Le parfait twink?

Philippe Delvaux

Marc Antonios
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Il est blondinet, bouclé, des yeux bleus attendrissants, un corps mince, ferme, imberbe, une peau douce, de belles fesses rondes satinées et une pine de bonne taille recourbée quelque peu. C’est une description sommaire de l’acteur Philippe Delvaux qui fêtera sous peu ses 21 ans… Pour certains, il représente l’idéal twink, le collégien par excellence qu’ils voudraient avoir dans leur lit et sur lequel ils fantasment à 120 milles à l’heure! Philippe Delvaux est un Belge qui a débuté sa carrière peu après ses 18 ans. Il vient de remporter un prix, pour Rough/Tender, de Lucas Kazan, dans la catégorie du meilleur bottom latino (oui, un peu bizarre, mais le film est considéré comme une production latino), au tout premier gala JRL Gay Film Awards (voir article) qui s’est tenu il y a à peine quelques jours à Los Angeles. À l’âge de 19 ans, Delvaux remportait aussi le prix de la catégorie Best Newcomer (meilleur nouvel acteur) au Hustlaball. Ce jeune homme à l’air un peu timide a joué dans une multitude de films et de scènes pour l’Internet. Lucas Kazan, Buckshot (Colt), Hot House, mais aussi Eurocreme comptent dans son impressionnant pedigree d’acteur porno. Comme il le dit lui-même, il a cessé de calculer combien de scènes et d’épisodes web il a à son actif. Peut-être une quarantaine si on ajoute celles qu’il a enre-gistrées pour des sites tels NextDoorBuddies.com, HotHouseBackroom.com ou encore MasonWyler.com, etc. En Europe surtout, Philippe Delvaux a commencé par la porte de la mode et de la publicité dès un jeune âge de 16 ans. Mais, pour lui, l’attrait du sexe et de la porno étaient trop forts. Il regardait sur le web tout ce qui se faisait en matière de porno et participait, avec d’autres gars, à du sexe par webcam. Mais il n’avait jamais eu de relations sexuelles. C’est par Facebook qu’il découvre une sorte de «prince charmant», un riche homme d’affaires du milieu de la mode, marié, de Milan. Il ira le rencontrer en Italie et passera de belles heures en sa compagnie, dans un hôtel très chic, paraît-il. De la mode, il fera le saut dans la porno par le biais de sites Internet européens et par Eurocreme. Si l’on apprenait récemment qu’il avait l’intention, à 21 ans, de quitter le milieu de la porno, le fait d’avoir garni ses étagères d’un autre prix le fera peut-être changer d’idée puisqu’il ne semble pas être si catégorique que cela, du moins pas si on en croit ses propos sur Facebook et la longue liste de projets de tournages! Est-il à la recherche de meilleurs contrats et conditions? Il ne serait certainement pas le seul à utiliser ce type de tactique stratégique de replis pour mieux rebondir… Après tout, il connaît ses atouts! Voici donc la longue entrevue qu’il a accordée à ZIP.


Bonjour Philippe, pour commencer, je sais que tu étais dernièrement à Toronto pour un tournage, peux-tu nous en parler un peu? Comment cela s’est-il passé pour toi et pour quel site était-ce?

Bonjour. J’étais supposé rester à Toronto cinq jours, c’était pour un tournage pour Squirt.org [un site de rencontres]. Mais j’ai tellement aimé la ville et les Canadiens que j’ai décidé d’y rester deux semaines de plus. En fait, ce tournage est l’un des plus gros que je n’ai jamais fait. Il y avait une douzaine de personnes sur le plateau, des gens au maquillage, des caméramen, des éclairagistes, des assistants de toutes sortes, un réalisateur, un producteur, etc. On a pris tellement bien soins des acteurs et on s’est assuré qu’ils ne manquaient de rien. Cela a été très dur, cela fut deux journées de tournage intense, mais j’ai adoré travailler avec cette équipe-là. J’ai vu l’extrait et il est génial.

Je crois que tu as commencé dans la porno à 18 ans et tu t’étais rendu à Londres pour des films. Comment tu t’es senti à ce moment-là parce que, là, c’était pour vrai, tu entrais dans l’industrie?

Oui, c’était en effet à Londres, je n’y avais jamais mis les pieds auparavant, c’était pour Eurocreme, l’un des plus grands studios d’Europe. J’ai beaucoup travaillé avec eux. J’ai voulu faire de la porno parce que j’étais tanné de faire du modeling, d’être mannequin, je voulais être plus dans le feu de l’action et faire quelque chose que pas beaucoup de gens font. Pour moi, c’était une question d’être différent des autres. J’aime les gars et j’aime le sexe, alors je me suis dit pourquoi ne pas faire de la porno. Bien que j’étais mannequin, je n’avais pas de photos de moi nu. Alors je me suis mis devant ma webcam, j’ai pris quelques photos et je les ai envoyées à Eurocreme. Le lendemain, le studio m’a contacté et deux jours après, j’étais à Londres pour mes tous premiers tournages. Il s’agissait de Hung Ladz et Indieboyz. J’étais à la fois très excité et très nerveux. Mais ils ont tous été très gentils avec moi et cela s’est bien déroulé. La veille du premier tournage, on m’a emmené souper avec le président, les gens à la production et du bureau. C’était très agréable. On m’a logé dans un très bel hôtel et j’ai passé du bon temps à Londres. J’ai aimé les caméras autour de moi, les poses pour les sessions de photos, etc. Après quoi, je me suis dit que c’était une des plus belles jobs au monde parce qu’on voyage, on rencontre tout le temps des gens intéressants et le salaire n’est pas si mal non plus. Car on est bien payé et c’est plus que ce que je gagnerai à avoir un emploi stable où tu ne gagnes que suffisamment d’argent que pour payer ton loyer, ta bouffe, tes comptes et qu’il ne te reste pratiquement rien à la fin du mois pour te gâter un peu. Je me suis dit que ce n’étais pas ce que je voulais. Je voulais faire de la porno pour les dix prochaines années… Que ÇA, ça serait ma vie…

Cela fait maintenant un peu plus de deux ans que tu fais de la porno et tu as tourné je crois dans à peu près 45 scènes ou films, est-ce que la porno est toujours aussi excitante pour toi aujourd’hui qu’elle l’était lorsque tu as commencé?

Oh oui, la porno est plus excitante que jamais pour moi. Je voyage encore plus qu’avant et je travaille sur de grosses productions. En ce moment, je suis à Hollywood, je participe à six films. J’ai tourné dans le film Twinklight, une version porno gaie de la populaire série Twilight. Je participe aussi à une téléréalité sur les acteurs pornos, je voyage dans un véhicule récréatif qui partira de Los Angeles jusqu’à Vancouver. Mais j’en profite aussi pour faire des choses qui sont à l’extérieur de la porno, comme des annonces pu-blicitaires, pour des produits.

Et pourquoi utilisent-ils des acteurs pornos pour leurs commerciaux?

Eh bien, ils savent que les gens vont en parler… donc cela va leur rapporter. Je vais faire aussi des présentations sur le site gaygate.com. On me verra aussi bientôt dans des calendriers et des photos de promo de bobettes, etc. Donc pour en revenir à ta question, oui c’est très excitant et le fun…

En tant qu’acteur européen, tu as travaillé pour des productions européennes et nord-américaines (Canada et États-Unis), y a-t-il une différence dans les façons de faire les choses, de traiter les acteurs, etc.?

Premièrement, que ce soit des productions canadiennes, américaines ou européennes, je les aime toutes. En ce qui concerne les scènes tournées au Canada et aux États-Unis, il n’y a pas de différence car ce sont, généralement, de grosses productions. Là où c’est différent, c’est en Europe parce que, parfois, il s’agit de petits studios où il ne va y avoir qu’une seule caméra par exemple et il se trouve que le caméraman est aussi le producteur. Mais attention, on peut aussi trouver de grands studios. Il n’y a pas longtemps, j’étais à Prague pour un gros film de gang bang dans lequel je me fais fourrer par 18 gars, c’était très cochon et très, très bandant! C’était le seul film dans lequel j’étais très stressé parce que c’était mon premier gang bang et que c’était aussi un de mes fantasmes. Mais j’étais très content aussi. Après quoi, je me suis dit: «quoi, c’est déjà fini?». J’ai filmé donc un peu partout en Europe, à Prague, à Londres, à Paris, à Berlin et ailleurs en Allemagne aussi, en Italie, à Amsterdam, etc. Ce sont tous des pays très différents les uns des autres, avec des cultures diversifiées, mais partout où je vais, ils font tous très attention à nous et ils prennent énormément bien soin de moi.

Donc tu aimes encore voyager et avoir du plaisir avec le personnel des studios si je comprends bien?

Oui bien sûr. Je ne suis pas quelqu’un qui peut rester à un seul endroit. La Belgique et l’Europe, c’est là que je me sens à la maison, j’y ai ma famille, mes amis, mais maintenant j’ai aussi des amis et des connaissances partout dans le monde. Et j’aime bien ces rencontres avec les gens des studios, ces sorties aux restos avant ou après les tournages et les partys. De temps en temps, j’ai le temps de sortir dans des clubs et voir comment se passe le nightlife dans une ville, mais c’est rare.

Tu as joué pour des maisons comme Lucas Kazan, Hot House, Colt, etc., en général, que peux-tu nous dire de ton expérience dans le milieu de la porno?

Pour moi, c’est un des plus beaux métiers. Mais je comprends que ce n’est pas pour tout le monde. Pour moi, c’est l’idéal. J’ai eu du plaisir et il y a des choses dont je me souviendrai toute ma vie. C’était très bien de travailler pour des maisons comme Hot House, Colt ou Lucas Kazan, ils comptent parmi les dix plus grands studios au monde. Lorsque j’ai tourné pour Colt et Hot House, tous deux à San Francisco, c’était la première fois que j’y allais. J’étais très excité en visitant Castro, le Village gai. Je suis sorti au resto et au cinéma avec le propriétaire de Hot House et son chum. C’était très gentil de sa part. Le tournage avec Lucas Kazan fut très spécial parce qu’il se situait dans une très vieille maison perdue dans la nature, en Italie. Pendant que j’étais au tournage, j’ai reçu un courriel me disant que je venais de remporter un prix au Hustlaball de Berlin dans la catégorie du meilleur nouvel acteur (en 2009). J’étais fou de joie de recevoir ce prix. On était à Brindisi, une charmante petite ville. Là, les gens étaient vraiment tous très gentils. À chaque jour, après avoir travaillé, tout le monde de la production se retrouvait dans un resto pour bouffer et relaxer. C’est comme ça que j’ai rencontré Jordan Fox, une super vedette porno très connue. Nous sommes devenus de grands amis. Par la suite, j’ai de nouveau joué avec lui dans d’autres productions en Italie, en France et en Allemagne. En septembre de l’an dernier, on s’est retrouvé sur le plateau de Gay Big Brother, en France. On se voit de temps à autre selon nos tournages.

Certains acteurs, surtout les plus jeunes, préfèrent tourner des scènes pour l’Internet parce que c’est moins compliqué et plus rapide, donc ils peuvent en faire plus. Puisque tu as l’expérience autant du web que du cinéma, as-tu une préférence?

Non, pas vraiment. C’est vrai que c’est plus rapide et facile de faire du web, parfois en 30 ou 40 mi-nutes, la scène est bouclée. Mais la paie est moindre aussi. Un porn star professionnel peut faire plus d’argent qu’un porn star qui ne fait que du web. Moi, je fais les deux. Certains aussi ne le font que pour l’argent, mais je le fais aussi par passion, parce que j’aime travailler sur de grandes productions DVD ou faire des choses pour des festivals de films gais.

J’ai vu que tu as joué dans un épisode de NextDoorBuddies.com avec Spencer Reed, qui a d’ailleurs, lui aussi, fait la couverture du ZIP (en juin dernier). Comment c’est déroulée cette scène avec Spencer?

C’était très bon. Mais l’équipe de production n’était pas très heureuse, la veille du tournage, de nous voir nous toucher, nous caresser autant et vouloir baiser avant notre scène! Alors il nous fallait attendre jusqu’au moment de la baise. Nous avons eu beaucoup de plaisir ensemble lors de la scène.

J’ai eu l’occasion, il y a quelques semaines seulement, de voir les «behind the scene», on voit qu’on rit énormément ensemble, mais cela on ne le voit pas dans l’épisode monté. Spencer est un gars fantastique. Il me plait beaucoup et nous avons gardé le contact à travers Twitter. Il a aussi reçu une nomination aux GayVN Awards. Je lui souhaite bonne chance.

Je dois te dire que je n’ai pas eu l’occasion de regarder plusieurs de tes films, mais des scènes que j’ai pu apercevoir, sur le web par exemple, tu sembles aimer jouer avec des gars un peu plus âgé que toi comme justement Spencer Reed, Nash Lawler, Kyle King, entre autres.

Est-ce le cas?

Je joue avec des acteurs plus jeunes, plus vieux, des blancs, des noirs, etc. Je suis un acteur point. Je me rappellerai toujours ce que m’a dit le producteur chez Eurocreme. Il m’a dit: «Écoutes, si tu veux être un acteur professionnel dans la porno, il faut que tu sois capable de baiser avec n’importe quel type de gars. Tu dois faire ton possible pour que la scène ait l’air le plus réel et naturel que possible et on doit sentir que tu aimes cela et ce, même si ce n’est pas ton genre de gars.» Parfois, je n’aime pas le gars, mais je joue, je suis un acteur. J’ai connu plusieurs acteurs qui n’étaient pas à mon goût. Mais lorsque je vois le produit final, je trouve que le film est très bon et je suis fier de voir le DVD. Mais maintenant, je peux, en général, choisir les mo-dèles avec lesquels je veux jouer et cela est très plaisant.

Tu as joué dans des épisodes pour MasonWyler.com, NextDoorBuddies.com, etc. y en aura-t-il d’autres encore dans le futur? Y a-t-il des sites européens sur lesquels on peut
te voir?


J’ai tourné aussi pour Cody Cummings, ça c’était encore un de mes fantasmes qui est devenu réalité. Peut-être que dans le courant d’octobre, je tournerai encore pour Next Door Studios à Montréal. Je suis aussi dans des épisodes de sites tels Englishlads, BlakeMason, etc. J’ai œuvré pour de très nombreux studios. Plusieurs m’ont approché en m’offrant un contrat d’exclusivité, mais j’ai refusé. Si tu travailles avec un seul studio, alors tu es toujours avec les mêmes personnes. Mais moi j’aime voyager, rencontrer des gens et travailler sur diverses productions, c’est plus intéressant et excitant également.

Tu n’as jamais songé sérieusement donc à devenir exclusif pour un studio?

Certains studios m’ont proposé, oui, de travailler avec eux, mais j’aime travailler pour divers studios. Je veux être libre de faire ce que je veux et quand je le veux.

Est-ce qu’il y a une scène en particulier que tu considères comme étant ta meilleure, celle que tu apprécies le plus?

Je n’ai pas de scène préférée. Elles sont toutes différentes les unes des autres et j’ai souvent eu des baises et des expériences excitantes.

De ce que j’ai vu de toi, tu as l’air de faire beaucoup de sexe «vanille», est-ce que c’est ce que tu aimes faire le plus ou est-ce que tu ferais des choses plus kinky si on te le demandait et jusqu’où serais-tu prêt à aller?

Je fais des choses kinky aussi! Pour le moment, je fais des choses plus vanille. J’ai fais du sexe en groupe, des trios, mais personnellement, je préfère une scène de baise à deux. Par contre, c’est vrai aussi qu’une scène à plusieurs peut-être très bandante. Je suis ouvert d’esprit. Parfois, je sors aussi dans les bars cuir, mais c’est en privé. J’aime la diversité. Je m’en fous de ce que les gens pourraient penser de moi. Je fais ce qui me plaît dans ma vie et ce qui me rend heureux. Et les gens apprécient cette honnêteté de ma part. D’ailleurs tous mes amis savent que je fais de la porno et ma parenté aussi, mon grand-père, ma grand-mère, tous le savent. Je n’ai pas de honte à dire ce que je fais dans la vie. Je peux être timide, gêné, mais pas lorsqu’il s’agit [de mon métier] dans la porno. Dernièrement, j’étais à Amsterdam pour une entrevue en direct, j’étais très, très timide. C’est étrange, je n’ai pas de gêne de voir du monde et des caméras autour de moi pendant que je baise, mais là, c’était intimidant.

Bien sûr, on te connaît comme un acteur porno, mais avant cela tu as fait une carrière comme mannequin et modèle, comment c’était et est-ce que tu le referais ou est-ce que tu veux te concentrer sur ta carrière porno?

À 17 ans, j’avais entrepris une carrière de modèle, principalement en Europe, à Miami – South Beach, Hollywood et New York. Je trouvais cela amusant à ce moment-là parce que j’étais plus jeune. J’aimais cela. Mais je voulais faire quelque chose de différent et c’est pour cela que j’ai commencé dans le milieu de la porno. Mais, oui, j’ai repris un peu ma carrière de modèle, je fais les deux à présent.

Quel est ton genre de gars?

Je n’ai pas un type de gars en particulier. Des fois j’aime un gars plus jeune, des fois j’aime un gars plus vieux, des fois c’est un noir… Je préfère les tops, généralement, mais parfois j’aime aussi fourrer un bottom. Je dois avouer que j’ai un faible pour les Marocains, ces gars-là sont passionnés, ils sont en feu! Ils sont incroyables au lit! Pour les films, il en va de même. Il ne s’agit pas que de l’apparence, c’est aussi ce qu’ils ont à l’intérieur. On peut trouver qu’un gars est très hot, mais c’est un vrai imbécile et je n’en veux pas. La personnalité est très importante pour moi.

Quelle est ta position préférée?

Je n’en ai pas. D’habitude, je laisse le top décider ce qu’il aime faire le plus. Je me laisse guider. Si c’est moi le top, c’est pareil. Je n’aime d’ailleurs pas les tops qui ne savent pas ce qu’ils veulent ou qui sont indécis.

Quelle serait ta scène de rêve, ton fantasme? Et avec quel acteur tu tournerais cette scène?

Oui, il y a quelque chose dont j’ai toujours rêvé. J’ai toujours voulu faire une version porno gaie de Baywatch avec des gars sexys dans des vêtements de plage rouges et beaucoup, beaucoup d’actions. Je veux être une sorte de «Pamela Anderson»! Ha, ha, ha… Ou encore avoir du sexe avec Cristiano Ronaldo [NDLR : le joueur vedette de soccer portugais], ce serait génial ça aussi ! Je l’adore, c’est tout à fait mon genre et il est irrésistiblement sexy.

Enfin, parles-nous un peu de tes tous derniers projets, quels sont-ils?

Eh bien, j’ai un contrat d’exclusivité de deux ans avec un site de rencontres en ligne, www.gaygate.com. On voit mon visage sur le site. Je représente le site en quelque sorte. J’aurai bientôt un DVD «best of» avec Eurocreme, il s’agit de scènes tirées de films et de nouvelles. Je suis très fier de cela parce qu’Eurocreme ne fait cela qu’avec les meilleurs acteurs. Mais il y aura aussi d’autres projets. J’ai également travaillé sur un autre film d’Eurocreme, Dreamboy. J’ai tourné un film de footballeurs à Prague récemment, cela sortira sous peu. J’en ai d’autres encore, tournés à Paris, eux aussi seront bientôt disponibles et ce, en plus de Twinklight. Il y a aussi de la photographie pour un calendrier et pour des livres. Il ne faut pas oublier la téléréalité à Hollywood. Il y en a trop pour que je puisse tous les mentionner…

Est-ce que l’on verra Philippe Delvaux derrière la caméra un jour en tant que réalisateur producteur ou peut-être même être un producteur web?

Je ne sais pas encore, peut-être. Parfois, j’aimerais avoir mon propre studio ou une agence de modèles avec des gars hot. Des fois, j’aimerais aussi posséder une propriété, comme celle de Playboy, et publier un magazine. Je ne sais pas ce que je vais faire dans l’avenir parce que je vis au jour le jour et je ne sais pas de quoi sera fait le lendemain. Je profite au maximum de chaque journée parce que ce sera peut-être ma dernière. Je fais ce que j’aime.

Est-ce qu’on te verra un jour à Montréal dans le futur?

Peut-être au courant du mois d’octobre, mais je ne suis pas sûr encore. Je n’ai vu de Montréal que l’aéroport jusqu’à présent, mais on m’a dit que je vais adorer la ville et le monde. Si j’y vais, je vais sortir dans les clubs pour sûr. Je verrai.

En terminant cette entrevue, je veux te remercier mais aussi te féliciter pour ton prix au gala des JRL Gay Film Awards

Merci, je suis très heureux de ce prix, cela signifie, à mes yeux, que les gens apprécient mon travail. Je suis content aussi d’arrêter la porno de cette manière-là en recevant un prix. l


Videographie (partielle)

Pour Eurocreme :
• FarmBoy
• Young, Hung & Full of Cum
• Eurocreme’s Wet Dream
• Hung Ladz : Packing Meat
• PornBoy
• Juiced Up Jack Offs
• Hung Ladz 3 : Hard Shooters
• 11 Inch Fuck Stud
• Porn Academy 2 – Fuck Buddies
• PartyBoy
• Indieboyz 5 : Spunk’d
• VIP Access

Pour Eurocreme.com
• Twink Duo Fuck Hard (avec Shane Stone)
• Thick Dick In Smooth Butt ! (avec Jason)
• Philippe Teases Us With His Thick Dick (solo)
• Matt Hugues Threesome
(avec Matt Hugues et Alex Stevens)
• Stunning Versatile Sex Fest! (avec Brett)
• Kai Gets His Boy

Autres studios :
• Rough/Tender (Lucas Kazan)
• Welcome To My World 2 (Mason Wyler)
• Unleashed 7 (Cody Cummings)
• Beg For It (Buckshot)
• Hot House Backroom Exclusive Video Vol. 15
• Straight To The Point 16 (Next Door)
• Straight To The Point 18 (Next Door)

Autres scènes pour l’Internet :
• Hot House Backroom (avec Nash Lawler)
• Hot House Backroom (avec Kyle King, ici,
Delvaux est autant top que bottom)
• Beg For It (Buckshot/Colt, avec
Hayden Stephens)
• NextDoorBuddies.com (avec Spencer Reed)
• NextDoorBuddies.com (Shane Erickson)
• MasonWyler.com (avec Mason Wyler)
• CodyCummings.com (Cody Cummings)
• Squirt.org (à Toronto, au mois d’août dernier)