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Alex Baresi, l’exclusif de Titan à Montréal

Marc Antonios
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Des centaines de fans ont pu voir cette vedette porno à Montréal durant le long congé de Pâques. D’abord, le 21 mars, Baresi a offert une performance des plus sexy et délurée, en compagnie de M. Rubber 2008, Stéphane Donaldson, à l’événement Strap V.3 qui se tenait au Parking et au Tunnel. Le lendemain, il était d’une séance de signatures, chez Priape, au cours de laquelle quelques dizaines de personnes ont pu lui parler. Alex Baresi est un impo-sant Italien de 6 pieds et 1 pouce pesant près de 230 lbs ! Une méchante pièce d’homme quoi ! Pas surprenant donc que les recruteurs de Titan l’aient remarqué et embrigadé dans leurs rangs. Ce bel étalon méditerranéen réside toujours à Gênes d’ailleurs, sa ville natale, quoique des voyages fréquents pour ses tournages et ses diverses apparitions de promotion l’en tiennent éloigné de plus en plus. C’est à l’automne de 2006, avec Folsom Filth, que Baresi a débuté sa carrière avec Titan. Breathless, Spy Quest 3, Folsom Leather, FEAR, Breakers et Telescope nous ont, par la suite, montré Baresi dans toute sa splendeur de mâle…Alex Baresi, 28 ans, se retrouve aussi de la distribution de Men’s Room III : Ozark Mtn Exit 8. Tous des films plutôt à thématique fétichiste et cuir qu’il apprécie bien, même dans sa vie personnelle comme il nous le dira en entrevue.

Zip a donc rencontré Alex Baresi après sa séance d’autographes du samedi après-midi. S’il offre une poignée de main solide, il parle plutôt d’une voix calme, posée, douce même et gesticule comme tout bon méditerranéen. Il avouait d’entrée de jeu que, s’il n’avait pas beaucoup eu la chance de visiter Montréal, les Montréalais lui ont paru très hospitaliers et chaleureux comme les Australiens qu’ils venaient de quitter quelques heures auparavant ! «Il fait très froid ici, je suis passé de + 30 degrés à –20, c’est tout un changement pour moi!», dira-t-il avec humour…

Zip : Bonjour Alex, bienvenue à Montréal et merci d’avoir accepté cette entrevue avec le magazine Zip.
Alex Baresi : Merci, cela me fait plaisir, on m’a déjà montré un de vos magazines, il est très sexy en effet.

Tu reviens de l’Australie, c’était pour une tournée de promotion je crois ?
Oui, je souffre énormément du décalage horaire, les gens croient que je suis «stoned» (drogué), mais en réalité cela fait plusieurs longs voyages que je fais entre l’Europe et le Pacifique, j’étais d’abord en Polynésie, à Bora Bora, ensuite je suis retourné en Europe et puis j’ai repris l’avion pour l’Australie d’où je reviens finalement. À vrai dire, en une vingtaine de jours, je n’ai été que quatre jours chez moi seulement, le reste du temps j’ai été en tournée.

Est-ce que cela t’arrive souvent ?
Je le fais quelques fois par année, mais il faut dire que je suis souvent en Californie pour les tournages et je participe aussi, avec l’équipe de Titan, au International Mr. Leather (IML), à Chicago, en mai prochain.

Pourquoi avoir signé un contrat d’exclusivité avec Titan ?
On m’a demandé si je voulais être exclusif du studio il y a trois ans, lorsqu’on tournait Folsom Filth. Considérant le fait que je ne suis pas Américain et que je ne peux pas habiter les États-Unis pour tourner des films de manière continue sur place, j’ai accepté, parce que cela est plus facile ainsi. On devient un régulier des films, cela facilite les choses et on n’a pas besoin de renégocier à chaque fois. Mais j’ai accepté aussi parce que les conditions sont bonnes avec Titan, j’aime les réa-lisateurs et toute l’équipe. On prend soin de toi, on voit si tu as besoin de quelque chose, ils font de la publicité pour toi, ils te mettent de l’avant et ils sont très attentionnés envers leurs vedettes. C’est pourquoi j’ai accepté d’être membre de Titan.

Mais tu n’as pas commencé ta carrière porno avec Titan je crois ?
Non, je fais de la porno depuis quatre ou cinq ans en réalité. Avant d’être recruté par Titan, j’ai fait quatre films en tout, un pour un studio européen basé à Londres et trois autres pour des studios américains. Mais finalement, j’ai préféré Titan en raison de leur façon de fonctionner, de leur professionnalisme. Titan tourne un film comme on le ferait à Hollywood. Les réalisateurs et l’équipe prennent tout leur temps, on s’arrête souvent pour les éclairages pour qu’ils soient le plus parfaits que possibles et pour les diverses positions. On peut travailler de 9h le matin jusqu’à 18h le soir et ce, pour une seule scène qui fera 20 min. dans le film. Par exemple, moi j’ai la peau foncée, d’autres acteurs ont la peau plus claire ou ne sont pas aussi poilus que moi, donc la lumière se reflètera différemment. Chez Titan, les détails sont importants et on travaillera de longues heures pour obtenir le bon éclairage, la bonne teinte, la bonne position, etc. C’est ce qui me plaît. Avant Titan, j’ai tourné avec un studio que je ne nommerai pas, mais où on colorait la peau avec du spray afin que tous les acteurs aient une peau semblable et qu’on puisse utiliser un éclairage unique ! Donc cela manquait de qualité et le résultat s’en ressent à ce moment-là, c’est évident.

Tu as le plus travaillé avec le réalisateur Brian Mills, il est réputé pour être quelqu’un d’exigeant qui sait où il s’en va, comment est-ce de travailler avec lui ?
J’ai travaillé avec, à la fois, Joe Gage et Brian Mills, mais c’est vrai que j’ai tourné plus de films avec Mills. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup, qui est très professionnel et très attentionné. Il sait que l’on travaille de très longues heures, donc il nous fait prendre des poses pour nous reposer, il voit à ce que tout le monde soit le plus confortable possible, que les gens soient détendus. Oui, Brian sait exactement ce qu’il veut obtenir, il sait quels doivent être les résultats et l’ambiance du film. Avant le début du tournage, nous avons une réunion avec lui où il nous dit ce qu’il veut. Mais en même temps, il nous demande dans quelles positions nous serions le plus confortable, jusqu’où sommes-nous prêts à aller dans une scène, etc. Il y a une discussion et il est ouvert aux suggestions que nous lui faisons parce qu’il sait que nous voulons tous que le film soit bon et excitant pour les gens.

Donc ce n’est pas quelqu’un de fermé comme on le dit ?
Non, c’est quelqu’un qui sait ce qu’il veut, mais qui sait écouter et qui est ouvert aux opinions et à une discussion franche. Brian Mills sait aussi que lorsque les acteurs sont détendus, qu’ils sont heureux, que le personnel sait ce qu’il doit faire, les choses avancent plus vite et les résultats sont meilleurs.

Tu as fait des choses très «kinky» ou hard même dans tes films, comme du fist fucking et autres, est-ce que c’est quelque chose que tu voulais faire ou que l’on a imposé ?
[Rires] Les pratiques kinky et plus fétichistes font déjà partie de ma propre sexualité, donc cela ne me dérange pas d’en faire à l’écran. Mais ce qui est important, c’est que je ne ferais pas quelque chose qui ne me plairait pas.

Y a-t-il un rêve ou un fantasme que tu aimerais réaliser dans un film ?
Un film possède déjà son scénario et je respecte ce scénario et cette marche à suivre. Donc je réalise plutôt mes fantasmes à la maison, avec mon chum. Mais j’aime expérimenter, j’aime essayer des choses et voir quelles sensations cela donne. Certains acteurs disent «ah non, je ne ferais pas telle chose, ça ne me plaît pas», mais l’ont-ils essayé, l’ont-il déjà fait ? Comment peut-on dire que cela ne nous plairait pas, surtout en sexualité, si on ne l’a pas déjà fait. L’univers est rempli de stupidité, de gens qui jugent et qui parlent sans savoir de quoi il s’agit. Mais aussi, lorsqu’on réalise ses fantasmes chez soi, malgré tout, cela donne de l’expérience lorsque vient le moment de tourner.

Jusqu’à présent quelle est la scène que tu préfères ?
Il y a deux films que j’ai adoré faire et qui, il me semble, sont mes meilleurs, de mon point de vue bien personnel bien entendu. D’abord il y a le film Folsom Prison, qui sortira pour le IML. J’y ai tourné une scène magnifique avec Tony Buff. Ensuite, il y a un autre film qui sera lancé pour le Folsom Street Fair de San Francisco [probablement en septembre prochain], mais je ne connais pas le titre et je ne peux trop en parler encore. Pour ce qui est de ce film, cela a été très facile parce que je l’ai fait avec mon copain américain. Mais je ne sais pas si ces films sortiront ici au Canada, car les lois canadiennes sur la pornographie en ce qui a trait au fétichisme ne sont pas les mêmes qu’aux États-Unis, donc je ne sais pas s’ils seront disponibles ici ou s’ils ne seront pas censurés grâce à un autre montage adapté aux lois d’ici.

En dehors de la porno que fais-tu ?
Avec mon chum, en Europe, nous avons créé l’an dernier une entreprise de produits fétichistes, mais en ligne, un site Internet : www.alexbaresi-shop.eu. Nous sommes basés à Munich, en Allemagne. Donc je voyage constamment entre Gênes et Munich. On vend du rubber, des dildos, du cuir, des condoms, des accessoires, etc. Nous expédions partout dans le monde et pas seulement en Europe, même des gens des Amériques peuvent commander. Donc faire connaître le site occupe beaucoup de mon temps. Nous participons en tant que commanditaire à des événements pour publiciser le site, que les gens deviennent familiers avec le nom et qu’ils magasinent en ligne. C’est très excitant parce qu’on commence et qu’il y a tant de choses à faire. Nous participerons au Leather Pride de Cologne prochainement afin de mousser le site. Nous participerons d’ailleurs à plusieurs activités au cours de la saison prochaine. Bien sûr, il y a la porno, mais il faut entreprendre aussi des choses en dehors de ce milieu et diversifier sa carrière autant que possible.

Quels sont tes projets pour 2008 ?
En plus du tournage de quatre à cinq films par an avec Titan, je crois que cette année je vais plutôt me concentrer à faire connaître mon site fétichiste, à le publiciser, je vais essayer de faire autant d’apparitions que possible en Europe et en Amérique pour qu’il soit plus visible. Je me rends compte que cela exige beaucoup de temps et d’investissements en termes d’images et de présence à des événements, donc ce sera ma priorité pour cette année.

Alex Baresi merci encore une fois pour l’entrevue, je sais que tu es fatigué du voyage.
Cela m’a fait énormément plaisir de venir à Montréal et de m’adresser aux lecteurs du Zip.


Vidéographie partielle :
Folsom Filth
Breathless
Spy Quest 3
Folsom Leather
FEAR
Breakers
Telescope
Men’s Room III : Ozark Mtn Exit 8
Folsom Prison (sortie prochainement)
Titre inconnu (sortie pour le Folsom Street Fair)