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Jonathan Agassi, le grand séducteur !

Marc Antonios
Commentaires
Si Jordan Fox, notre vedette du numéro précédent, avait plutôt l’allure d’un mauvais garçon, d’un petit rebelle, Jonathan Agassi, quant à lui, inspire plutôt la séduction, le charme, à la méditerranéenne. La plupart d’entre nous l’avons découvert avec les extraordinaires films «Inside Israel» (à noter que Jordan Fox y était également) et «Men of Israel» même s’il avait été de la distribution des Auditions, dans leurs éditions 31 et 34. Jonathan Agassi a été déniché ainsi par nul autre que le réalisateur émérite Michael Lucas. Ce dernier l’a pris sous son aile après les entrevues qu’il a effectuées à Tel-Aviv pour se trouver une brochette locale pour ces futures productions israéliennes. Agassi est devenu un exclusif de Lucas Entertainment et, après un court séjour dans la Grosse Pomme (pour des tournages) il a déménagé ses pénates à… Berlin! À ce jour, ce jeune homme au corps athlétique et poilu qui envoûte ces fans avec ses yeux d’un bleu pétillant hors du commun – imaginez un gars aux cheveux noirs et aux yeux azur, qui pourrait résister à un tel charme? – a été aperçu dans plus d’une quinzaine de productions. Jonathan Agassi, qui mesure 5 pieds et 10 pouces et pèse 165 lbs, tient le rôle principal du tout nouveau Trapped in the Game, tourné à Berlin par Michael Lucas et son équipe. À peine arrivé dans la capitale allemande, le beau et sexy Agassi se fait enlever par des hommes mystérieux. S’agit-il d’espions, de mafieux, d’agents secrets? Agassi devra ainsi se sortir de ce pétrin en se servant de son corps (pourquoi pas?) et de ses prouesses sexuelles pour, enfin, dévoiler ce qui se trame derrière cette histoire aussi dangereuse qu’insensée…

C’est le propos de «Trapped in the Game» qui vient d’être lancé sur la scène internationale. Curieusement, le père de Jonathan a été DJ pendant plusieurs années à Berlin. Mais Agassi n’a pas joué que les charmeurs apeurés, il a aussi été de la distribution de deux films d’une des collections les plus en demande à l’heure actuelle de Lucas Entertainment, soit des films de pisse (Pissed On et Piss Gods) de la série Raunch.



Né à Tel-Aviv, Jonathan Agassi a fréquenté souvent les plages de cette ville pour faire connaissance avec d’autres beaux mâles du pays et goûter aux plaisirs de cette cité libertine dans un Moyen-Orient tourmenté et généralement ultra conservateur. On peut d’ailleurs avoir une idée de la beauté de ce paysage de sable fin et des eaux vigoureuses de la Méditerranée dans Inside Israel justement… Une tempête qui a dévasté la côte israélo-palestinienne en début décembre, a détruit une partie de la corniche de Tel-Aviv ce qui a permis à la population et aux archéologues d’admirer les restes sublimes (dont une statue et des mosaïques) d’un thermes romain vieux de plus de 1800 ans. Et qui dit bains romains, dit évidemment plaisirs hédonistes … On revient toujours au même point de départ on dirait… Peut-être que l’attrayant Agassi sera un jour la vedette d’un film à thématique romaine, il prendrait de longs bains en compagnie d’hommes tout aussi sexy et virils et visitant les différentes sections de ces thermes sans se lasser de la présence d’éphèbes et d’athlètes …

À l’occasion du lancement international de «Trapped in the Game», nous avons donc réalisé cette entrevue avec cet exclusif du studio Lucas Entertainment.



Bonjour Jonathan, si tu veux bien, commençons justement par Trapped in the Game qui vient de sortir. Tu y joues un rôle majeur, parles-nous un peu de ton personnage et de cette expérience de tourner à Berlin. On sait qu’il y a beaucoup de porno très kinky qui est tournée à Berlin, est-ce vraiment une ville aussi excitante que ça, est-ce que tu l’as ressenti?

Bonjour. Eh bien, tourner à Berlin fut une très grande expérience pour moi. Il faut dire que j’habite ici depuis plus d’un an maintenant. Depuis que j’ai déménagé ici que je n’arrête pas de dire à Michael Lucas qu’il devrait venir tourner un film ici, que ce serait fantastique. Il a, finalement, décidé de venir ici pour un tournage, j’étais très heureux, bien sûr. Berlin est vraiment ma ville préférée et, en termes de sexe, je crois qu’il n’y a pas un autre endroit au monde comme Berlin. Les gens, les gars, se laissent mener par la queue… si je peux dire. C’est une ville cochonne, de sexe. J’ADORE!

Est-ce que Trapped in the Game fut un film difficile pour toi et parles-nous un peu de cette performance avec Adam Killian?

Trapped in the Game raconte un peu ma vie avec des dessous amusants autant que dangereux et sombres. Je dois embarquer dans le jeu de ce maniaque pervers qui me tient et joue avec moi comme avec une poupée. Et le temps s’écoule rapidement. Si quelque chose de semblable devait m’arriver, le vrai Jonathan Agassi se mettrait à pleurer, mais heureusement que ce n’est qu’un film (rires).

Tourner avec Adam Killian fut très trippant. J’ai apprécié faire cette scène avec lui. Ne le lui dites pas mais, j’étais extrêmement nerveux [de faire ça avec lui]. Avoir un tel acteur à mes côtés m’a rendu complètement soumis! Mais il n’y a rien de mal à cela bien entendu! La prochaine fois, je lui montrerai qui est le plus cochon des deux!!! C’est certain que j’aimerais travailler avec lui à nouveau parce que ce fut une très belle expérience.

Parlons un peu plus de ta carrière maintenant. Tu as joué dans une quinzaine de films, mais on peut dire que le vrai début de Agassi, en tant qu’acteur porno, fut dans deux productions très sensuelles, majeures et qui ont connu un vif succès, soit Men of Israel et Inside Israel. Est-ce que c’est une sorte de rêve devenu réalité pour toi que de commencer ainsi et de travailler avec un réalisateur aussi reconnu que Michael Lucas?

Je suis totalement d’accord avec toi. C’est véritablement un rêve qui s’est transformé en réalité pour moi. Je songeais à devenir un acteur porno, de faire du sexe devant la caméra, depuis longtemps, mais faire ce type de carrière en Israël est plus difficile. Heureusement pour moi, et ici la chance est vraiment de mon côté, Michael Lucas est arrivé et il a changé ma vie. Je suis très reconnaissant à tous ceux qui m’entourent et qui ont fait en sorte que je mène cette carrière depuis maintenant 18 mois. Je leur dois beaucoup et je ne prends jamais tout ce succès pour acquis. De manière particulière, tourner ces deux films-là, c’est quelque chose que je n’oublierai jamais.

Qu’est-ce qui a fait que tu as voulu travailler dans cette industrie et comment es-tu entré en contact avec Michael Lucas?

À vrai dire je ne sais pas exactement. La sexualité et le sexe font partie de ma vie depuis aussi loin que je puisse m’en rappeler. Je sais que je devais faire ce pas là, mais qu’est-ce qui a été le véritable élément déclencheur, je ne le sais pas, j’en avais envie, je voulais le faire, c’est tout. Michael était venu tourner ses films en Israël et j’étais parmi les tout premiers à me lancer et à le contacter. Je crois que je voulais
goûter à un certain vedettariat, mais d’une manière qui me convient et ce qui me convient le mieux c’est tout nu! Depuis ce temps-là, je n’ai travaillé que pour Michael Lucas.

Si je ne me trompe pas, tes tous premiers pas dans la porno tu les as faits dans Auditions 31 et Auditions 34, comment cela s’est-il passé, étais-tu anxieux, nerveux?

Oui, c’est ça. Mes premières scènes l’ont été avec Michael lui-même, ce qui m’a stressé encore plus. Cette première journée, j’ai attendu pendant huit heures car l’équipe était en tournage le matin même. Cela m’a rendu encore plus nerveux. Puis, finalement, la scène a commencé. Cela a duré 45 min., sans aucune pause, sans retard, tout s’est bien déroulé. Je me suis senti confortable. Le lendemain, on débutait le tournage de Men of Israel. Je croyais, bien naïvement, que tout allait se passer comme la veille, que j’étais devenu un professionnel et que l’on bouclerait en 45 min. Ha, ha, ha, mais non, cela ne s’est pas passé ainsi et la scène a pris beaucoup plus de temps que je ne l’aurais cru… Mon petit «nuage» sur lequel je flottais avait disparu… Car, bien sûr, ce n’est pas comme ça qu’on tourne un film, il faut plus de temps!

Avec ton apparence d’enfer, tu aurais aisément pu faire une carrière aussi dans la mode, est-ce que tu y as déjà pensé ou préfères-tu la porno?

Non, je ne veux pas devenir un modèle ou mannequin pour la mode. J’aime énormément ce que je fais. Si peut-être entre des tournages quelqu’un m’offre de faire des photos, d’accord, mais pas en tant que métier, je ne le ferais pas…



Est-ce que, en Israël, ta famille, tes amis savent que tu fais de la porno gaie et qu’en pensent-ils?

Tout le monde, mais vraiment tout le monde sait ce que je fais. Mes parents sont fiers de moi et m’appuient à 110 à l’heure pour avoir suivi mes plus chers désirs [de carrière]. Deux amis se sont éloignés de moi, mais ce n’est pas très important. Mes «vrais» amis sont restés très proches. Je crois qu’en autant que je serai toujours authentique et que je ferais ce dont je suis fier, je ne vois pas pourquoi les choses changeront.

En général, que peux-tu nous dire de ton expérience dans l’industrie porno?

L’industrie porno est absolument bandante! [en anglais, Agassi utilisera le terme «FUCKING amazing»]. Je suis encore comme un enfant dans un magasin de bonbons. Je n’aurais pas vu tout ce que j’ai vu et fais si ce n’était en raison de ma carrière dans ce milieu-là! Et je en vous parle des trucs en Europe, c’est à en devenir dingue! Je suppose qu’aux États-Unis cela doit être encore plus intense.


Quels films ou scènes sont tes préférés, celles qui t’ont le plus fait tripper, et pourquoi?

J’aime toutes mes scènes de pisse! J’adore ma toute nouvelle scène de pisse avec Chritian Herzog, quel merveilleux bottom, c’est dans Urine Fist Fest. J’ai aimé mon tableau avec Rafael Carreras, oh quelle belle queue, la meilleure qui soit! Et je n’aurais jamais assez d’Adam Killian, quelle bête! J’aime réellement tourner des scènes de pisse et que le jeu devienne un peu plus brutal.

En autant que je termine le tableau en sueur, exténué et un peu perdu sur le plateau, j’adore!

Tu as fais des choses assez kinky comme de la pisse (Pissed On et Piss Gods), mais tu as aussi tourné des films plus vanille, est-ce que tu serais prêt à faire des choses plus extrême, plus hard si on te le demandait?

Je crois que ma personnalité profonde ressort de manière naturelle dans les films de pisse ainsi que dans les scènes où cela joue un peu plus rough et justement moins vanille. J’aimerais en arriver à faire du plus hard, je crois qu’on y arrive tranquillement. Michael me fait confiance et me laisse carte blanche. À chaque fois que je tourne avec Mr. Pam, j’ai l’impression que l’on franchit une nouvelle étape, que l’on gravit un nouvel échelon [dans le hard]. J’ai hâte de me faire fister dans un prochain film… Peut-être bientôt?

Quel est ton style de gars Jonathan?

Je les aime virils et simples. Bien sûr, j’aime les gars musclés, mais je ne hais pas non plus lorsqu’ils sont poilus ou qu’ils ont des poignées d’amour… J’adore les aisselles. Pour moi, les hommes doivent être tout sauf parfaits. Wilfried Knight serait plus ou moins – non, plus, plus – mon genre!!!

Dis-nous quelle est ta position favorite?

Doggie Style (à quatre pattes) ou sur le dos quand je suis bottom. Lorsque c’est moi le top, tout est bon pour moi. Mais cela me rend fou d’être couché sur le dos et que l’autre me pénètre ma gorge profondément…

Quelle serait ta scène de rêve, ton fantasme devenu réalité et y a-t-il un acteur avec lequel tu aimerais le faire?

Cela se passerai probablement dans une ruelle sombre, je viens de sortir d’un bar, je suis vêtu en cuir, il y a un gars qui pisse contre le mur, cela m’excite, je m’approche de lui pour lui empoigner la queue, mais il se fâche, il me repousse, me bouscule, me demande ce que je veux? Alors je me débats avec lui, mais il est trop fort, il me pousse par terre. «Tu veux que je te pisse dessus, hein?» Alors, il prend sa grosse bite, me pisse dessus, me donne des claques, il crache sur moi et s’en va! Par contre, un autre gars, un gars gai musclé, viril et son copain arrivent et me sortent de là. On s’en va chez eux et on baise ensemble. C’est là que débute la vraie scène de cul! Mais c’est quelque chose de hard. Le gars musclé prend nos deux bras dans le cul. Je pourrais continuer ainsi longtemps… Il y aurait Wilfried Knight, Adam Killian, François Sagat et moi!!!

Pourquoi as-tu décidé de devenir un exclusif?

Premièrement, je ne connaissais pas d’autres choix. Venant d’Israël, je ne savais pas comment les choses fonctionnent. Mais, très honnêtement, je me compte chanceux d’être un exclusif parce que je vois des collègues, des acteurs qui ne cessent de se faire des contacts dans l’industrie pour trouver des scènes ici et là, et c’est difficile pour eux. Nous vivons dans un monde où bien des gens sont prêts à faire de la porno et, certains, voudraient même le faire gratuitement [pour se tailler une place], parce que la compétition est féroce. Je me sens très choyé d’avoir mon contrat d’exclusivité avec Michael Lucas pour lequel je travaille depuis le premier jour dans l’industrie.

À voir un corps aussi sexy, ferme, tu dois t’entraîner au gym de longues heures?

J’aimerais bien, mais je suis paresseux en réalité. Surtout depuis que l’hiver à commencé, ici à Berlin, je n’ai pas envie de sortir, je devrais aller au gym trois ou quatre fois par semaine, surtout que ma routine ne prend que 45 min., mais voilà j’y vais rarement… Mon plus gros problème c’est la bouffe. Je ne cuisine pas et, encore là, trop paresseux d’aller dans une place meilleure, je me retrouve souvent chez McDonald!



Quels sont tes prochains projets?

Eh bien, Trapped in the Game est, pour l’instant, le plus gros film dont je fais la
promotion, ici à Berlin. After Hours, un autre film, vient de sortir également avec un gars très, très hot qui s’appelle Scott Carter. Il était très soumis, c’était très appétissant… J’ai hâte de voir Urine Fist Fest dans lequel je fais ma deuxième scène de fisting, il comprend deux scènes géniales de pisse… Je le recommande absolument, fortement… Vous l’adorerez…

Est-ce qu’on te verra un jour à Montréal?

J’étais à Montréal en septembre dernier, pour trois semaines, mais je n’ai malheureusement pas eu le temps d’y voir grand chose, alors j’espère y retourner
bientôt.

Merci beaucoup Jonathan pour cet
entretien, ce fut très intéressant.


Merci à toi. l



Videographie (DVD)
Trapped in the Game
The Naor Tal Collection
Spanish Seductions
Rafael in Paris
Pissed On (Raunch)
Piss Gods (Raunch)
Passion
Paris Playboys
Missing
Men of Israel
Men in Stockings (Raunch)
Inside Israel
Blowjobs !
Auditions Volume 34 : International Studs
Auditions Volume 31 : Israeli Auditions


Photos : LucasEntertainment.com