Entrevue

Mason Star de Cocky Boys

Marc Antonios
Commentaires
Photo prise par © Joe Oppedisano
Des yeux clairs ensorceleurs, de petites lèvres rosées, un sourire Pepsodent à tout casser et un corps athlétique imberbe avec des tatouages, dont celui de l’œil d’Horus (un dieu égyptien) en plein milieu du thorax, et une queue de 8,5 pouces, c’est ce qu’on appelle être équipé pour veiller tard ! C’est ainsi que se présente le très agréable Mason Star. Il n’a que 22 ans et mesure 5 pieds et 8 pouces. Ce natif de Sacramento (Californie) s’est voué que récemment au milieu de la porno gaie. Danseur dans un club de Los Angeles – aux Etats-Unis les danseurs n’ont pas le droit, contrairement au Canada, de se montrer totalement nu, c’est pourquoi on les appellent «gogo dancers» – il a été vite remarqué par des gens de l’industrie. Mason Star n’a commencé qu’en février seulement pour Next Door Studios (avec Johnny Torque et Anthony Romero). Il tourne aussi une scène avec l’acteur Rod Daily www.roddaily.com. Par la suite c’est un autre gros calibre du web qui le recrute, soit Cocky Boys (voir chronique Internet XXX page 28). Cocky Boys a mis le grappin sur ce magnifique et sexy jeune homme qui est, soit dit en passant, «versatile» (ou polyvalent). Ce site n’avait pas d’exclusifs depuis quelques années, mais a senti que s’il ne signait pas cet éphèbe immédiatement, avec ces yeux verts charmeurs, il pourrait être embrigadé par quelqu’un d’autre et, la compétition étant féroce dans le milieu, alors on lui a sorti le contrat illico presto ! Résultat : il tournera près d’une dizaine d’épisodes pour le site y compris avec les alléchants acteurs Seth Roberts, Adrian Long et Jimmy Clay, entre autres. Cocky Boys tournant parfois des scènes à Montréal, Mason Star s’est donc retrouvé dans la métropole à jouer dans trois scènes avec d’autres acteurs de Cocky Boys, incluant des gars de Montréal !!! Mais ce n’est pas tout, ce jeune homme est monté sur l’estrade du Cabaret JP ou il était invité à danser, mais tout nu cette fois-ci ! Mason Star nous parle donc de ses expériences en tant que jeune acteur et des moments agréables qu’il a passé ici à Montréal et son retour dans la métropole durant les festivités des Célébrations de la Fierté (en particulier une séance de signatures chez Wega Video). Bonjour Mason Star.

Bonjour à tous.

Tu as commencé comme un danseur en Californie et je crois que tu danses encore d’ailleurs, mais qu’est-ce qui a fait que tu t’es retrouvé presque nu ainsi dans des clubs et comment fut cette transition vers la porno ?

La danse est ma grande passion dès le départ. J’ai commencé à danser à un très jeune âge et j’ai pratiqué plusieurs styles. Puis, j’ai débuté en tant que danseur gogo pour me faire plus d’argent, mais je me suis très vite retrouvé au sommet du milieu des danseurs et j’ai dansé avec les plus importants en Californie. On dirait que, du jour au lendemain, je me suis mis les pieds dans la porno. Après tout, danser sur une scène avec tous ces gars qui te regardent, ce n’est pas si différent.

Je crois que tu as débuté en février ta carrière porno et c’était avec Next Door, puis avec Cocky Boys. Comment cela s’est déroulé, étais-tu nerveux sur le plateau, avec les acteurs, etc. ?

Au tout début, oui, j’ai tourné deux scènes avec Next Door. Ma toute première scène fut avec Rod Daily, je suis un grand admirateur de Rod. Donc, j’étais à la fois très nerveux [de tourner avec lui], mais très excité aussi. Mais la scène a été géniale. Puis, mon agent, chez Pacific Blue, m’a suggéré d’aller voir Cocky Boys. L’idée a tout simplement été fantastique. J’ai alors tourné deux solos après lesquels les gens de Cocky Boys m’ont demandé de devenir exclusif. Je me sens appuyé totalement par eux. C’est comme une grande famille et j’ai le sentiment qu’ils sont là pour me guider à travers l’industrie porno. À partir de ce moment là, j’ai travaillé avec des acteurs parmi les plus hot de l’industrie comme Jimmy Clay, Phenix Saint ou encore Gabriel Clark.

Comment tes fans qui t’ont vu danser réagissent face à ta nouvelle carrière et de constater que tu vas plus loin encore en faisant de la porno ?

Mes fans qui me connaissent en tant que danseur gogo apprennent tranquillement que je fais de la porno. Ceux qui le savent deviennent super excité. Mais sachant que je suis un exlusif de Cocky Boys, je me suis fait tout un tas de fans qui m’aiment parceque je suis un acteur.

À seulement 22 ans, tu as signé un contrat d’exclusivité avec Cocky Boys, est-ce mieux pour toi, cela te donne-t-il une certaine stabilité en termes de tournages de scènes et de travail ?

Cela me donne totalement un sentiment de stabi-lité et de confort, surtout lorsqu’on a à travailler avec des mecs comme Tommy Defendi, Gabriel Clark ou Adrian Long ! Bien que j’aime constamment rencontrer de nouveaux acteurs et partenaires, être exclusif chez Cocky Boys signifie travailler avec des gens que l’on connaît bien ce qui est tout un avantage ! Par le fait même, [l’équipe de] Cocky Boys est tout aussi engagée à me promouvoir et à me laisser être ce que je suis et qui je suis, avec toute ma créativité, ce qui est primordial pour moi.

Bien des jeunes de ton âge ou même plus jeu-nes encore sont introduits au milieu de la porno par l’entremise du bareback (sexe sans condoms), quelle est ton opinion là-dessus et y as-tu déjà songé ?

Je n’ai jamais été approché pour en faire. Mais si jamais on me l’avait demandé, j’aurais refusé. Je suis un sérieux adepte du sécurisexe et aucun montant d’argent ne m’aurait convaincu de faire des scènes bareback.


Jusqu’à présent, combien de scènes as-tu tourné ? Que peux-tu nous dire de tes expé-
riences en tant que porn star et ce que cela représente d’être acteur chez Cocky Boys ?


J’ai joué dans neuf scènes et j’ai adoré chacune d’entre elles. Mais curieusement, je ne me consi-dère pas comme une porn star encore, mais plutôt comme un modèle qui œuvre dans l’industrie adulte. J’espère devenir, un jour, une porn star (clin d’œil). Jusqu’à présent, le fait d’être dans l’industrie a changé ma vie pour le mieux. [En ce qui a trait à être acteur chez Cocky Boys], cela veut dire d’abord, de me préparer avant une scène, d’être prêt «pour la caméra». L’objectif de Cocky Boys est de montrer des scènes de sexe tel que vécu dans la réalité, c’est plus brut. Benny Morecock, le directeur artistique, possède une certaine vision de chacune des scènes. Lorsque nous devons tourner une scène, nous vivons tous ensemble. Lorsque nous nous rencontrons, tout ce que nous voulons c’est de nous déshabiller les uns les autres et baiser. La sensibilité de Benny fait qu’il comprend vite avec qui un acteur veut baiser. À partir de ce moment-là, il nous sépare jusqu’à ce que nous soyons prêts à tourner, nous devenons alors très excités et émoustillés. C’est un peu comme appâter un loup affamé dans une cage avec un morceau de viande. Et qu’est-ce que vous pensez qu’il arrive lorsqu’on ouvre cette porte ? Il en ressort quelque chose de très animal et merveilleux à la fois. Mais ma plus grande appréhension [lorsqu’on tourne] est que j’éjacule avant que l’on ait pu avoir toutes les prises nécessaires pour la scène.

À Montréal, jusqu’à présent, tu a joué dans trois scènes. Y a-t-il une différence entre tourner ici et dans les studios américains, à part le voyage bien sûr ? Et pourquoi est-ce que Cocky Boys vient filmer à Montréal, est-ce à cause de tous ces hommes si hot que l’on y retrouve ?

La seule différence lorsqu’on filme à Montréal c’est les divers plateaux de tournages, les acti-vités et oui, en effet, les gars sexy. Il me semble que, partout où je regardais à Montréal, je ne vo-yais que des mecs sexy à souhait. J’y ai rencontré mon mari canadien d’ailleurs… Non, c’est une farce… Il s’agit d’un autre acteur [de Montréal] avec lequel nous avons passé une nuit à nous minoucher…

On m’a dit que, lorsque tu étais ici à Montréal, tu t’es retrouvé sur la scène du Cabaret JP en tant que danseur invité. Comment t’es-tu senti dans une ville où les danseurs se mettent complètement nus ?

C’était la première fois, en effet, que j’étais tout nu sur une estrade et je dois avouer que j’étais un peu nerveux. Gabriel Clark (qui est Montréalais) était mon entraîneur dans cette histoire-là, il m’encourageait. En fait, nous tournions des prises de vue pour une éventuelle scène. Lorsque le tout s’est terminé, je me suis senti très bien et je serai prêt à recommencer n’importe quand. J’ai aimé pouvoir rencontrer mes fans en direct, leur parler, les regarder droit dans les yeux et les remercier pour leur appui parce que, sans eux, je ne suis rien. 

Quels sont tes fantasmes que tu aimerais expérimenter devant la caméra ? As-tu des thématiques que tu aimerais aborder ?

Je veux tout explorer. J’aimerais bien faire une scène d’orgie ou de gangbang [se faire fourrer par plusieurs gars]. Mais je viens justement d’apprendre que l’on en tournera probablement une lors de notre passage à Montréal pendant la Fierté ! J’aimerais vraiment faire de la porno d’avant-garde parce que je considère la porno comme une forme d’art.



Dis-nous quel est ton type préféré d’homme (que ce soit pour baiser ou pour les films) ?

Qu’il ait 25 ou 45 ans, j’aime n’importe quel homme pourvu qu’il respire la confiance en lui et qu’il arbore une belle attitude. De n’importe quelle race ou culture, cela m’excite s’il possède une belle attitude. Pour ce qui est des tournages, tous les gars de Cocky Boys sont absolument parfaits pour moi, j’ai une confiance entière en eux.

As-tu une position favorite ?

J’adore me faire fourrer à quatre pattes (doggy style). Par contre, j’aime jouir sur le dos pendant que mon partenaire me pénètre et me regarde venir, c’est excitant. Mais lorsque c’est moi qui fourre, je me donne à fond et toutes les positions sont bonnes.

Est-ce que tes amis et ta parenté savent que tu fais de la porno gaie et qu’en pensent-ils ?

Oui, la plupart de mes amis et des membres de ma famille savent que j’en fais. Le plus drôle c’est que c’est ma mère qui m’a poussé à aller vers l’industrie. Elle m’a encouragé en me disant qu’on n’a qu’une seule vie à vivre et que ma beauté s’en ira un jour, de vivre pleinement et d’en pro-fiter.  

Donc, tu as dit que tu seras de retour à Montréal bientôt et avec l’équipe de Cocky Boys ?

Oui, c’est bien cela. Je serai à Montréal pour les célébrations de la Fierté. Non seulement on tournera quelques scènes, mais je serai, le 12 août, chez Wega Video avec d’autres gars de Cocky Boys, pour une séance de signatures, on signera tout ce que vous voudrez, des affiches, des couvertures de DVD et même des parties de corps ! Bien sûr, nous seront disponibles à prendre des photos avec les fans.


À part ta venue prochaine à Montréal, quels sont tes autres projets ?

Le directeur artistique de Cocky Boys, Benny Morecock, lance sa propre collection de DVD. Je me retrouve ainsi sur la couverture de la 1ère vidéo de la collection intitulée Ride My Disco Stick (c’est un clin d’œil à Mother Monster). J’espère y faire mon premier gangbang ainsi que ma toute première double pénétration. Je croise les doigts !

Merci infiniment Mason Star pou nous avoir parlé de toi et tes projets.

Merci à vous et rappelez-vous, chers amis de Montréal, que je serai parmi vous le 12 août chez Wega Video, j’ai hâte de vous rencontrer…l