Porn Star

Ralph Woods, porn star et homme d’affaires

Marc Antonios
Commentaires
Quoi dire de ce beau jeune homme du début de la vingtaine et dont la carrière est certainement prometteuse. Mesurant 5 pieds et 7 pouces, ce mignon garçon à l’allure svelte attire les regards avec son sourire enjôleur et son engin de plus 9 pouces ! Natif du Saguenay-Lac-St-Jean, Ralph Woods a déménagé à Montréal, il y a trois ans. Il a alors travaillé dans des clubs de danseurs, dont L’Adonis où il y a rencontré Pierre Fitch (de qui il a maintenant divorcé !), qui l’a introduit au monde de la porno. Il jouera d’ailleurs dans deux films des studios Falcon, en compagnie de Pierre Fitch. Ralph Woods est par la suite amené à créer son propre site Internet afin de promouvoir sa carrière et son image : «J’aime beaucoup travailler dans l’industrie pour adultes, c’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir mon propre site, afin de travailler à mon compte, de pleinement développer mon potentiel et d’en récolter 100% des bénéfices. C’est mon travail actuel et j’apprends beaucoup de choses. Je ne prévois pas faire ceci toute ma vie, mais pour le moment, c’est ce que je fais. Je m’en servirai probablement un jour comme tremplin pour aller vers d’autre chose car la beauté se fade». Ralph Woods a donc de nombreuses performances vidéos pour l’Internet à son actif en compagnie de Pierre Fitch ainsi qu’avec des invités. Tout récemment, après Falcon, Ralph a tourné trois films pour Bel Ami, en Europe principalement ainsi qu’en Afrique du Sud. Le premier film à sortir de ce studio européen a été une compilation solo, XL Files Part 6, dont il orne d’ailleurs joliment la couverture. Deux autres films, encore sans titres, seront lancés par Bel Ami, avec lui, sous peu. En entrevue, on découvre un personnage sympathique, authentique, ricaneur et attachant qui a bien les deux pieds sur terre et qui veut réussir dans la vie.
 
 
Tu a été récemment en tournages avec Bel Ami je crois, raconte nous comment cela s’est passé ?
C’était très trippant, très intéressant. Il y a eu des tournages à Bratislava, à Budapest et à Capetown en Afrique du Sud, c’était extraordinaire. À Capetown, la température était magnifique, il faisait très beau. Nous avons fait un safari et d’autres activités et on nous a filmé ainsi. George Duroy, propriétaire de
Belami, aime beaucoup filmer dans de beaux endroits, bien éclairés, colorés et qui sont plaisants pour les yeux. Ils [les gens de Bel Ami] investissent beaucoup dans les plateaux de tournage, les décors, etc.
 


As-tu signé un contrat d’exclusivité avec Bel Ami ?
J’ai tourné trois films avec eux, c’est plutôt une entente qu’un contrat en bonne et due forme. Je n’aime pas personnellement tourner avec plusieurs studios, car ils ne sont ni payants ni professionels. La raison majeure pour laquelle je travaille pour des studios connus est de faire ressortir mon nom dans le milieu porno, c’est bon pour le site Internet. Je préfère me consacrer à un seul studio ou à un ou deux styles de studios, que de travailler pour de nombreuses maisons de production. Je conserve ainsi une meilleure concentration sur ce que je fais. En ce moment, je suis le «modèle de la semaine» sur le site de BelAmiOnline.com, je ferai aussi la couverture du magazine Freshmen Riser. Je suis le premier et seul Canadien qui est modèle pour Bel Ami en ce moment. Je suis très content d’être avec eux, mais cela demande beaucoup de travail, parce qu’ils sont exigeants sur le contenu de leurs films. C’est vraiment un travail d’acteur, non pas pour répéter des textes, mais plutôt pour entrer dans la peau du personnage. Bel Ami possède un style très «vanille»,
il faut sembler amoureux de son partenaire, le désirer, se montrer le plus passionné possible, l’embrasser langoureusement pendant de longs moments et ce, même si l’autre acteur ne t’intéresse pas vraiment. Il faut que tu ressentes une forte attraction amoureuse et que cela paraisse à la caméra. Donc il faut réellement que tu «connectes» avec ton partenaire, que tu établisses un lien avec lui parce que Bel Ami a ce côté romantique et sensuel dans ses films car, pour eux, ces éléments sont tout aussi importants que le sexe lui-même qui y est plus doux, plus lent, sensuel. J’apprécie baucoup de ce studio la qualité de ses production : le choix des acteurs, le montage, les images, etc., tout y est fait avec un grand souci de qualité.
 
Justement, tu as tourné avec Bel Ami et avec Falcon, y a-t-il une différence ?
Avec Falcon, c’est très sexuel, plus masculin, plus brute. Le sexe y est machinal, plus typé et l’emphase est justement mise sur le sexe même plutôt que sur le lieu ou les décors. Chez Bel Ami, ce qui est intéressant c’est de faire des activités, aller dans la nature, s’amuser et être filmé à ce moment-là. C’est vraiment amusant de ce point de vue-là. Bel Ami accorde beaucoup d’importance aux paysages, aux vues, etc. Par contre, avec Bel Ami, la plupart des acteurs sont d’Europe de l’Est et ne parlent pratiquement pas anglais ou français, donc il y a une certaine barrière de langue qui s’installe. De plus, plusieurs acteurs sont hétéros et cela aussi crée des situations auxquelles nous ne sommes pas habitués en Amérique du Nord où la plupart des acteurs sont gais. Cela  rend parfois les choses un peu bizarres…
 
Tu as commencé comme danseur je crois et de là, cela t’a mené à une carrière dans la porno n’est-ce pas ?
Oui, j’ai débuté il y a plus de trois ans comme danseur. J’ai dansé pendant un peu plus d’un an à L’Adonis, à Montréal. Je venais d’avoir 18 ans. J’ai trouvé cela amusant et avantageux, donc j’ai décidé de poursuivre et de faire une carrière dans la porno. On a beau dire que c’est du sexe, mais cela demande aussi d’être «acteur», de devenir un personnage dépendant des situations. Parfois il ne s’agit pas que d’avoir uniquement du sexe même si, au bout du compte, tout le monde sait bien que cela se termine par du sexe. C’est une manière d’explorer plusieurs facettes de ma personnalité aussi et de montrer ce que je suis capable de faire. Et puis, le milieu de la porno est intéressant, on voyage tout le temps, on rencontre beaucoup de gens, on se fait des amis…
 
 C’est pour ça aussi que tu as ouvert ton propre site Internet  et il marche bien ?
Oui, mon site fonctionne très bien, mais il va y avoir beaucoup de changement.  Il va être amélioré prochainement. C’est ce que j’aime aussi de la porno, de pouvoir être autonome, d’être en affaires, je n’aime pas avoir de patron, j’aime faire mes affaires moi-même, donc de faire de la porno me permet d’avoir cette autonomie. Il y a beaucoup de porn stars qui font de la porno par manque d’argent, moi je le fais par choix, parce que jaime le mode de vie que ça m’apporte et cela me donne l’occasion de monter ma propre entreprise, de travailler pour moi au lieu de travailler pour les autres et d’en faire surtout quelque chose de qualité. C’est énormément de travail parce qu’il faut être au courant de tout et savoir faire tout sinon tu dois engager quelqu’un qui le fait pour toi. Quand tu fais de la porno, tu ne peux pas revenir en arrière. Cela va rester pendant très longtemps et te suivre, donc autant en profiter aussi monétairement. Un site Internet est une entreprise, c’est un investissement, car ce que tu gagnes dans la porno, avec tes films, avec tes membres, tu le réinvestis dans ton site parce que cela ne suffit pas d’avoir un site, il faut le développer, l’améliorer, tout le temps amener de nouvelles choses pour le rendre plus intéressant encore pour les gens. Donc cela t’amène aussi à connaître toutes les étapes de la mise en ligne du site ou des productions que tu vas montrer. Je veux justement commencer mes propres productions et je suis à la recherche de modèles. Mais ici, au Québec, ce n’est pas comme aux États-Unis, le marché est plus petit et il y a beaucoup de niaisage, les gars ne sont pas décidés s’ils vont en faire ou pas…
 
Cela fait quoi, un an, deux ans que tu as ton propre site ?
Presque trois ans maintenant.  C’est sûr qu’au début cela n’a pas été facile parce que j’ai tout fais moi-même.  Mais je suis heureux parce que j’en vis aujourd’hui, en plus des films. Mais je n’ai que 21 ans, donc je suis jeune encore et je peux faire tant de choses avec le site et dans ma carrière.  Avec Pierre Fitch, nous avons fait une vidéo compilation qui s’appelle Back Together http://www.BackToge-therxxx.com, on a rassemblé  quatre ou cinq scènes amateures  Internet qu’on a tourné avec d’autres modèles comme Jamie Donovan, Jordan Michaels, David Young, etc. Il y a, entre autres, deux scènes de double pénétration … Les premiers commentaires, sont très bons. Les gars semblent trouver ça tres excitant.
 
Es-tu plus top ou bottom ?
J’aime les deux, mais j’ai une préférence pour être plutôt top ! Je suis polyvalent («versatile»),  mais cela dépend avec qui, où et comment.
 
Quelle est la chose la plus kinky que tu as fait jusqu’à présent ?
Tu connais les anciennes laveuses ? J’ai collé un dildo sur une de ces machines et je me suis assis dessus tout au long du cycle… donc quand la laveuse «spinnait». Vous imaginez le reste ! C’était très original comme idée et cela a été vite filmé, mais c’est le vidéo dont j’entends le plus parler! Beaucoup de gens l’ont vu et ont bien ri de ça ! C’était très kinky et drôle à la fois, on peut le voir sur mon site d’ailleurs www.ralph-woods.com. C’était une idée qui sortait de l’ordinaire que j’ai eu un matin en me levant et les gens en parlent beaucoup, ce qui affecte directement les ventes (sourire).
 
As-tu déjà fais quelque chose de fétichisme ou cela te tenterais éventuellement ?
Non, le fétichisme ne m’intéresse pas du tout. Pas pour le moment  en tout cas. Ce n’est pas mon «trip» de me faire attacher, ligoter, de me faire verser de la cire brûlante sur le corps ou de faire fisté… Peut-être que si moi j’attachais un autre gars, ça serait autre chose [rires]… mais non, ce n’est pas mon style de films.
 
Tu as ton propre site, tu veux tourner tes productions avec des modèles, tu joues pour Bel Ami et tu effectues des contrats de danse. est-ce que tu penses vraiment au sexe tout le temps ou est-ce plutôt pour ta carrière seulement ?
Non, j’y pense vraiment souvent, j’aime le sexe. J’ai tendance à être plutôt intense et excessif, c’est pourquoi je ne dois pas tout le temps penser avec ma queue! En affaires, d’après moi, il faut être sérieux, toujours alerte et objectif, alors attention aux pulsions, ça pourrait être regretté, il pourrait y avoir conflits d’intérêts!

Est-ce que tu préfères des hommes jeunes ou plus mûrs ?
Je n’ai réellement pas de préférences. J’aime les beaux visages et mes goûts sont variés. J’ai toujours  fréquenté des gars plus vieux ou de mon âge. La beauté absolue c’est bien, mais je crois que quelqu’un d’équilibré et qui a du charme c’est aussi bon sinon mieux.
 
Jusqu’à présent, quelle est ce que tu considères être comme ta meilleure scène ?
En fait, il y en a deux. Celles de doubles pénétrations tirées de mon propre DVD Backtogetherxxx.com. C’était la première fois que j’étais bottom pour deux gars et c’était sur caméra : Pierre Fitch et David Young, deux des gars les plus membrés de l’industrie porno. C’était quelque chose, très intense à vrai dire ! Et croyez-moi, lorsque c’est votre première fois, vous vous en souvenez. Ensuite, il y a eu la scène, qui est aussi une première pour moi, où Pierre et moi sommes top avec Jordan Michael. Donc, cette fois-ci, c’était à mon tour de me laisser aller!
 
À propos de ton film, quel fut le moment le plus excitant pour toi ?
Lorsque j’étais sur le point de venir lors des deux doubles pénétrations…
 
Concernant tes contrats de danse, je sais que tu as été en Floride, est-ce que cela t'arrive souvent de danser encore dans des clubs comme ça (avec des contrats) ailleurs aux USA ou au Canada et est-ce que tu aimes encore ça et est-ce que le site Internet t'aide justement à développer encore plus cet aspect de ta carrière ?
C’était à Fort Lauderdale au Club Boardwalk. J’avais un agent qui me «bookait» à des endroits, je suis allé aussi à Las Vegas, lors de salons de la porno, etc. Je prevois d’ailleurs faire de plus en plus de ce type d’apparitions.
 
Est-ce que tu en retires aussi du plaisir ou est-ce purement «business» ?
J'ai beaucoup de plaisir à aller à des événements. J’adore rencontrer des gens lors d’occasions sociales, leur parler, rencontrer mes fans et faire du social avec les gens la bas, mais je n’y vais pas seulement pour faire le ‘’beau’’, c’est pour me faire de la publicité et promouvoir aussi mon entreprise.
 
Y a-t-il un acteur dans l'industrie que tu considères être comme un modèle à suivre pour toi ?
Je n'ai aucun acteur que je vois comme étant un «modèle» à suivre. C'est plutôt le contraire, je suis mon propre modèle. Dans cette industrie, il y a beaucoup de rapaces, beaucoup plus de modèles à NE PAS suivre. Lorsque j’ai fait des erreurs, c’était toujours en suivant les autres, alors maintenant je sais que mon opinion est toujours la meilleure decision pour moi.
 
As-tu déjà fait du bareback et, si on t'en propose, quelle serait ta réaction ? Que penses-tu de ce phénomène qui commence à prendre de l'ampleur dans l'industrie, as-tu une opinion ?
Je n’ai pas fait aucune production bareback. Je trouve que le bareback est très, très risqué. C'est comme regarder la mort à l'écran. En relation amoureuse c'est différent. Avec de multiples partenaires et dans le milieu de la porno, c'est tellement délicat.  Les gens se défendent avec le fait que les modèles sont testés, c'est complètement ridicule, car il y a une période d’incubation de 3 mois.
 
Participerais-tu (comme beaucoup de porn stars américains) à des événements bénéfices ou  de le-vées de fonds pour le VIH/sida en tant que Ralph Woods, bien sûr ?
Oui, ça m’interesserait de participer à des événements bénéfices pour le VIH en tant que porn star. J’aime donner de mon temps aux autres et faire du bénévolat.
 
Comment vois-tu ou vis-tu ta renommée au Québec ?
 Ma renommée au Québec ? Je ne sais pas, je ne me considère pas vraiment comme une star. Lorsque je fais des apparitions dans les bars, les gens me reconnaissent et parfois ça me surprend. À l’épicerie et dans la rue, on m’approche et ça fait parler.
 
Trouves-tu que le milieu de la porno est encore quelque chose de tabou au Québec ?
Oui, le milieu de la porno est encore tabou, c'est dommage. Je déteste mentir et inventer des histoires. Tout le monde a déjà regardé de la porno au moins une fois dans leur vie, mais beaucoup jouent à la vierge offensée.
 
Que fais une porn star durant ses journées ?
Eh bien, c’est la vie des gens riches et célèbres, mais il faut se mettre de l’argent de côté, car rien ne dure pour toujours! Lorsque je suis en tournage, je travaille pour Bel Ami, je fais aussi des photos ou des vidéos pour mon site Internet. Je fais moi-même toutes les mises à jour sur mon site web. J’ai un blog gratuit http://www.ralphwoodsblog.com que j’alimente quotidiennement, donc c’est beaucoup de travail. D’ailleurs, pour ceux qui veulent me rejoindre, c’est le meilleur moyen, car je réponds tout de suite aux gens et je suis très attentif aux propositions.
 
 
Merci beaucoup Ralph, ce fut un réel plaisir de te rencontrer. À bientôt.

 


Vidéographie partielle
• XL Files Part 6 (Bel Ami, 2007)
• 2 autres films de Bel Ami (non lancés encore, 2007)
• Back Together
(compilation de scènes avec Pierre Fitch, 2007)
• The Spokes Trilogy  - Special Edition Box
(Spokes I, II et III, Falcon Studios)
• Spokes III (Falcon, 2006), réalisé par Chris Steele
• Big Dick Club (Falcon, 2006)