mélanie roberge de «montréal avec deux elles»

déployer ses ailes et rencontrer d’autres femmes

Julie Vaillancourt
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Montréal Avec Deux Elles est né des ailes du désir. Un désir qui, pour la fondatrice Mélanie Roberge, s’est manifesté il y a plus d’un an. Cette dernière voulait créer un groupe pour lesbiennes afin de rassembler les femmes autour d’activités en tout genre. Discussion avec celle qui a déployé les «Elles» du désir dans la région métropolitaine et qui célèbre le premier anniversaire du groupe.

Avec plus de 358 membres et près de 75 activités organisées, il semble juste d’affirmer que la première année a franchi le cap du succès. Les Elles ont d’ailleurs soufflé leur première bougie, au bar Le Cocktail, le 5 mars dernier, avec plus de 80 invitées. Et à la lecture des témoignages de remerciement adressés à Mélanie, toutes les lesbiennes présentes, gênées ou pas, seules ou accompagnées, n’ont pas regretté d’être «sorties de leur tanière» pour célébrer ce moment unique. Dans la lignée des groupes et organisations lesbiennes, rares sont celles qui sortent de l’ombre et qui y trouvent la lumière. Or, Montréal Avec Deux Elles semble sur une belle lancée. Brunch, cinéma, 5 à 7, soupers, cabane à sucre, Spa, promenade sur le Mont-Royal, soirée hockey, glissades sur tubes, raquettes, patin à roulettes, speed dating, camping, visite de vignobles, de musées, du zoo de Granby, party d’Halloween, party du Nouvel An, sont autant d’activités qui furent chapeautées par Montréal Avec Deux Elles, au cours des douze derniers mois. L’idée de Montréal Avec Deux Elles émerge de la motivation personnelle de Mélanie Roberge: «En 2009, à 32 ans, je me suis enfin laissé aller et j'ai eu ma première blonde. Le monde gai était nouveau pour moi. J'avais envie d'en savoir plus et j'étais curieuse de voir s'il y avait un groupe de lesbiennes à Montréal. Je ne connaissais aucune autre lesbienne dans mon entourage et j'avais mis les pieds dans le Village vers la fin des années 90 seulement. Je cherchais d’autres groupes de femmes, alors j’ai créé un groupe de lesbiennes sur la plateforme meetup.com. Je suis une fille plutôt gênée, alors j’aime mieux que les gens viennent à moi…» Ainsi, avec le virtuel et le bouche-à-oreille, les lesbiennes ont afflué vers le groupe. «Ma première membre a été une fille de Québec! Tranquillement les femmes se sont jointes.» Si Mélanie organise plusieurs activités, tous peuvent en suggérer. La formule est simple: celle qui propose l’activité l’organise. «Les gens proposent autant des activités culturelles que sportives. Souvent deux activités se déroulent la même journée, ce qui satisfait deux clientèles différentes», précise Mélanie. Si la moyenne des femmes se situe dans la trentaine, des lesbiennes de tous âges et de tous milieux font partie du groupe, qu’elles soient en couple ou célibataires. Et Mélanie de rajouter: «Les femmes arrivent sans nécessairement se connaître. Plusieurs sont gênées la première fois. Si je vois un visage nouveau, je vais voir la personne et je la présente à tout le monde. Au moins, la glace est brisée. Les femmes se souhaitent aussi la bienvenue sur le site lorsqu'il y a une nouvelle membre.»

Pour le passage à la nouvelle année, plus de 80 femmes ont célébré au resto-bar Zenya: « Les filles ont vraiment tripé. C’était 65$ avec bar open, nourriture et champagne.» Si certaines se sont plaintes du prix et ont préféré rester chez elles, m’explique Mélanie, il semble important de souligner que sans forcer les rencontres et s’impliquer, les lesbiennes n’accentuent guère leur visibilité! «Je crois que les lesbiennes sont très (ou trop) discrètes. J'admire ces femmes qui osent se montrer. À force de voir deux femmes qui s'affectionnent, peut-être qu'à la longue, la société va nous accepter… Je trouve aussi qu'il n'y a pas assez de lieux de rencontre pour les lesbiennes. J'aimerais ouvrir un bar de femmes!» Afin de faire sortir ces demoiselles, Mélanie n’hésite pas à varier les activités selon la demande: «Des filles m’avaient dit, on veut un speed dating! J’en ai donc organisé un à 20$ avec consommations gratuites. Il y a eu 8 participantes…mais je ne lâche pas! Le défi est de faire participer les lesbiennes à prix modique!» Cela dit, pour rencontrer la perle rare, n’y a-t-il pas un certain prix à payer? En février dernier, un week-end érotique attendait les Elles, avec une présentation de produits érotiques et une sortie aux danseuses, et «ça a fait réagir», indique Mélanie, mais «les femmes suggèrent et on essaie! On est là pour briser les barrières et faire des expériences qu'on ne ferait pas nécessairement toute seule. On essaie vraiment de tout!» Dans les mois à venir, Mélanie aimerait organiser une sortie parachute, un arbre en arbre, de l’escalade et de l’équitation, tandis que «là, nous sommes en train de concocter une soirée pyjama avec des films qui font pleurer!» Comme projets, certaines parlent même de «voler entre elles» en organisant un voyage…Mélanie parle aussi de «faire l’humour aux femmes»…Si vous êtes de celles qui désirent déployer leurs ailes au sein du groupe, n’hésitez pas à le joindre et consulter le site web. Elles n’attendent que vous!

 

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mélanie roberge de «montréal avec deux elles»

déployer ses ailes et rencontrer d’autres femmes

Avec plus de 358 membres et près de 75 activités organisées, il semble juste d’affirmer que la premi (...)

Publié le 22 mars 2011

par Julie Vaillancourt

   
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  • puis-je avoir le lien ou le site internet..car je cherche et il n'y à pas de site "Montréal Avec Deux Elles" Publié le 14/10/2011