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Kévin Lavoie, le globe-trotter du communautaire

Olivier Poulin
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Intervenant communautaire au Groupe régional d’intervention sociale (GRIS) de Québec depuis mars 2009, Kévin Lavoie s’envolera bientôt pour la Belgique à l’occasion d’un séjour professionnel d’une dizaine de jours en prévention de la violence homophobe chez les jeunes.

Rencontre avec un jeune travailleur social qui a découvert sa passion de l’engagement communautaire à travers les voyages. Originaire de l’Outaouais, Kévin a parcouru le monde pendant trois ans après son cégep avant d’atterrir à Québec en 2006. Des programmes interculturels de solidarité internationale lui ont permis de visiter l’Afrique de l’Ouest, l’Amérique latine et l’Ouest canadien. Réalisant ainsi son grand rêve de voyager, il s’est ouvert sur le monde et a pris conscience de l’importance de l’éducation. «C’est vraiment en voyageant que je me suis politisé et que j’ai eu envie de devenir un agent de changement», explique celui qui a par la suite été élu président de l’association étudiante de service social à l’Université Laval. Personnellement interpellé par les questions de diversité sexuelle, de lutte contre l’homophobie et contre le VIH-sida, il a fait des stages au GRIS-Québec, à MIELS-Québec et à l’Institut d’hygiène sociale de Dakar au Sénégal. En route vers les études supérieures, il a appris le départ de Marilyn Lessard et a eu envie de lui succéder au GRIS-Québec en tant que responsable de la sensibilisation, de l’information de même que du volet des services et de la formation aux professionnels. «Mais ce n’est que partie remise pour la maîtrise», affirme le jeune homme qui considère qu’il reste encore bien du chemin à faire de l’égalité juridique à l’égalité sociale pour les personnes LGBT. C’est une envie de travailler concrètement sur le terrain qui l’a amené à proposer sa candidature au GRIS-Québec, dont la principale mission est de démystifier la diversité sexuelle auprès des milieux jeunesse. C’est d’ailleurs à Kévin Lavoie que revient la tâche de superviser l’équipe de près de 90 démystificateurs et démystificatrices qui interviennent plus de 150 fois par année dans une soixantaine d’établissements de la région de Québec. Toujours en quête de nouvelles personnes intéressées à partager leur vécu dans une démystification, Kévin s’est donné pour défi de diversifier son bassin de bénévoles, en cherchant, entre autres, à recruter davantage de femmes et de travailleurs. Mais, avant, il séjournera au pays de Jacques Brel, du 21 au 29 novembre prochains, en compagnie de huit autres jeunes intervenants sociaux de la Belle Province grâce à l’Office québécois Wallonie-Bruxelles pour la jeunesse. Bon voyage!

www.grisquebec.org

 

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Publié le 22 octobre 2009

par Olivier Poulin