Trojan Rock

Trojan Rock : «Des gars avec qui j’aimerais baiser !»

Marc Antonios
Commentaires

Cette vedette britannique était de passage à Montréal durant le week-end du 6 au 8 novembre dernier. Vous avez d’ailleurs peut-être aperçu ce grand gars baraqué (6 pieds et 2 pouces pesant 210 lbs) lors de séances de signatures au Bar Tunnel ainsi que chez Priape. Trojan Rock, qui a été de la distribution de près d’une vingtaine de films, est en réalité plus qu’une vedette porno! Ce sexy, poilu et bien foutu gars de 42 ans n’est nul autre que le président fondateur du studio : AlphaMale Media. Cette maison de production est reconnue surtout pour sa collection des Out On (Out On The Hit, avec Logan McCree, entre autres, Out On the Orgy, Out At The Gym, Out On The Con, etc.). AlphaMale Media, pour ceux qui ne connaissent pas ce studio Alpha Male Média, se spécialise dans le style d’homme poilu, musclé, (mais pas uniquement) tatoué, et peut-être même d’âge mûr à l’occasion et, évidemment, bien membré, Trojan Rock a eu ainsi le plaisir de travailler avec des gars tels que Vinnie D’Angelo, Steve Cruz, Alex Baresi et j’en passe… Autant avec des Américains qu’avec des Européens quoi…

Trojan Rock est également le copropriétaire du studio et distributeur européen très en demande en ce moment, EuroCreme. Curieusement, c’est avec des studios américains qu’il a débuté, il y a presque cinq ans maintenant. C’est à nos bureaux du centre-ville que nous avons eu l’immense plaisir de rencontrer cet homme charmant, humble, avenant et très amical. Qui a dit déjà que les Britanniques étaient des gens froids et distants ?


Tout, d’abord merci d’avoir accepté cette entrevue avec ZIP.

Trojan Rock : C’est moi qui vous remercie de bien avoir voulu me rencontrer et me recevoir ici.


Tu es à Montréal pour faire de la promotion ?

Oui, je continue la promotion de notre site AlphaMaleFuckers.com qui célèbre son 1er anniversaire.


Parle-nous un peu du site, en quoi consiste-t-il exactement ?

Nous avons créé AlphaMaleFuckers.com pour offrir à nos fans des produits auxquels ils n’auraient pas eu accès autrement. On y parle des films bien sûr, mais on y montre aussi des scènes qui ne sont pas nécessairement comprises dans les productions, qui ont été tournées, mais qui ne figurent pas sur le DVD par exemple. Il y a aussi les «behind the scenes», soit ce qui se passe entre les scènes, comment on les a tournées, etc. Cela donne ainsi une bonne idée aux gens de comment on tourne un film porno, parce que ce n’est pas évident nécessairement. Il y a aussi des scènes que l’on filme pour un DVD, cependant les abonnés peuvent les voir sur le site en exclusivité, soit avant qu’elles se retrouvent sur le DVD. On peut ainsi recevoir les réactions immédiates des fans, s’ils les ont aimées ou pas. Donc les abonnés sont ainsi récompensés d’être avec nous parce que ce sont des segments de films, des scènes, et des scènes exclusives qu’on ne pourrait pas obtenir autrement. Par exemple, pour l’Halloween, j’ai tourné une scène dans un bar avec Vinnie D’Angelo et Logan McCree, elle se retrouve là, pour que les fans puissent la voir. AlphaMaleFuckers.com est une sorte de complément à AlphaMaleJerkOff.com qui est différent puisqu’il contient des tableaux que j’ai filmés moi-même avec des vedettes. Bien entendu, il y a beaucoup de sexe. Parfois, il y a une petite histoire qui mène au sexe, mais pas nécessairement. Des fois aussi, les gens vont voir que la caméra bouge pas mal, c’est parce que je me suis joint aux acteurs si tu vois ce que je veux dire… Donc c’est amusant. C’est un peu pour tout cela que je suis ici, pour faire la promotion autant du studio que pour les sites qui y sont associés…



Mais dis-moi, comment as-tu débuté dans l’industrie porno, qu’est-ce qui t’a poussé à en faire et puis à fonder ton propre studio ?

Eh bien, je suis marié à une vedette porno, Carlo Cox. C’est un des acteurs pornos d’AlphaMale. J’étais toujours agacé de le voir tourner des films, d’avoir du sexe. Alors un jour il m’a dit «Mais tu n’es pas jaloux du fait que je sois dans des films, tu es jaloux parce que toi tu n’es pas dedans, que tu n’a pas de sexe avec tous ces beaux gars !» Et tu sais quoi, il avait raison, c’était la vérité. J’étais, en fin de compte, jaloux de ne pas me retrouver avec tous ces gars-là et de baiser avec eux! À l’époque, j’ai donc envoyé des photos à Titan et c’est comme ça qu’ils m’ont pris et que j’ai commencé dans le métier.


Et comment est venue l’idée de créer AlphaMale Media ?

Avant de devenir acteur porno, durant des années, j’ai été dans la production, à la télévision [en Angleterre]. Donc je me suis dit que, tant qu’à jouer dans des films pour d’autres, aussi bien de faire quelque chose pour moi-même. Étant du domaine de la production, cela faisait donc du sens que je fonde un studio, que je devienne mon propre patron et que je tourne avec des gens qui me plaisent.


Ce studio, il est un peu à ton image quoi ?

Oui, bien sûr. J’aime les gars masculins, poilus, bâtis, ce sont des gars avec qui j’aimerais baiser! La particularité de notre studio est que les gens aiment baiser, ils ont du sexe pour vrai. Les autres studios tournent des scènes pendant des heures, cela n’en finit plus, je le sais, je l’ai déjà fait. Les acteurs y vont plus pour l’argent que pour le sexe. Chez AlphaMale, les gens y viennent pour avoir du plaisir, pour le sexe, parce que c’est du vrai sexe! Est-ce qu’on les paye bien? Bien sûr qu’ils sont bien payés et bien traités aussi, d’ailleurs chaque tournage ressemble plus à un party qu’à autre chose, les gens ont du plaisir et cela se voit, cela se sent aussi, cela transparaît à l’écran que les acteurs sont heureux. Par contre, il n’y a pas d’exclusifs chez nous. C’est une politique claire du studio.


Pourquoi ?

Beaucoup d’acteurs sont des amis, des gens que je connais ou qui veulent travailler avec moi et le réa-lisateur Maxwell B. Comme je l’ai dit, je veux que les gens aient du plaisir. Dans d’autres studios, si tu engages un acteur pour un film, il doit absolument tourner avec tel ou tel exclusif du studio et ce, qu’il l’aime ou pas. Ici, avec Maxwell, on fait un premier choix pour un film, une sélection d’acteurs, on les rencontre tous à la fois, ils peuvent ainsi mieux se connaître, il se développe une complicité, une chimie entre eux et on peut voir qui ira mieux avec qui et ainsi de suite… parce qu’il faut avoir du plaisir, c’est ça l’important…


AlphaMale a combien de films maintenant ?

À vrai dire, je ne sais pas, j’ai arrêté de les compter, il y en a plus d’une trentaine certainement.


J’aime beaucoup la série des Out On, comment cela a-t-il débuté ?

Maxwell B., qui vient de la production télé lui aussi, aime beaucoup les histoires. Cette série est passionnante. Nous partons d’une idée qui, par la suite, devient un titre et l’on écrit le scénario… C’est toujours quelque chose de très «iconique gai » : les gars de prison, de la construction, de l’entretien, etc. Ce sont de drôles de titres. Les acteurs aiment aussi cette série parce qu’on explore tous un peu nos fantasmes. Nous avons tous beaucoup de plaisir avec cette collection.



Mais vous avez aussi filmé avec des Latinos n’est-ce pas, les Latin Heat, ils n’avaient pas la typologie AlphaMale d’ailleurs ?

Je ne veux pas trop en parler, de toute manière on a arrêté cette série, cela n’était pas ce que je voulais. Par contre, il y aura une nouvelle collection, Dads & Lads. C’est incroyable, tu ne peux pas t’imaginer combien de demandes je reçois de jeunes, mais pas twinks, des jeunes de 25 ans à peu près, très masculins, bien faits, qui désirent faire des films avec des gars plus vieux.Et je crois que, de la part du public aussi, il y a une forte demande pour ce style-là .


Est-ce qu’il y a d’autres projets ?

Oui, il y en a un très intéressant. Maxwell B., qui réalise aussi des courts-métrages non sexuels, a tourné récemment un film qui s’appelle Dirty Bent Bastards [Bent, en anglais britannique, est un terme péjoratif signifiant tapette ou fif]. C’est un film dur sur l’homophobie, la violence et les agressions. Maxwell utilise ici des acteurs porno et non porno. C’est un film intelligent, unique dans sa facture et qui démontre bien ce que c’est. On peut le voir en exclusivité dans la «bonus section» d’AlphaMaleFuckers.com. Il sera diffusé sur les écrans de cinéma et, avec Maxwell, nous irons le présenter en mars prochain au Festival de films gais de l’Australie. J’espère que le plus de gens possible pourront le voir.


Merci beaucoup pour cette entrevue Trojan.

Cela m’a fait énormément plaisir de rencontrer les gens de ce magazine.

Photos et infos :
www.alphamalemedia.com, www.trojanrock.com,
www.alphamalejerkoff.com, www.alphamalefuckers.com



Videographie de Trojan Rock

- Out On Vacation (AlphaMale Media)
- Hunter Hunted (Raging Stallion Studios)
- Roid rage (Raging Stallion Studios)
- Boiler (TitanMen)
- Hairy Hunx (AlphaMale Media)
- Out On The Orgy (AlphaMale Media)
- Out On The Hit (AlphaMale Media)
- Men At Work 4 : Huge and Hung
(Men At Work/AlphaMale Media)
- The Road To Redneck Hollow (TitanMen)
- Out In The Open (AlphaMale Media)
- Out On The Con (AlphaMale Media)
- Bunker (Mustang)
- Latin Heat (AlphaMale Media)
- Sleaze (Eurocreme USA)
- Men At Work 3 : Hot and Sweaty
(Men At Work/AlphaMale Media)
- Out On Parole (AlphaMale Media)
- Men At Work (AlphaMale Media)
- Hairy Boyz 13 (Raging Stallion Studios)
- Tap Out (Butch Bear)