FONDATION JASMIN ROY / PROJET PILOTE DANS LES ÉCOLES

Agir sur le terrain pour contrer l’intimidation en milieu scolaire

Julie Vaillancourt
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Pour plusieurs jeunes, le retour à l’école ne se conjugue pas nécessairement avec plaisir et désir d’apprendre. Et pour les victimes de harcèlement et d’intimidation en milieu scolaire, l’école devient souvent synonyme d’enfer. Jasmin Roy, comédien-animateur et auteur de l’autobiographie Osti de fif!, en sait quelque chose… Et pour cause, il chapeaute sa propre fondation.

S’étant donné comme mission de lutter contre l’intimidation en milieu scolaire, tout en exerçant les pressions gouvernementales nécessaires, la Fondation Jasmin Roy lance un important projet pilote dans quatre écoles québécoises, soit la polyvalente de L'Ancienne-Lorette (Québec), l’école secon-daire l’Odyssée (Québec), l’école secondaire du Rocher, située à Grand-Mère (Shawinigan) et finalement l’école primaire Aux-Quatre-Vents de Saint-Sulpice (Lanaudière).

Ainsi, dès septembre, un intervenant salarié sera disponible dans chaque école à raison d’une journée semaine, afin de «faire la lutte» à l’intimidation scolaire, en accordant une importance particulière à l’homophobie, car « tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas des gens sur le terrain qui vont régler le problème, nous n’y arriverons pas!», maintient Jasmin Roy. Ainsi, l’intervenant sera en mesure d’offrir des outils efficaces afin d’éduquer les élèves sur les conséquences de l’intimidation, tout en intervenant auprès des victimes et agresseurs. Financé par la Fondation Jasmin Roy, le projet pilote fera l’objet d’une étude, chapeautée par la CSN, afin de mesurer ses impacts, puisque «nous comptons bien étendre cette stratégie à plusieurs établissements scolaires par la suite», précise Jasmin Roy.

Sur son site Web, la fondation présente des capsules vidéo touchantes proposant des témoignages de victi-mes d’intimidation en milieu scolaire. Une myriade de personnalités québécoises ont offert leur appui à la cause, «à un point tel que j’ai dû mettre les freins, car il y avait trop de monde!», mentionne Jasmin Roy. Cela souligne l’importance de lutter pour une cause qui touche nombre de jeunes: «Depuis la sortie de mon livre et avec l’essor de la fondation, j’ai gardé ce sujet au cœur de l’actualité et je crois que c’est ça l’important! Ayant déjà été victime d’homophobie, j’essaie de faire comprendre aux gens que l’homophobie n’est pas qu’une question d’homosexualité…Des mots comme fif et tapette sont utilisés de façon généralisée; il y a une espèce de pandémie. C’est inacceptable qu’on ne réprime pas ce type de comportement!» Aujour-d’hui porte-parole des Célébrations de la Fierté Montréal, Jasmin Roy n’hésite pas à afficher ses couleurs au-delà de ses implications: «Ce qui fait chaud au cœur, c’est qu’en très peu de temps, j’ai réussi à mobiliser beaucoup de gens à la cause et je sens que la population du Québec est derrière moi! Ça vient prouver que ce n’est pas parce qu’on est ouvertement gai, qu’on ne fait pas partie des familles… Et je sais que je fais partie de la grande famille et que la population québécoise m’appuie!» Ainsi, grâce à la fondation, ce sera l’occasion d’une rentrée haute en couleur, pour plusieurs écoles de la province.

 

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FONDATION JASMIN ROY / PROJET PILOTE DANS LES ÉCOLES

Agir sur le terrain pour contrer l’intimidation en milieu scolaire

S’étant donné comme mission de lutter contre l’intimidation en milieu scolaire, tout en exerçant les (...)

Publié le 22 août 2011

par Julie Vaillancourt

   
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Anciens commentaires

  • A Maxime, Moi-même vers cette âge j'ai subit un peu d'intimidation dans le transport en commun. Originaire d'Ottawa, aussi un peu d'intimidation auprès de mes collègues au secondaire, soit la neuvième et la dixième. Bizarement que ces harcèlements étaient fait discrètement que par des gens comme moi qui se cachait aussi.Je n'ai pas courru vers eu pour les avoir comme ami, je n'étais pas intéressé à m'afficher dans ces années là... Aujourd'hui on voit toujours encore que malheureusement la société c'est la famille et c'est l'influence de la Religion Catholique qui est fortement demeuré dans nos croyances...donc encore aujourd'hui c'est difficile de s'afficher surtout à cette âge qu'est l'adolescence... J'ai toujours réussi à resté moi-même parce que je savais que j'étais différent ou normale ou correcte en m'acceptant en cachette jusqu'a l'âge de 19 ans. Je viens de la génération ou l'homosexualité était considéré comme une maladie mentale. Lorsque j'ai rencontré mon partenaire et cela c'est fait tout naturelment dans la 30 aine...cela à été mon genre de comming-out... Cela faisait 18 ans déjà en couple, mais cela n'a pas empêché mon pére de me dire en pleine face, "si on avait sû que tu étais gaie à 19 ans on t'aurait renfermé dans une institut psychiatrique "... Je dois vivre avec cette remarque toute ma vie, par contre on arrive à oublié ou vivre avec, pardonner ou laisser aller... J'étais présent avec ma mére losqu'on a reçu le prêtre de la paroisse au salon pour qu'il sans aucune gêne de sa part; lui dire à ma mère de ne pas empêcher la famille...elle prennait déjà la fameuse "pillule"...et ne l'a jamais écouté parce que sa vie aurait été en danger... Mon couple était exemplaire mais ma mère me disait," on va seulement dire que vous êtes des amis".(toute une fièrté)...moi qui trouvait tellement important de nous voir ensembles comme un beau couple... Je viens d'une famille 'normale'on peut dire, mes parents sont toujours ensembles, mes frères et soeur m'adore parce que je suis authentique... Je vie à Montréal depuis 30 ans et je suis très bien ici, je travaille dans le domaine des arts... mon seul problême a vraiment été mes parents... bien à vous et merci Maxime, tu as eu du guts et en plus on t'appuie comme jamais parce que tu l'as fait en toute authenticité...C'est extraordinaire... Ceci est mon histoire et c'est dommage qu'il faut partir (en référence au jeune adolecent de Kanata) pour avoir tout ce monde maintenant autour de soi qui nous écoutent... trop tard !!! Publié le 24/10/2011
  • Une erreur de ma part. c'était à Jasmin Roy et non à Maxime que je m'adressais. Merci, Daniel Publié le 24/10/2011