Canada — religion catholique — abus

Mgr Lahey condamné pour possession d’images pédo-pornographiques

Étienne Dutil
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L’ancien évêque d’Antigonish (Est du Canada), Mgr Raymond Lahey, 71 ans, vient d’être condamné à Ottawa à 15 mois de prison et à deux ans de liberté conditionnelle pour importation et possession d’images pornographiques infantiles.

Ayant déjà purgé huit mois de prison préventive, temps qui peut compter double selon le code pénal, Mgr Lahey, qui avait plaidé coupable en mai dernier, a été remis en liberté. Il sera i inscrit au registre national des délinquants sexuels pour les vingt prochaines années.
L’évêque avait été interpellé en septembre 2009 lors d’un contrôle à l’aéroport d’Ottawa. Les policiers avaient alors trouvé dans son ordinateur portable environ 600 photos et vidéos compromettantes montrant des garçons, dont certains âgés de huit à dix ans. Il avait ensuite démissionné en attendant son procès.

Peu de temps avant son interpellation, Mgr Lahey avait négocié un accord à l’amiable d’une valeur de 12 millions de dollars de dommages et intérêts versés aux victimes d’abus sexuels commis par des prêtres de son diocèse d’Antigonish. Il est par ailleurs poursuivi au civil par un ancien pensionnaire d’un orphelinat de la province de Terre-Neuve (est) qui l’accuse d’abus sexuels commis dans les années 1980, ce que l’ecclésiastique dément.

Le Saint-Siège pourrait sévir contre Raymond Lahey. « L’Église catholique condamne l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes, en particulier lorsqu’elle est perpétrée contre des mineurs », affirmait le Saint-Siège dans un communiqué publié peu après qu’il eut avoué sa culpabilité pour possession de pornographie infantile. Le communiqué laissait entendre que des sanctions allaient suivre, sans les détailler.

Lors du prononcé de la sentence, l’avocat de Raymond Lahey a affirmé que son client avait écrit à Benoît XIV l’an dernier pour lui présenter sa démission.

 

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Ayant déjà purgé huit mois de prison préventive, temps qui peut compter double selon le code pénal, (...)

Publié le 05 janvier 2012

par Étienne Dutil