Le marché rose

UN MARCHÉ IMPORTANT, QUI EST TOUTEFOIS SOUS-EXPLOITÉ

Yves Lafontaine
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Selon une étude menée de front dans 13 pays, dont la France et le Canada, par la Chambre de commerce internationale gaie et lesbienne (IGLCC), établie à Montréal, les entreprises auraient davantage intérêt à viser la communauté gaie, lesbienne, bisexuelle et transgenre dans leur stratégie publicitaire. Cette étude, réalisée en 2008, concluait que les 450 000 personnes de la communauté homosexuelles au Québec représentent alors un marché de 20 milliards de $. Pour l’ensemble du Canada, ce marché représentait un pouvoir d’achat de 100 milliards de $.

Selon Pascal Lépine, secrétaire général de IGLCC, «ces données confirment notre perception de longue date voulant que le marché LGBT soit encore grandement sous-exploité, même s'il représente un bassin de consommateurs au pouvoir d'achat extrêmement important. À la lumière de ces données, nous espérons que les différentes entreprises à travers le monde prendront conscience des nombreuses opportunités offertes par le marché LGBT, ainsi que des particularités qui lui sont propres, afin de le cibler efficacement en utilisant les bons arguments».

Créée en 2006 et installée à Montréal, IGLCC regroupe des associations et chambres de commerce nord-américaines, canadiennes, allemandes, françaises, espagnoles, suisses, danoises, autrichiennes, mexicaines, britanniques, néo-zélandaises et brésiliennes.??Les études réalisées par ce regroupement international tendent à prouver que les homosexuels dépensent d'importantes sommes en produits et services, sont extrêmement fidèles aux entreprises qui démontrent une ouverture par rapport à eux et —dans la plupart des pays occidentaux, dont le Canada—, ils présentent un pouvoir d'achat supérieur aux moyennes nationales.??

 

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Le marché rose

UN MARCHÉ IMPORTANT, QUI EST TOUTEFOIS SOUS-EXPLOITÉ

Selon Pascal Lépine, secrétaire général de IGLCC, «ces données confirment notre perception de longue (...)

Publié le 18 novembre 2008

par Yves Lafontaine