Le mâle bûcheron !

Bob Hager

Marc Antonios
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Bob Hager est le tout dernier spécimen de mâle viril embrigadé par le célébrissime studio COLT. Contrairement à d’autres acteurs interviewés ici, Bob Hager, 35 ans, commence à peine dans l’industrie. Des yeux bruns, des cheveux noirs, une barbe fournie, un corps découpé au couteau, des épaules solides (il faut dire que Hager mesure 6 pieds et un pouce et pèse 200 lbs) et une toison sombre et dense nous indiquent bien qu’il est l’homme parfait pour COLT. Le fantasme de nombreux gars quoi ! Cet acteur débute donc sa carrière porno en très belle compagnie, avec les Aaron Cage, Josh West, Roman Wright et Marko Lebeau, un Québécois, entre autres, dans la production Bear (voir critique) réalisée par Kristofer Weston, qui a remporté plusieurs prix de l’industrie. On ne pouvait pas demander mieux ! Cet homme sexy arborant un beau bâton de huit pouces se retrouvait en terrain connu puisque ce film se déroule dans les bois, lui qui vit pratiquement en forêt et adore les travaux tels couper des bûches pour le feu, etc. A la fin de décembre, COLT lancera le prochain film mettant en vedette Bob Hager, soit Manpower, également réalisé par Kristofer Weston, où il sera en compagnie de Spencer Reed (voir ZIP no. 72), Aaron Cage, Nate Karlton et plusieurs autres. En attendant, Hager, originaire de la Pennsylvanie, sillonne de temps à autre le pays lors d’activités de promotion ainsi, à la fin novembre, il était au bar Boom à Milwaukee (Wisconsin). D’autres événements du genre sont attendus l’an prochain pour ce beau grand brun… Bien entendu, on ne peut avoir un tel corps bâti si on ne s’entraîne pas. Bob Hager affirme faire du gym tous les jours ! Encore néophyte dans l’industrie, il se dit agréablement surpris de COLT, un rêve devenu réalité pour lui ! Voici donc l’entrevue qu’il nous a accordé, il y a quelques jours à peine.



Bonjour Bob, on pourrait peut-être commencer par le début en te demandant comment les choses se sont passées pour toi lors du tournage de Bear ? Étais-tu nerveux, anxieux sur le plateau ?

Bonjour. En fait, cette toute première scène fut une expérience incroyable pour moi et, croyez le ou non, elle fut très libératrice à bien des niveaux. Non seulement la scène s’est très bien déroulée, mais tout le monde sur le plateau m’a réconforté, on m’a fait sentir à l’aise et cela a commencé la veille du tournage, lors de la session de photos. Pour être honnête, il s’agit d’une renaissance pour moi en quelque sorte. J’avoue que cette première scène, cette première session de photos, ce nouveau nom, Bob Hager, me relient, me rattachent à quelque chose que je sens comme étant très fort, solide et qui attendait de se matérialiser depuis longtemps. Et la scène en elle-même a été absolument hot !

Tu as signé un contrat en tant que COLT Man, est-ce que cela te procure une certaine stabilité en termes de tournages ?



À vrai dire, je ne sais pas ce que comporte dans les détails ce contrat, mais je suis extrêmement fier de représenter un studio qui, pour moi, personnifie la vision, le look et le style d’un mâle. Pour moi, devenir un COLT Man signifie que je suis sérieux dans ce que j’entreprends et je suis fier d’appartenir à cette tradition COLT. J’ai choisi de travailler en tant qu’exclusif de COLT en raison de la qualité supérieure de la production et du professionnalisme de l’équipe et, également, parce que je suis très confortable avec l’image de la direction artistique qu’ils projettent.

Justement, qu’est-ce que cela représente pour toi que d’être devenu un membre de l’équipe COLT ?

Eh bien, disons que lorsque je me donne, je me donne à fond. Lorsque j’entreprends quelque chose, je le fais avec conviction et je ne regarde pas en arrière avec des regrets. Ici, c’est la même chose. De faire partie de ce qu’il y a de meilleur [dans l’industrie], c’est pour moi un grand honneur.



Qu’est-ce qui t’as fait devenir un acteur porno et comment es-tu entré en contact avec les gens chez COLT ? Avais-tu eu d’autres expériences avant COLT ?

Non, Bear constitue vraiment mon entrée dans la porno. C’est très drôle parce que quiconque me connaît réellement, ne me demanderait pas cette question-là. C’est qui je suis personnellement. Je l’ai fait de façon naturelle dans le sens que j’ai suivi mon instinct. Donc, voilà comment cela s’est passé. Je ne sais pas si je me suis senti assez prêt pour le faire mais, toujours est-il que j’ai envoyé un certain nombre de photos à COLT. Je voulais en quelque sorte me tester moi-même en me disant que si je n’étais pas fait pour ce qu’il y a de meilleur, alors je devrais oublier de faire de la porno. Je ne voulais pas travailler pour un autre studio, c’est COLT que je voulais. Alors j’ai reçu une réponse : lorsqu’ils m’ont dit qu’ils aimaient ce qu’ils voyaient, c’est à ce moment-là que j’ai pensé sérieusement à faire de la porno. Après un couple de mois, je me sentais physiquement et psychologiquement prêt pour l’expérience et ce fut très naturel pour moi…

Jusqu’à présent, est-ce que cela répond à tes attentes envers l’industrie porno ?

Non, pas vraiment. Je m’explique : à vrai dire, je m’attendais au pire, un mélange de ce que certains de mes amis m’avaient dit et ce que je m’imaginais. Je ne connaissais personne qui a fait de la porno dans mon entourage, donc je ne savais pas à quoi m’attendre et je devais voir moi-même ce que c’était en réalité. Et la réalité c’est que j’ai été merveilleusement traité comme un membre de la famille COLT, j’ai été entouré par un personnel expérimenté et talentueux qui a pu ainsi me guider à travers cette nouvelle expérience.

Y a-t-il des fantasmes, des thématiques que tu aimerais explorer
devant la caméra ?


Bien sûr qu’il y en a. Lorsque le réali-sateur de Bear, Kristofer Weston, m’a indiqué qu’il aimerait que je coupe du bois pour le foyer en ouverture du film, j’étais très excité. C’est que, voyez-vous, je vis déjà dans un chalet en plein milieu d’un bois donc, donner des coups de hache dans une bûche en prenant mon café le matin, c’est ce que je fais tout le temps. C’est naturel pour moi ! J’aimerais faire des choses qui sont naturelles pour moi et que, je crois, que le public trouverait très hot ! Peut-être que traduire certains de mes intérêts en scènes pornos serait tout simplement génial ! Par exemple, être dans la forêt et chasser avec un copain se traduirait en une très belle scène de baise je crois. Je suis un plongeur certifié, je suis très confortable dans un de ces habits moulants de plongée et tout l’équipement qui va avec. Je ne sais pas, je m’imagine aisément une scène avec deux gars sur un bateau, voguant dans les Caraïbes, en train de se dévêtir de leurs équipements de plongée, se tâter et baiser… Yummm…



Mais justement, quel est ton genre de gars ?

Dans la vie quotidienne, j’aime plutôt les gars plus petits que moi, poilus, le genre de mec avec lequel je peux m’amuser en le bardassant un peu. J’aime les gars qui sont plus soumis. Mais c’est très difficile de dire précisément le genre de gars qui me plaît parce que je trouve bien des styles d’hommes attirants. Mais je crois que je préfère les hommes qui ont une attitude relaxe. Je suis attiré par les gars qui n’ont pas peur de démontrer qui ils sont, qui ont confiance en eux-mêmes, ça c’est très important pour moi.

Quelle est ta position favorite ?

Je ne sais pas exactement comment ça s’appelle, mais j’aime fourrer un gars sur ses genoux avec sa tête enfouie dans les oreillers. C’est définitivement ce que je préfère. Mais d’un autre côté, j’aime avoir la possibilité d’être dans une autre position et tenir sa tête baissée pendant que je lui pistonne le cul… C’est toujours intéressant d’avoir plusieurs options !

Est-ce que ta famille ou tes amis savent que tu fais de la porno et qu’est-ce qu’ils en pensent ?

J’ai reçu plusieurs réactions, certaines [personnes] m’encourageaient avec excitation, d’autres se questionnaient. En fin de compte, ce qui était le plus important pour moi, c’était d’avoir le OK de mon conjoint, il me comprend totalement et n’a pas eu besoin de me demander «pourquoi». Ceux qui l’ont fait ont eu une réponse très simple : cela reflète entièrement ma personnalité et qui je suis.



Tu es très baraqué, musclé, un homme fort quoi, mais combien de fois vas-tu au gym et est-ce que tu as un entraîneur, est-ce que tu fais un programme spécifique ?

J’adore aller au gym. Le gym est pour moi une manière de me retrouver, de connecter avec mon corps d’une façon qui me revigore mentalement et physiquement. J’y vais, généralement, sur l’heure du lunch, je m’entraîne quotidiennement de 30 à 40 minutes. Lorsque je soulève des poids, je le fais jusqu’à l’épuisement, donc je me limite à atteindre ce moment-là. Par contre, je n’ai jamais eu d’entraîneur, mais je lis beaucoup de livres sur la santé et le culturisme naturel. J’apprends beaucoup en ce moment afin d’obtenir le certificat d’entraîneur professionnel et ainsi pouvoir aider les autres à atteindre leurs objectifs, cela serait une satisfaction pour moi.

Bien des hommes gais et hétéros, surtout lorsqu’ils s’entraînent, s’épilent afin que leurs poils ne cachent pas leur poitrine bien découpée, est-ce que tu es toujours resté poilu et est-ce que tu crois que le poil est revenu à la mode chez les gais ?

Tu ne m’aurais pas demandé la question précédente si les poils cachaient vraiment mon torse ! Bon, je ne peux pas m’imaginer vraiment pourquoi un homme voudrait raser n’importe quelle partie de son corps, parce que, pour moi, le poil c’est très excitant ! Bien des gens m’ont dit qu’ils apprécient ma barbe donc, en quelque part, je suppose que cela veut dire que le poil effectue un certain retour [chez les gais]. Il y a un vieux proverbe grec qui dit : «Il y a deux sortes de gens dans ce monde qui n’ont pas de barbe, les femmes et les enfants, et je suis ni l’un, ni l’autre». J’aime bien cet adage…



Merci bien pour tous ces commentaires Bob et à la prochaine.

C’est moi qui remercie tous les lecteurs de ZIP de vouloir me connaître un peu plus…

Photos : www.coltstudiogroup.com