Entrevue

Micah Brandt : le «bon petit garçon» 

Marc Antonios
Commentaires

Pour ce 82e numéro de ZIP, pour commencer l’année 2012 en beauté, voici un entretien réalisé avec Micah Brandt, le tout dernier exclusif à être enrôlé par les mythiques studios Falcon. Il a 24 ans et présente un sourire dévastateur… Brandt affiche un corps athlétique de gymnaste. Mesurant 5 pieds et 10 pouces, il pèse 165 lbs… Ce bel éphèbe à la peau brune satinée, douce et imberbe, vous regarde avec des yeux bruns foncés pétillants. Comme on l’aura compris, ce n’est pas une montagnes, de muscles… Non, il est plutôt de la trempe d’un nageur au gabarit bien développé, mais svelte. Bref, il est aussi sexy qu’un de ces sportifs qui se faisaient compétition lors des anciens jeux grecs de l’Olympe… Imaginez voir Micah Brandt faire la course à relais nu avec sa belle tige circoncise de 7 po. et demi qui sautille dans le vent… Bon, soyons sérieux un peu ici. On comprend aisément pourquoi Micah Brandt a, également, fait de la photo en tant que mannequin grâce à modelmayhem.com.

Il y a trois ans, Micah Brandt, comme on le verra dans l’entrevue, est pris dans la tourmente économique que subissent nos voisins du Sud. Sans le sou, rejeté de ses parents qui n’acceptent pas son orientation sexuelle, il décide de faire le saut et de s’investir dans la porno gaie. Il tournera, entre autres, avec le site web RandyBlue (Randy Blue Entertainment). On le voit alors dans des vidéos avec des acteurs tels Max London, Dallas Evans, Brandon Kent, Justin Blakely, Gabriel Cross, Chris Rockway ou encore Dominic Brown. De beaux et appétissants jeunes hommes dont Brandt se délecte… Il jouera ainsi dans des duos, un trio et dans un ou deux solos. Mais, surprise, surprise, le 22 décembre dernier, Falcon Studios annoncent à l’industrie qu’ils viennent d’offrir un contrat d’un an à Micah Brandt. Tout de suite, il enregistre quelques scènes, dont une avec le très viril et macho D.O. pour une production appelée Fahranheit ! On sent déjà la chaleur tropicale qui nous envahit tout d’un coup…

Voici donc cette l’entrevue réalisée avec le très énergique Micah Brandt en fin de janvier.

Bonjour Micah, merci d’accepter de nous parler aujourd’hui.

Ça me fait grand plaisir et je remercie ZIP pour cette attention et pour cette occasion de m’adresser aux fans vivant au Canada.

Ta carrière porno a débuté avec RandyBlue.com. Quelle est la différence entre ce
studio-là et Falcon pour lequel tu es maintenant un exclusif depuis peu ?


L’ambiance. C’est LA grande différence. Chez RandyBlue, l’ambiance était totalement géniale. Chez Falcon, pour moi personnellement, je crois que l’atmosphère en est une plus «familiale». Ils prennent bien soin de toi, ils prennent le temps de répondre à toutes mes questions et répondent même à celles qu’ils savent que je suis beaucoup trop gêné de poser… Quant à l’équipe, WOW ! Combien de fois, en seulement deux mois, me suis-je mis dans l’embarras en demandant des choses stupides comme «combien de temps es-tu dans la porno ?» pour que ces gars trop mignons me disent «je suis TON caméraman» ou encore «je suis TON photographe», «je suis TON technicien d’éclairage» ou «je suis le responsable des relations publiques», tous sont incroyables et travaillent avec les acteurs. Je suis donc devenu rouge plus d’une fois… Il s’agit d’un groupe d’hommes très talentueux et expérimentés. Ceci a fait toute la différence dans ma transition entre l’un et l’autre.

Qu’est-ce que cela représente pour toi que de faire partie des studios Falcon maintenant ?

Que je prouve à certaines personnes qu’elles avaient tort. Il y a eu beaucoup de gens qui ont pensé, qu’après avoir quitté RandyBlue, je disparaîtraits de la carte. Certains entretenaient même cette pensée. Mais, en général, lorsque quelqu’un me dit que je n’arriverai pas à faire quelque chose, je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour leur prouver le contraire. Que d’être avec Falcon aujourd’hui démontre à tous ceux qui ont douté de mes capacités qu’ils ont eu tort. Je connais ma valeur. Il faut que chacun puisse connaître sa vraie valeur, si tu la connais, tout le monde en fera autant ou, du moins, les gens importants et qui comptent, voilà.

Tu as joué dans une scène de sexe oral avec Mike Rivers (pour le site web) ainsi que dans une autre avec l’époustouflant D.O. pour le film Fahranheit qui est sensé sortir sous peu. Comment ça s’est passé pour toi sur le plateau, avec les autres acteurs ?

À ma très grande surprise, la scène avec Mike s’est très bien déroulée étant donné l’état émotionnel dans lequel j’étais au moment de débarquer de l’avion et de tourner tout de suite la scène. J’ai eu beaucoup de plaisir. J’étais extrêmement nerveux par contre. Mais une fois que j’ai rencontré Bruno Bond et Steve Cruz [les réalisateurs], ils m’ont vite rassuré et j’ai commencé à relaxer et à m’occuper de monsieur Rivers. (rires) Pour ce qui est de la scène avec D.O., c’est comme un trou noir pour moi ! Je n’ai jamais travaillé avec quelqu’un d’aussi incroyable physiquement que lui et qui m’a taillé en pièce devant la caméra. Je crois que j’ai tourné la scène en ne réussissant à marmonner qu’une dizaine de mots… Je suis simplement devenu sa petite pute ! J’ai vu des étoiles pendant des heures. Même après avoir terminé la scène, je flottais encore sur un nuage. Je crois que je n’étais pas tout à fait préparé à ça ! (rires) J’aurais dû regarder ses vidéos au lieu de baver sur ses photos en faisant ma petite recherche sur lui… Alors, vraiment, je n’ai aucune idée de quoi parle Fahranheit ! J’étais perdu dans mon propre monde à ce moment-là… SOLEIL + GARS TRÈS HOT + FOURRAGE = MICAH TRÈS, TRÈS HEUREUX…

 

 



Est-ce que tu as tourné d’autres scènes depuis ?

Oui, je viens de terminer le tournage d’une scène pour la collection Jocks de Falcon et une autre pour Hard Friction [de Raging Stallion]. Mais je ne veux pas en dire plus parce que je veux que ce soit une surprise pour le public.

Comment as-tu pris la décision de faire de la porno? Est-ce que tu connaissais déjà quelqu’un qui en faisait ?

Je n’avais jamais pensé sérieusement à faire de la porno auparavant. Mais après avoir vécu pendant six mois dans mon auto, je suis arrivé à un moment où il fallait que je prenne des décisions majeures dans ma vie. Car, soit que j’allais mourir, crever de faim ou perdre la raison. J’en étais arrivé jusque-là ! J’ai toujours regardé de la porno et cela m’a toujours excité au plus haut point. Je savais que c’était une décision qu’il ne fallait pas prendre à la légère, même si j’étais affamé. J’y ai donc pensé pendant un long moment. Puis, je suis sorti avec un de mes amis qui est «photographe». Il m’a laissé sa carte. Pour faire d’une longue histoire quelque chose de court, cela se trouve qu’il n’était pas que photographe mais, également, un agent dans la porno à la recherche de futurs acteurs. Il a envoyé des photos à RandyBlue et, une semaine plus tard, je prenais l’avion à destination de Los Angeles pour y tourner mon premier solo avec ce studio. Je ne connaissais personne dans l’industrie à ce moment-là et je n’avais presque pas d’amis gais non plus en réalité. C’était tout un changement dans ma vie.

En général, que peux-tu nous dire de ton expérience dans l’industrie porno ?

Jusqu’à présent, l’expérience que j’en ai eu est très positive. Car, certains disent qu’il y a beaucoup de discrimination, beaucoup de papotages, que certaines entreprises sont sans scrupules, vous tiennent en laisse et pressent le citron et vous abandonnent après, mais je dois avouer que je suis très chanceux car je n’ai pas vécu cela. De toute manière, peu importe le type d’emploi que vous occupez, dans quelque endroit que ce soit, il y aura toujours des moments difficiles et des points négatifs. Cela m’a pris presque trois ans maintenant pour réaliser que, pour survivre dans cette industrie, il ne faut pas s’en faire de ce qu’on va dire de toi. Il y aura toujours quelqu’un quelque part qui va parler contre toi et essayer de te caler. Plus vite tu réalises cela, mieux ce sera pour toi. Il faut également savoir qui est de ton côté et qui veut t’utiliser à ses propres fins. Je suis devenu très adroit maintenant à ce jeu-là. Oui, il y a bien des requins dans cette industrie-là, mais il y a encore plus de gens passionnants qui vont vous épauler, vous appuyer et vous aider à vous dépasser même lorsque vous doutez de vous-même. Ce que j’ai appris dès le départ, c’est qu’une belle face n’égale pas nécessairement un bel intérieur. Loin de là. Je sais que, tant que je continuerai à prendre les bonnes décisions, à être moi-même, et ne laisser personne me dévaloriser,

l’expérience dans l’industrie en sera une des plus positives et agréables.

Au début, lorsque tu as commencé ta carrière dans la porno, est-ce que tu as reçu des offres pour faire des films bareback (sexe sans condoms) et l’aurais-tu fait ?

J’ai sans doute reçu de telles offres, mais le simple fait que je ne m’en souviens pas démontre le peu d’intérêt que je porte à ce type de scènes. Si, après une bonne scène de baise intense, je dois commencer à m’inquiéter à savoir si j’ai pu être infecté ou non, pour moi, cela gâche absolument tous ces beaux moments passés. Non, je ne ferais pas du bareback.

Tu es exclusif à Falcon mais, en raison de l’association entre ce studio et Raging Stallion (RSS), tu auras sûrement à jouer aussi pour RSS. RSS est reconnu pour être plus raunchy, comment est-ce qu’un acteur s’adapte en termes d’attitudes et de sexe pour jouer sur les deux tableaux ?

À vrai dire, j’en ai aucune espèce d’idée ! (rires) Je crois que sur le plan sexuel, RSS me convient plus. En réalité, j’aime quand le sexe est plus viril, plus brut, quand les mots deviennent très, très crus. Mais je suis le «bon petit garçon» à ce qu’on dit de moi. Alors je crois que je peux facilement faire les deux. Cela me convient très bien puisque je trouve que plusieurs des gars de Falcon sont tellement hot, hot, hot, à plus de 2 000 degrés !

Y a-t-il des fantasmes, des thématiques que tu aimerais réaliser devant la caméra ?

Ce serait définitivement un gang bang [se faire fourrer par plusieurs gars]. Je ne l’ai encore jamais fait, mais je fantasme beaucoup sur ce type de scène. Je voudrais que mon premier gang bang soit filmé afin qu’il y ait une preuve (rires). Ce serait vraiment épique !

Mais quelle serait ta scène de rêve et avec qui ?

Je suis toujours embarrassé par ce type de question parce que, dans le fond, la vraie question est : sur qui tu trippes dans l’industrie ? N’est-ce pas ? (rires) Eh bien voyons, il y a bien Matthew Rush, même s’il est officiellement à la retraite, Erik Rhodes, ou peut-être que je pourrais bien me soumettre à Mathew Mason. J’ai aussi envie de Ridge Michaels et sa grosse queue, ou Spencer Fox et ses lèvres pulpeuses, il y a encore Boston Miles… Il y en a un tas pour les nommer et certains que je connais de vue, mais pas de noms. Je suis très mauvais avec les noms…

Dans une scène en solo, pour RandyBlue, on t’a vu utiliser un dildo. Est-ce le genre de chose que tu voudrais explorer encore plus pour une scène de Raging Stallion par exemple ?

Bon, je vois où tu veux en venir, alors laisse-moi te dire un petit secret. Et là, je suis honnête à 150 %. C’était ma toute première fois avec un dildo ! J’ai souvent vu ce genre de scènes dans des vidéos et, donc, je voulais faire une bonne impression [auprès du réalisateur] et je me suis dit que je pourrais faire quelque chose de différent, alors j’ai choisi le plus gros dildo qu’ils avaient et je me le suis foutu dans le cul ! Depuis ce temps-là, j’en utilise souvent. Donc je ne vois aucun inconvénient à ce qu’on vienne me titiller avec un beau gros dildo, à condition que cela soit suivi d’une bonne enculade profonde et éner-gique !

Mais serais-tu prêt à pousser encore plus loin et à faire des choses disons, plus kinky, comme pour Fetish Force [la collection plus hard] de Raging Stallion ?

J’en suis sûr, peut-être un jour. J’ai toujours été le gars qui aime expérimenter, mais j’aime aussi prendre mon temps et faire les choses très lentement. Je ne veux pas aller trop vite et tout gâcher parce qu’il y a sûrement du «plaisir» à aller chercher si on fait les choses correctement et qu’on les comprend. Je voudrais me retirer de la porno à 30 ans, donc cela me laisse cinq ans pour expérimenter et vivre pleinement. Qui sait, peut-être que ma dernière scène en sera une de fisting !

Quel est ton genre de gars ? Choisis l’angle si c’est pour baiser ou si c’est pour la porno…

Peu importe, j’aime les gars qui ont confiance en eux. Des hommes humbles, mais qui ont une attitude du genre : «ne me prend pas pour un imbécile» ! Un gars qui est bon à te cajoler, qui a un beau corps et qui sait s’en servir, celui-là risque de m’avoir. Des gars qui vont murmurer dans mon oreille : «je veux te manger le cul» ou encore «je te veux là, tout de suite» ! Des gars qui savent utiliser des mots cochons vont me retrouver le cul en l’air à les attendre... Tu vois ce que je veux dire…

Oh, oui, je vois bien où tu veux en «venir» (rires). Mais justement Micah, est-ce que tu te considères plus comme top ou bottom ou es-tu plutôt «versatile» (polyvalent), as-tu une préférence ?

Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je suis plutôt bottom. Par contre, à la maison, hors de l’industrie, je suis top la plupart du temps ! Peut-être parce que je ne trouve pas quelqu’un qui «mérite» de me dominer à la maison. J’ai besoin d’un gars qui va totalement me prendre en charge. Alors, faute de le trouver dans mon lit, je comble ce vide lorsque je joue une scène…

Et quelle est ta position favorite ?

Doggy et missionnaire ! Doggy (à quatre pattes) pour faire venir mon partenaire et celle du missionnaire parce que je peux m’agripper à ses fesses et le faire rentrer encore plus profondément en moi (oh, rien qu’à y penser, je bande déjà)…

Micah, tu possèdes vraiment un corps magni-fiquement sculpté, tu es musclé, avec de beaux abdos et tu es svelte à la fois. Tu dois t’entraîner souvent, non? Je veux dire, tu dois être un habitué du gym ?

Oh, je déteste répondre à ce genre de question parce que, en réalité, dernièrement, je n’ai fait que manger du junk food même si je vais au gym cinq fois par semaine. Environ deux semaines avant une scène, j’arrête la pizza et les burgers au fromage et je me conditionne à manger plus santé, faire attention et à retourner à la routine [d’exercices]. Mais sinon, 80 % du temps, je triche ! (rires) Je crois que les gens seraient surpris de la transformation de mon corps, et moi aussi d’ailleurs, si je m’y mettais sérieusement. Mais je suis si paresseux… Je déteste aller au gym. (rires)

Dis-nous, est-ce que ta famille et tes amis savent que tu fais de la porno gaie et qu’en pensent-ils ?

Bien franchement, je ne parle plus avec ma famille. Cela fait trois ans et demi maintenant, soit depuis que j’ai fait ma sortie du placard, il a été décidé qu’il valait mieux pour tout le monde si je n’avais plus de contact avec la famille. Donc, j’imagine que je n’ai pas à m’en faire sur ce qu’ils pensent de ça. Ce qui est relativement bien je crois. Du côté de mes amis, par contre, ils trouvent ça super que je fasse de la porno. Ils m’appuient dans ce que je fais. Tous ceux que je considère être de vrais amis trouvent ça absolument génial.

Est-ce que tu as une tournée de promotion de prévu dans les bars ou les clubs ?

J’aimerais bien, oui. J’adore rencontrer les fans et je fais un excellent numéro de danseur nu aussi ! Si quelqu’un est intéressé à m’avoir, j’espère qu’ils me le feront savoir !

En terminant, y a-t-il quelque chose que tu aimerais dire à tes fans au Canada et au Québec en particulier ?

Oui, j’aimerais les remercier pour leur appui. Honnêtement, je ne croyais pas que j’avais des fans au Canada. C’est touchant d’apprendre qu’on a des admirateurs quelque part que l’on ne connaît pas.

J’espère avoir de vos nouvelles, ne soyez pas timides, contactez-moi sur Twitter : @MicahXBrandt.

Micah, merci infiniment pour avoir pris du temps pour cette entrevue avec ZIP.

Il n’y a pas de quoi, c’est moi qui vous remercie. l