Réaction à l'article paru en novembre dans Fugues

Existe-t-il une culture du risque chez les gais?

L'équipe de rédaction
Commentaires
Je ne pense pas que les hommes gais qui prennent des risques soient inconsciemment influencés par la société de consommation véhiculant une culture du risque. Je pense qu'il faudrait vraiment être bête à mort pour en arriver là. Par contre, je pense qu'il y a un mal de vivre qui se cache dans l'esprit des gars séronégatifs qui pratiquent le bareback. Ca va peut-être les faire bondir — encore faudrait-il qu'ils lisent ceci , mais j'ai du mal à croire que l'on baise sans condom tout simplement parce que c'est meilleur.

Pour moi, y a un sentiment de «je m'en fou» et, pour moi, ça veut dire destruction, consciemment ou inconsciemment. Ou alors ces gars pensent que la maladie se vit bien de nos jours? À une époque pas si lointaine où je sortais plus souvent dans les bars et les saunas, je me suis retrouvé chez un gars avec trois autres gars qui, entre eux, ont décidé de ne pas mettre de condom. Pour ma part, je n'ai rien fait sans condom, et ils l'ont bien accepté. Mais avec le recul, j'hallucine quand je repense à la soirée. J'ai pris conscience réellement de ce qu'est le risque, et je me suis dis que si le sida touche encore beaucoup de monde, c'est à cause de situations comme celles-là. Et dans un certain milieu de trippeux, y a pas mal de drogues... que les gars ne savent pas assez bien gérer. Il s'agit sans doute d'une minorité, mais qui représente pour moi déjà beaucoup trop de monde. Et j’ignore sincèrement si la prévention les touchera un jour...