Rencontres d’affaires

Les nouveaux employés de la CCGQ - Deux atouts de choix

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Afin d’atteindre ses objectifs, la Chambre de Commerce Gaie du Québec se donne les moyens de ses ambitions en embauchant deux personnes. Rencontres.

Ana Serrano
Officiellement embauchée depuis le 7 février comme coordonnatrice des services aux membres, Ana Serrano connait bien la CCGQ (Chambre de commerce gaie du Québec) pour avoir y avoir déjà travaillé quelques mois auprès de Johanne H. Gaudreault, ancienne directrice générale de la CCGQ.

« Il s’agit d’un travail salarié à temps partiel d’une vingtaine d’heures par semaine. Je dois assurer la promotion de la CCGQ, de ses activités et services, auprès des membres et des prospects; assurer le service à la clientèle et gérer les facturations et l’entrée des données, etc. », explique Ana.

«C’est une job que j’ai déjà pratiqué et on ajoute un peu de travail administratif et de la comptabi-lité, résume-t-elle. Bref, un travail qui va être de plus en plus passionnant dès les prochaines semaines, parce qu’il y a beaucoup de nouveaux projets et je suis très enthousiaste d'y participer.»

Le travail ne fait pas peur à cette femme dans la mi-quarantaine. Avec sa conjointe Dominique et deux autres amies, elles ont fondé Chicas Malas, une petite entreprise de tee-shirts pour les lesbiennes avec un message humoristique permettant la visibilité et la démystification de l’homosexua-lité féminine. Un projet récompensé par un Phenicia en 2010. Nous faisons affaire principalement sur Internet (www.chicasmalas.ca), sinon lors des événements LGBT.

Née à San Sebastian au pays basque espagnol, Ana a appris le français dès la petite école en Espagne. «Je suis arrivée à Montréal à 33 ans à cause d'un amour de vacances. Depuis l’an 2000, je tiens un petit hôtel en Espagne, à Pampelune, sur le chemin de Compostelle. J’ai préparé un bac en travail social avec un stage professionnel, mais je n’ai toutefois jamais pratiqué ce métier.»

«Je me suis plutôt tournée vers l'architecture, en faisant une maîtrise J'ai pratiqué ce métier pendant presque 10 ans à Bilbao, près du musée Guggenheim. Mais la conception de l'architecture est très différente, ici, au Québec.»

«J’ai étudié alors pour obtenir un certificat de professeur d'espa-gnol en langue seconde et, il y a deux ans, j’ai fait un D.E.P. - Attestation de Spécialisation Professionnelle / Lancement d’une entreprise.»

Devant tant d’énergie, que fait-elle pour se détendre? «Je suis une passionnée de cuisine. De plus, une amie possède un chalet au bord d'un petit lac, et j’adore y aller pêcher…»

Daniel Saint-Louis
Originaire de l’Outaouais, Daniel Saint-Louis vit depuis douze ans à Montréal. « J’ai été directeur général chez Priape pendant presque trois ans, mais je dirige également ma propre entreprise de communication en marketing et consultant en gestion depuis 15 ans », aime-t-il rappeler.

«Dans le cadre d'un partenariat avec l'Office québécois de la langue française (OQLF), mon travail consistera à aider et conseiller les entreprises de moins de 50 employés à identifier leurs besoins pour fonctionner en français. Géographiquement, mon secteur d’intervention épouse le territoire du Village entre Berri, René-Lévesque, De Lorimier et Sherbrooke.»

«Dans ce programme, on parle de cours de français pour les employés, d'un programme d'aide financière - jusqu'à 50 000$ - du gouvernement via l’OQLF pour franciser certains équipements (appareils, ordinateurs, logiciels, manuels, etc.), ou couvrir des frais de traduction de français J’aurais donc à préparer leur démarche en francisation en termes d'affichage, brochures ou dépliants destinés à la clientèle, mais également sur Internet ou en intranet. »
«J’agis aussi comme conseiller en développement d'entreprises; il s'agit d'identifier des potentialités d'aides financières qu'elles soient gouvernementales ou autres. Je les aide à faire le premier pas. Au sein de la chambre, j'ai aussi le mandat de faire la promotion de l'étude Léger Marketing sur le pouvoir d'achat de la communauté LGBT, afin d’aider les entreprises à mieux cibler leur clientèle, et répondre à leurs besoins afin de se positionner sur le marché LGBT.»

Un soir à l’Usine C
La CCGQ organise une soirée avec Jonathan Capdevielle à
l’Usine C, le jeudi 12 avril, à 19h lors de son spectacle Adishatz/ Adieu. Adolescent, il imitait humoristes et chanteurs à la mode.
Aujourd'hui, c'est au cœur d'une pièce singulière que le chant et l'imitation dresse un autoportrait fragile. Adishatz/Adieu, met en scène l'itinéraire d'un garçon entre vie réelle et élans fantasmés. Brouiller les pistes, voilà le talent d’un Jonathan Capdevielle, jamais à court dans l'art du dédoublement. Clips, chansons nostalgiques et travestissements vont révéler un personnage ambivalent. Pour plus de détail, lire l’entrevue par Denis-Daniel Boullé, en page XX. Pièce libératrice, Adishatz/Adieu est complexe, drôle, triste,
mais jamais tragique. Homme ou femme, vie ou rêve? L’artiste
rencontrera le public après la représentation (40$/membre, 50$/non-membre. Places limitées.

 

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Publié le 23 mars 2012

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