Le Bistro Les Soeurs Grises

La convivialité à son sommet

Daniel Rolland
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Si le restaurant a pour nom Les Sœurs Grises, la communauté religieuse n’a rien à voir là-dedans, bien que l’on dise qu’elle a des intérêts diversifiés. Elle a jadis été propriétaire foncier du terrain où niche ce qui est le point de rencontre top note dans le Vieux-Montréal. Remarquez qu’il y a une sorte de continuité, car on disait jadis que les disciples de mère Marguerite Bourgeoys ne dédaignaient pas, est-ce un racontar, se griser un peu en trempant les lèvres.

Ne manquant pas d’humour, la fondatrice a gardé le nom. Mais on peut toujours s’étourdir un brin avec la Marguerite, la bière brassée maison. Le chef Martin Poirier a conçu une carte toute simple avec un bel assortiment de tapas, des entrées divines comme le gravlax de saumon avec pour plats principaux un ragoût de sanglier ou une poitrine de poulet citronnée. Tous les services sont présentés sur des petites planches de bois. Il devait y avoir un besoin pour un tel carrefour d’échange, car à peine après l’inauguration, ça se remplissait de joyeux drilles levant le verre à la santé de tous. Il faut voir ce beau décor épuré du cabinet Blazy & Gérard. Plus on avance dans le cinq à sept et plus on tamise les lumières et on hausse un peu la musique lounge. Après une rude journée, c’est tellement apprécié de décompresser de la sorte. Les trois associés, Benoît Charbonneau, Pierre Goulet et Alain Brousseau sont dépassés par ce qui leur arrive. Particularité, les serveuses sont en jupes écossaises, mais hélas les serveurs ne portent pas de kilt, qui comme on sait doivent selon la tradition se porter avec rien dessous… Une pudeur sans doute dictée de là-haut par Mère Bourgeoys.

 

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Le Bistro Les Soeurs Grises

La convivialité à son sommet

Ne manquant pas d’humour, la fondatrice a gardé le nom. Mais on peut toujours s’étourdir un brin ave (...)

Publié le 18 avril 2012

par Daniel Rolland