Royaume-Uni

The L-Project : des chanteuses lesbiennes unies contre l'homophobie

Chantal Cyr
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Quinze chanteuses britanniques dénoncent en musique les discriminations contre les homos. Le simple militant «It does get better», dont les bénéfices seront reversés à des associations, vient de sortir.

Collecter des fonds contre l'homophobie grâce à une chanson? C'est l'idée qu'a eu Georgey Payne, une chanteuse pop britannique. Il y a quelques mois, un jeune ami lui rapporte qu'il est victime de harcèlement homophobe à l'école. Pour lui venir en aide, cette musicienne du groupe Greymatter écrit une chanson aux paroles pleines d'espoir «It does get better» (ça va aller mieux), en écho au mouvement It gets Better. Dès lors, pourquoi ne pas diffuser le message auprès du grand public? «The L-Project» est lancé.

Georgey Payne, ainsi que Horse et Emma Kavanagh, les deux autres membres de Greymatter, lancent un appel et dégotent uniquement des partenaires féminines. Toutes lesbiennes. Des filles peu connues du grand public nord-américain mais qui, habituées des lieux gay-friendly d'Angleterre, ont acquis une notoriété sur la scène homo britannique. Parmi elles, Sofia Antonia Minole, l'une des coordinatrices du projet, Sandra MacBeth, Amber Taylor-Groves, Mel Sanson, Nina McCann, O' Hooley & Tidow, Lorna Thomas, Leanna Goring, Juey, Jess Gardham, Amy Sutton, Nicky Mitchell et Ella Chambers.



«Les artistes viennent de toute la Grande-Bretagne, de différentes influences musicales. Ce serait dommage de passer à côté du projet parce qu'elles ne seraient pas assez célèbres. C'est la cause qui compte! Et on ne peut pas nier la qualité de la chanson...», avance Sofia Antonia Milone.

Une œuvre de charité?Après l'enregistrement du titre à Londres et une campagne de communication sur les réseaux sociaux, le single est en vente sur iTunes. Les bénéfices seront reversés à deux associations de lutte contre l'homophobie britanniques: Stonewall et Diversity Role Models. «Nous connaissions des initiatives similaires. Suite aux suicides récents de plusieurs jeunes britanniques victimes de harcèlement homophobe, c'était le moment de se lancer», constate Sofia Antonia Milone. En Grande-Bretagne, selon les statistiques, les jeunes LGBT de 15 à 34 ans ont 4 à 7 fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les hétéros.

 

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Publié le 26 février 2012

par Chantal Cyr