Élections fédérales

La vague orange a balayé les bloquistes emportant même Gilles Duceppe dans Laurier Sainte Marie

Chantal Cyr
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Le prochain gouvernement du Canada sera majoritaire et conservateur, tandis que les néo-démocrates formeront l'opposition officielle. La vague orange a balayé les bloquistes sur son passage emportant même le siège du chef, Gilles Duceppe. Le chef du Bloc québécois a annoncé qu'il quittait la tête du parti à ses militants réunis au Théâtre Telus, dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie, qu'il représentait aux Communes depuis 1990 et qui lui a échappé lundi soir.

«La démocratie a parlé, je respecte ce choix et j'en assume la responsabilité au nom du Bloc québécois. C'est pourquoi je quitte mes fonctions», a-t-il déclaré en fin de soirée, visiblement ému. «Comme toujours, les électeurs auront le dernier mot et ils ont exprimé un profond désir de changement. Le Bloc a remporté six victoires consécutives au Québec. Cette fois, les Québécois ont voulu essayer autre chose, donner une dernière chance à un parti fédéraliste»

Dans un discours interrompu par les applaudissements nourris de ses militants, Gilles Duceppe a pris soin de souligner que «les libéraux et les conservateurs ont aussi été rejetés par les Québécois». Quant au NPD, il a maintenant la responsabilité de respecter ses promesses d'ouverture constitutionnelle face au Québec, selon l'ex-chef bloquiste. «M. Layton a promis de monter beaucoup d'ouverture pour le Québec. Les Québécois sont en droit de s'attendre à des résultats et des changements. Toute avancée pour le Québec sera la bienvenue», dit M. Duceppe qui dirigeait le Bloc depuis 1997.

Le ténor souverainiste a remercié ses 75 candidats, dont seulement deux étaient officiellement élus, peu après minuit: Jean-François Fortin dans Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia et André Bellavance dans Richmond-Arthabaska. Le député bloquiste Louis Plamondon détenait une avance sur le NPD dans Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour (Centre-du-Québec). «Toute nation trouve toujours la force pour s'affirmer pleinement. Pour le Québec, ça veut dire un pays libre», a dit Gilles Duceppe pour conclure son dernier discours comme chef du Bloc québécois. Il a ensuite quitté la scène sous les applaudissements nourris de ses militants, qui scandaient le traditionnel «On veut un pays!».

Gilles DUceppe a perdu par environ 4800 voix devant la candidate néo-démocrate Hélène Laverdière.

Avec au mieux trois sièges, Le Bloc québécois passe de premier à quatrième parti fédéral en importance au Québec. Depuis sa fondation en 1991, le parti souverainiste avait toujours obtenu la majorité (38) des députés fédéraux au Québec lors d'une élection générale. Au scrutin universel, le Bloc a aussi obtenu le plus faible résultat de son histoire, 23% des votes au Québec, comparativement à 38 aux élections de 2008. Le Bloc se classe néanmoins deuxième dans la province à ce chapitre devant le PCC (17%) et le PLC (14%).


L'autre grand perdant de ces élections, Michael Ignatieff, a également perdu sa circonscription aux mains du conservateur Bernard Trottier. Son sort à titre de chef du parti n'est pas encore déterminé.

Selon les résultats préliminaires diffusés par Élections Canada, les troupes de Stephen Harper ont gagné leur pari en se creusant une confortable avance au scrutin fédéral. À 23h, 167 candidats conservateurs menaient ou étaient élus dans leurs circonscriptions respectives. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) suivait avec 105 sièges, le Parti libéral du Québec (PLC) 33, le Bloc québécois (BQ) 2 et le Parti vert 1.

 

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Publié le 03 mai 2011

par Chantal Cyr