[ le 10 juillet ]

Les Grandes Retrouvailles du Lime Light 2010

André-Constantin Passiour
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De septembre 1973 à mars 1982, Yvon Lafrance fut le propriétaire d’une des plus mythiques discothèques à Montréal, le Lime Light, située sur la rue Stanley. Ce club, presque le pendant du célébrissime Studio 54 de New York, accueillait des vedettes, des artistes, des designers, mais bien des gens ordinaires aussi. Les hétéros et les gais se côtoyaient dans un bar où «l’émotion» était l’axe principal. Le samedi 10 juillet, de 20h à 3h, le Lime Light renaîtra dans l’espace qui abrita jadis cette discothèque des années 1970, soit au club La Boom. Concoctée par Yvon Lafrance et son acolyte de toujours, Claude Chalifoux, cette soirée de retrouvailles s’adresse à la fois à la génération qui a connu la discothèque et à celle qui en a entendu parler…

Gloria Gaynor, Grace Jones, Les Tramps, James Brown, entre autres, y sont montés sur scène, applaudis par la foule. On a pu y apercevoir aussi un certain Elton John! «Aujourd’hui, on voit des gens avec des cheveux rouges, mais il y en avait déjà au Lime Light. On parle de nos jours du Bal en Blanc. Il y a eu un Bal en Blanc chaque année pour souligner l’anniversaire du club, les gens y venaient déguisés avec toutes sortes de costumes blancs, c’était toute une fête», de souligner Yvon Lafrance.


Mais qu’est-ce qui a fait que celui qui possédait une boutique de décoration d’intérieur haut de gamme se lança dans l’aventure d’un club? «En 1972, j’étais en week-end à New York. J’ai visité une belle discothèque qui s’appelait le Lime Light. J’avais toujours rêvé d’avoir un club avec un excellent système de son sans distorsions, avec des éclairages de qualité et où l’on jouerait une musique qui ne s’entendait pas ailleurs, qui n’était pas commerciale, c’était du disco, mais proche du house. Je voulais un club qui soit à l’avant-garde, basé sur l’émotion: l’émotion face à la musique, au son et aux jeux de lumières. C’est comme ça que j’ai ouvert le Lime Light. Lorsqu’on y entrait, tout nous donnait de l’émotion et les gens tombaient en extase», d’expliquer M. Lafrance qui, depuis ce temps-là, vit avec son copain Claude Chalifoux qui s’occupait de la technique et du son.

Mais l’émotion était aussi l’apanage du public. C’était là la différence entre le Studio 54 et le Lime Light. «Le Studio 54 était flyé, mais très snob, très froid, il n’y avait pas d’émotion, de poursuivre M. Lafrance. Le Lime Light était flyé, mais très populaire, accessible, ce n’était pas matérialiste. Au club, le spectacle, ce sont les gens qui le faisaient. Les clients trippaient, nous leur donnions les moyens de s’extérioriser, de s’exprimer, c’est tout!»
Depuis quelque temps, Yvon Lafrance et Claude Chalifoux pensaient faire revivre, ne serait-ce qu’un soir, l’expérience du Lime Light. Bien d’anciens clients le leur demandaient, mais aussi leurs enfants et des jeunes «qui veulent savoir pourquoi les gens y ont trippé». C’est donc pour souligner le succès de ce club que l’on a créé cette soirée plus qu’originale du 10 juillet. Robert Ouimet y a été le DJ résident et l’un des meilleurs DJ que le Québec ait connus durant ces folles années du disco… C’est lui qui sera aux tables tournantes pour cette soirée qui promet. Avec un spectacle lumineux conçu par Stéphane Lecavalier, du Cirque du Soleil, et Claude Chalifoux, avec la complicité de Solotech pour le son, «ce sera de la qualité, on peut en être sûr», d’ajouter M. Lafrance.


Avec la flamme qui brûle encore dans les yeux, celui qui fut aussi le propriétaire des bars Le Jardin, Hollywood et Bud’s, prépare une chaîne de cafés qui s’appellera… eh oui, Lime Light! «Ce sera dans un avenir rapproché; encore là, on proposera quelque chose qui sera émotif et avec beaucoup de goût», de terminer Yvon Lafrance.


Les billets sont à 25$ plus taxes. Pour se procurer les billets:
www.limelightmontreal.com
Au club La Boom, 1254, rue Stanley, Mtl.

 

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Publié le 16 juin 2010

par André-Constantin Passiour