Le Saloon célèbre ses 18 ans

Une institution... majeure!

Yves Lafontaine
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Véritable institution dans le Village gai de Montréal, le resto Saloon fêtera cet été son 18e anniversaire. À travers les années, il a connu toute une évolution, s’adaptant aux nouvelles modes en termes d’alimentation, mais aussi de décor urbain. Ce développement du Saloon est dû, en grande partie, à Philip Demers, son propriétaire depuis 10 ans. Jeune, dynamique, M. Demers a insufflé à ce café-resto-bar une nouvelle direction. À 33 ans, il est également membre du conseil d’administration de la Société de développement commercial (SDC) du Village depuis sa formation, à l’automne de 2005. Il y siège en tant que trésorier depuis maintenant un an. Il fait donc partie de la petite poignée de gens d’affaires qui ont décidé de se doter d’une structure afin d’améliorer le Village gai, d’en faire une destination de choix pour les touristes gais, mais aussi d’offrir des activités à la population locale pour rendre ainsi le secteur plus agréable.

C’est en 1992 que le Saloon ouvre ses portes dans le Village. Il est alors tenu par Daniel Lussier, un designer de mode bien connu. Le Saloon se voulait à l’époque le pendant «villageois» du Shed Café sur le boulevard Saint-Laurent. On y servait une bouffe simple : hamburgers décadents, frites et une variété de pâtisseries, des gâteaux délectables faits maison, qui ont vite fait sa réputation. La décoration donnait dans le bois, des portes coulissantes au style d’un saloon de l’époque western.

Jeux de lumières, projections, tapisserie noir et blanc de style classique, mais à la fois très mo-derne, un grand bar, quelques miroirs, une banquette des plus confortables; c'est Christian Bélanger, designer très connu, qui à signé la déco.

C’est en 2001 que Philip Demers acquiert le Café Saloon de Daniel Lussier qui voulait tout simplement relever de nouveaux défis comme producteur de musique et comme designer d’intérieur. M. Demers avait commencé à travailler au Saloon en tant que serveur, en 1998. De serveur, il devient gérant de l’endroit. «En 2000, Daniel [Lussier] voit que je gère bien le resto, que je suis tout le temps là pour m’en occuper. Il m’offre de me céder le Saloon. Je lui dis que je vais y réfléchir. Puis le temps passe, si bien qu’un an plus tard, il veut s’en aller. Il y avait d’autres acheteurs, mais Daniel préfèrait me le laisser parce que le Saloon était devenu une institution et que, moi aussi, je voulais que cela continue. À 24 ans, je me retrouvais donc avec 50 employés, dont la plupart étaient mes amis, mais j’étais conscient que je devais faire mes preuves, que je devais me concentrer sur mon travail et faire en sorte que le Saloon se développe», de dire M. Demers. Pour Philip, le timing est bon. Ses parents viennent de vendre l’entreprise familiale, ils peuvent donc à la fois investir et donner un bon coup de pouce à leur fils qui a une formation en danse.

L’ère Demers débute
Lorsque Philip Demers arrive à la barre du resto, il a sa vision de ce que sera le Saloon. Graduellement, autant le menu, le décor que l’orientation changent.

La carte du resto s’étoffe. Bien entendu, les hamburgers et les frites y ont leur place, mais des salades, des entrées nombreu-ses, des mets d’inspiration mexicaine et asiatique y font leur entrée, de même que le poulet et des pizzas à croûte mince. Bref, une cuisine un peu plus internationale et créative. «Il s’agissait d’offrir une nourriture honnête, agréable, l’amener ailleurs tout en gardant l’essence même du Saloon et un service chaleureux», de poursuivre M. Demers.

Le jeune propriétaire, bien de son temps, sait que ce resto peut offrir encore plus à une certaine clientèle branchée. «Pour l’avenir, je voyais le potentiel de nightlife du Saloon, la possibilité de l’inscrire parmi les «Supper clubs», c’est ainsi que, dès 2001, j’ai commencé avec un DJ en fin de soirée, d’ajouter M. Demers. Ainsi, du mercredi au dimanche, il y a un DJ et les gens, s’ils le désirent, peuvent danser. Aujourd’hui, il y a 10 DJ résidents en rotation !»


Et la SDC du Village ?
Philip Demers applique auprès de la SDC du Village la même profondeur, la même volonté de cœur qu’il a envers le Saloon, et ce, dans un objectif «de travailler à long terme pour améliorer le Village, pour voir ce qui y manque et ce qu’il faut ajouter afin que ce soit agréable pour tous», dit-il. Artiste dans l’âme, c’est surtout au niveau des idées que Philip Demers aime à œuvrer pour faire évoluer les choses. «Je suis conscient que je représente l’ensemble des commerçants du secteur, donc il faut être à l’écoute de tous. Au début, on nous disait de travailler sur la propreté, et c’est fait. Mais c’est du travail à long terme aussi, parce qu’il faut continuer en ce sens. Je crois que la principale préoccupation, c’est la sécurité et le sentiment de sécurité des marchands et des résidants. Bien sûr, il y a les problématiques des itinérants, des jeunes de la rue, mais on ne peut pas les régler nous-mêmes, puisqu’il relève du Maire de Ville-Marie de prendre des décisions en ce sens. La SDC du Village, par l’intermédiaire de son directeur général (Bernard Plante), fait de très régulières représentations en ce sens auprès des autorités concernées. Par contre, grâce à Aires Libres, qui a été mis sur pied par la SDC, on occupe le terrain: il y a des activités, il y a plus de monde dans la rue, et cela contribue à améliorer le sentiment de sécurité», estime-t-il. Commerçant restaurateur lui-même, il voit d’un très bon œil l’installation dans le quartier d’un restaurant comme le Steak Frites St-Paul. «Je trouve qu’avec l’arrivée de commerces comme le St-Paul, on retourne à des établissements de qualité qui vont attirer une certaine clientèle et améliorer l’offre commerciale dans le Village.»

Après Aires Libres, M. Demers, via son implication bénévole au conseil d’administration de la SDC du Village, pense à la création d’un autre événement, peut-être en hiver cette fois-ci. Par ailleurs, la pro-chaine signature de la rue Amherst en tant que pôle de design et d’art (avec ses galeries d’art, ses bou- tiques d’antiquités, de meubles rétros, etc.) attirera une clientèle complémentaire à celle de la rue Sain-te-Catherine. «Mais encore là, c’est du long terme, il faut toujours travailler en fonction de l’avenir.»


L’anniversaire
Pour ce qui est des célébrations du 18e anniversaire du Saloon, cela se fera en trois temps. Trois partys spéciaux sont en effet prévus. Il s’agit des vendredis 18 juin, 16 juillet et 20 août. De 18h à 3h, on pourra se faire servir du champagne, des cocktails, manger de petites bouchées et danser avec des DJ. Pour chaque événement, Philip Demers a recruté un DJ de calibre international qui viendra y spinner en compagnie des talents locaux : un DJ à confirmer, le 18 juin; Paskal-Vesselinov et Manny Ward, le 16 juillet; et un autre invité surprise à confirmer, pour le 20 août. Une aire VIP sera aménagée sur la mezzanine pour l’occasion.

Le Saloon 1333, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. T. 514-522-1333 ou www.lesaloon.ca.

 

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C’est en 1992 que le Saloon ouvre ses portes dans le Village. Il est alors tenu par Daniel Lussier, (...)

Publié le 14 juin 2010

par Yves Lafontaine

   
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  • Ben Allô toi, je n'en croyais pas mes yeux quand Sonia m'a fait parvenir cette entrevue. Mais que vois-je? Un homme d'une grande beauté et très séduisant. Bravo et mille fois Bravo Phillip. Quel courage! et quelle force de caractère. Porté à l'optimisme, gai de nature (Hi!hi!) Ta joie se reflète dans tes yeux et tes preuves sont faites. (Tu sais on écrit pour raconter et non pour prouver.) Encore une fois Félicitation. Embrasse toute la famille pour moi mais une plus grosse caresse à Estelle. Publié le 24/08/2010