GRIS-Montréal : Campagne de financement 2012

L’homophobie, ça suffit donnez au GRIS !

Denis-Daniel Boullé
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« Pourquoi il se traite lui-même de gai? ». Voilà la question que posait à son professeur un jeune après qu’un intervenant du GRIS se soit présenté à l’ensemble d’une classe. Gai était perçu uniquement sous le signe de l’injure. L’anecdote rapportée par Alain Vandelac, professeur au secondaire de Culture et éthique religieuse, souligne de façon emblématique l’importance du travail du GRIS pour remettre certaines pendules à l’heure concernant la perception de l’homosexualité chez les jeunes. Alain Vandelac, qui invite chaque année le GRIS à rencontrer ses étudiants faisaient partie des quelques invités présents, dont Macha Limonchick et Vincent Bolduc, porte-parole du GRIS, Maurice Côté, vice-président gestion privée pour la RBC, et Robert Pilon, président du GRIS-Montréal.

Macha Limonchik et Vincent Bolduc sont parents. Tous les deux dans leur intervention ont mentionné comment ils étaient sensibles à cette cause et s’improvisent aujourd’hui comme observateurs privi-légiés en fréquentant les écoles de leurs enfants et des relations de ceux-ci. Le comédien a rappelé qu’en 2010-2011, les 1 163 interventions en classe ont rejoint plus de 30 200 jeunes. Si l’on remonte à la création du GRIS en 1994, on estime que plus de 183 000 jeunes ont été rencontrés dans la grande région de Montréal. Une sensibilisation aux réalités LGBT qui doit porter ses fruits puisque la demande de la part des professionnels et des enseignants ne cesse d’augmenter. Pour continuer sa mission, le GRIS-Montréal doit aussi avoir des fonds supplémentaires pour multiplier ses interventions. Ainsi, Maurice Côté, président du cabinet de campagne, a souligné que les différents paliers fournissent moins du quart des revenus nécessaires au fonctionnement du GRIS-Montréal, le reste provenant d’individus ou de corporation. « C’est le thème de la nouvelle campagne, L’homophobie, ça suffit ! Je donne au GRIS, pour appeler à la générosité de chacun ».

Si le GRIS a reçu au cours de ses douze derniers mois deux prix, le prix Léo-Guindon de l’Alliance des professeures et des professeurs de Montréal, et le Prix d’excellence du ministère de la santé, il remet aussi des prix assorti d’une bourse de 2 000 $. En association avec la Fondation Simple Plan, et autour d’un thème, C’est quoi ton plan pour stopper l’homophobie, le prix a été attribué à Fantine-Violette Sabiri, étudiante de cinquième année à l’école Joseph-François-Perreaut de Montréal. L’étudiante a réalisé un documentaire d’une trentaine de minutes pour parler de thèmes comme le coming-out, le défilé de la fierté, etc. avec des intervenants.

Comme l’a rappelé Robert Pilon, le prix a été créé avec l’organisme partenaire, GRIS-Québec, pour souligner les initiatives de différentes écoles pour lutter contre l’homophobie comme ont pu le constater les intervenants du GRIS au cours de leur déplacement dans des établissements.

Après la conférence de presse, Robert Pilon nous confiait que s’il fallait donner généreusement au GRIS, une autre façon de donner était de devenir bénévoles pour l’organisme. Le GRIS-Montréal est toujours à la recherche de futurs intervenants qui se joindraient à l’équipe pour continuer le travail de démystification.

L’objectif pour la campagne 2011-2012 est d’atteindre 120 000 $. Mais ce serait sympa, si l’objectif était largement dépassé. Il est à rappeler que les jeunes qui rencontrent le GRIS-Montréal sont les adultes de demain, et ils manifesteront sûrement une ouverture plus grande aux réalités LGBT que leurs aîné-e-s.

Pour faire un don ou en connaître davantage, consultez le site web.

 

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Publié le 28 septembre 2011

par Denis-Daniel Boullé