1, BOULEVARD DES RÊVES, le 28 juillet

Chanter et célébrer la diversité (jeudi 28 juillet)

Julie Vaillancourt
Commentaires

Le 28 juillet prochain, la rue Berri sera des plus festives avec le spectacle gratuit de grande envergure «1, Boulevard des rêves». Nombre d’artistes viendront chanter la diversité et célébrer le drapeau irisé, au plus grand bonheur des spectateurs. Une occasion unique de rassembler le grand public et de créer une mixité autour de Divers/Cité

Aux dires de Suzanne Girard, directrice générale de Divers/Cité, le festival chérit cette mission de mixité et d’inclusion. Et, au regard de la programmation de «1, Boulevard des rêves», on ne peut que le constater. Au menu de cette douzième édition: des gens provenant de tous milieux et œuvrant dans divers styles musicaux. Les sonorités pop, jazz, soul, R&B, blues et rock, se côtoieront sur une même scène, avec un house band sous la direction de Robin Chemtov. L’animation sera assurée par nulle autre que l’inimi-table reine du cabaret montréalais, Marleen Menard. Mentionnons que cet événement d’envergure a vu, au fil des ans, défiler nombre de célébrités du milieu artistique québécois, dont Louise Forestier, Joanne Blouin, Élizabeth Blouin-Brathwaite, Nanette Workman, Lynda Thalie, Sylvie Desgroseilliers, Kim Richardson, Patsy Gallant, Martha Walsh, Dorothée Berryman, Nathalie Choquette, Jim Zellers, Jonas, etc. Cette année, certains seront de retour sur la grande scène de la rue Berri, dont Sylvie Desgroseilliers, précise Suzanne Girard, avant d’ajouter : «1 Boule- vard des rêves bénéficiera du grand espace en face de la Grande Bibliothèque et de projections sur écran géant. Les artistes vont aussi se voir en cinémascope! Je me souviens de la première fois où Mado était sortie sur scène…ça lui avait fait un choc de se voir en dix fois plus gros!»



Et comme si l’événement n’était pas déjà assez «big», sa programmation promet d’être aussi diversifiée qu’internationale. Mentionnons d’abord la belle chanteuse Inuk Elisapie Isaac. S’en suivra une performance de la D.J. musicienne montréalaise de renommée internationale Misstress Barbara, qui offrira une performance avec Girls on a Ducatti. Rappelons que cette dernière a sorti, à l’hiver dernier, les simples francophones Et il bat et Tu seras mon roi, après avoir réalisé en 2009, son album I’m no Human, pour lequel elle a obtenu une nomination pour un Juno, dans la catégorie «Meilleur album danse de l’année».

Et si danse il y aura, les amateurs de chant ne seront pas déçus, puisque le talentueux artiste Joey Arias sera de retour à Montréal, mais cette fois sur la scène de 1, Boulevard des rêves : «L’année dernière, avec Lady Bunny et Scott Ewalt, au Jello bar, c’était trippant! En plus, j’ai passé plus de temps avec eux que lorsque nous sommes à New York. Montréal en été, c’est épatant! Lors de ma performance au Jello Bar, c’était fou. Quelle sensation! Le bar était bondé», exprime Joey.

Pour 1, Boulevard des rêves, l’artiste promet une performance unique, puisqu’il rendra hommage au chanteur allemand Klaus Nomi, icône de la scène New Wave et une des premières personnalités à décéder des suites du SIDA. «Klaus et moi étions des amis très proches, nous faisions tout ensemble. Performer avec des pièces tirées de son répertoire est très important pour son héritage! Personne n’arrivait à le cerner vraiment… Pour ma part, je connais ses mouvements et même où il prend ses respirations durant ses chansons, alors le public peut s’attendre à une performance à couper le souffle», promet l’artiste.

Joey, grand admirateur de Billie Holiday et de Robert Plant, possède une voix riche, qu’il n’hésite pas à vanter au profit de causes admirables : «Les festivals et célébrations de la fierté sont un point culminant où la communauté LGBT examine où elle en est avec les droits, l’acceptation et les préjugés. Et la lutte n’est pas terminée. Nous devons encore conscientiser et éduquer. Lorsque j’étais avec le Cirque du Soleil, j’ai vu comment un groupe de gens pouvait travailler ensemble, particulièrement lors du processus de création, puisque Zumanity traite de la sexu-alité et de la sensualité. Je n’étais pas dans le placard et je ne l’ai jamais été… Je pouvais être moi-même, et nous étions une seule et même famille!» Entrez dans la danse et faites parti de la famille, en investissant la rue...

 

  Envoyer cet article

1, BOULEVARD DES RÊVES, le 28 juillet

Chanter et célébrer la diversité (jeudi 28 juillet)

Aux dires de Suzanne Girard, directrice générale de Divers/Cité, le festival chérit cette mission de (...)

Publié le 17 juin 2011

par Julie Vaillancourt