-ce que tu es plus top ou bottom ou es-tu plutôt versatile puisqu’on t’as vu autant dans une situation que dans l’autre ?

Je te dirai que je suis plus top. Je suis top à presque 100 % mais, en même temps, c’est vrai que j’ai eu quelques scènes où je me faisais mettre allègrement et j’ai aimé ça... comme lorsque j’étais avec Jimmy Clay. Je ne sais pas si c’est parce que je suis complètement fou de ce gars-là, mais mon Dieu que j’ai adoré me faire fourrer, cela n’a jamais été aussi bon…

Quelle est ta position favorite ?

Devant la caméra, je fais à peu près tout. Dans ma vie privée, par contre, je suis du genre conventionnel. J’aime bien la position du missionnaire ou une position du même style parce que cela me permet de voir l’expression faciale de mes partenaires, et je peux me pencher et les embrasser tendrement.

Merci beaucoup pour tout Jake. Est-ce que tu as quelque chose à ajouter ?

Oui, on peut me suivre sur Twitter à l’adresse
suivante bitches (@jak3bass77) !

Bon, sérieusement, je vais essayer de faire de mon mieux pour plaire à mes fans. Ce sont mes fans qui me permettent de continuer.

Je remercie ma famille de CockyBoys et je remercie ZIP de m’avoir interviewé… l