Guido Westerwelle, un vice-chancelier gai en Allemagne

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Guido Westerwelle, chef du FDP et qui est ouvertement gai, vient d’obtenir comme on s’y attendait, le poste de ministre allemand des Affaires étrangères, qu'il briguait depuis longtemps, ainsi que le titre de vice-chancelier. Il sera le premier chef de la diplomatie ouvertement gai, une situation aux implications incertaines lors de contacts avec certains pays répressifs vis-à-vis l’homosexualité. Westerwelle hérite du portefeuille traditionnellement réservé à son parti, puisque le FDP a été aux commandes de la diplomatie allemande quasiment sans discontinuer de 1969 à 1998, en coalition avec les conservateurs de la CDU ou avec les sociaux- démocrates du SPD. Il sera aussi vice-chancelier. Avocat de formation, âgé de 47 ans, habile orateur, il a imposé une ligne résolument libérale, aussi bien économiquement - prônant plus de libertés et toujours moins d'impôts - que pour les questions sociales. Député depuis 1996, il n'a pas de réelle expérience internationale, mais la politique étrangère de l'Allemagne est fortement influencée par la chancellerie. Il a cependant déjà réussi à imposer que le nouveau gouvernement laisse la porte entrouverte à une adhésion de la Turquie à l'Union européenne, alors que Mme Merkel ne voulait lui offrir qu'un «partenariat privilégié». Proche de la chancelière Angela Merkel, Guido Westerwelle avait tout misé sur une coalition «noire-jaune», les couleurs de la CDU et du FDP. Arrivé à la tête du parti en 2001, trois ans après l'avènement de la coalition SPD-Verts menée par Gerhard Schröder, et une déroute du FDP tombé à 6,2% des suffrages, il a entamé un long travail de modernisation du parti. Avec 14,6% aux élections législatives du 27 septembre dernier, le FDP a signé son meilleur score en 60 ans. Et sauvé du même coup les projets d'Angela Merkel.