DJ du mois

Le tout inclus d'Alex Draym

Philippe Boivin
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Oui, la plastique épurée de tout défaut d'Alex Draym incite au péché. Sexe-symbole inavoué, il vous ensorcelle d'abord d'un sourire ravageur et, ensuite, vous martèle d'un son tapageur. Vous l'avez sans doute croisé sur un flyer près de chez vous, que vous avez joint avec empressement à votre collection de photos de jolis minois. Le jeune DJ de 23 ans est conscient de l'impact que puisse avoir une bonne combinaison de gènes sur sa carrière, mais souhaite avant tout faire danser que faire baver. Cependant, l'un n'empêche pas l'autre, à condition de compenser cette perte de liquide par une hydratation adéquate...

Comme tout artiste qui provoque une symphonie spontanée de claquements de genoux à chaque apparition publique, Alex souhaite d'abord être reconnu pour son talent. Un talent qu'il développe depuis maintenant 2007. « J'ai appris les bases du métier par moi-même. J'ai, de fil en anguille, appris de mes essais-erreurs, de ces fêtes où j'ai fait office de maître de la musique », se remémore l'autodidacte originaire de Californie. C'est dans le cadre des festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec qu'il obtient son premier contrat d'importance. «Quelques mois avant l'événement, j'avais remporté le titre de ''Recrue de l'année'' dans un réputé concours de DJ, ce qui m'a ensuite permis de performer devant des milliers de personnes au Nouvel An. Dommage que la fête ait été interrompue», raconte-il. En effet, il semblerait que l'ambiance était à son comble lorsque les employés syndiqués ont décidé de mettre brusquement fin aux célébrations (se faire couper l'alimentation électrique en plein milieu d'une prestation, est-ce que c'est ce qu'on appelle communément « se faire tirer la plogue »?). Qu'importe! Alex décide ensuite de s'établir à Montréal, la plaque tournante de la musique électronique au Québec (si ce n'est au Canada!), où il décrochera rapidement des contrats au Sky et au Parking. « Le Village m'a accueilli à bras ouverts! », se réjouit-il. Alex est aujourd'hui résidant au Circus, chaque deuxième samedi du mois, en compagnie de Franco Fabi pour les soirées Reflection Session. Mais, de grâce, pas besoin de réfléchir longtemps avant de vous y rendre pour admirer la finesse du tech-house progressif, l'adresse des doigts actifs... et la richesse du physique attractif d'Alex Draym (prenez gare au plancher de danse, qui risque fortement d'être glissant)!

On surveille Alex entre autres au Parking (les soirées Boys Night Out), au Circus, au Beach Club de Pointe-Calumet et au Buddah Bar à Ottawa durant la saison estivale. On peut également se rendre au alexdraym.com pour télécharger un podcast que le DJ prend soin de renouveler à tous les mois.

 

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DJ du mois

Le tout inclus d'Alex Draym

Comme tout artiste qui provoque une symphonie spontanée de claquements de genoux à chaque apparition (...)

Publié le 25 mai 2011

par Philippe Boivin