Immigration - Canada

Comment reconnaître un vrai gai d’un faux ?

Denis-Daniel Boullé
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C’est la question que se pose la Commission de l’immigration et du Statut de réfugié (CISR) puisqu’il semblerait avéré qu’un certain nombre de demandeurs d’asile en provenance du Nigeria et du Mexique prétendent fuir leur pays en raison de leur homosexualité alors qu’ils seraient hétérosexuels. Mais dans quelle proportion ? Impossible de le savoir puisqu’il n’y a pas de statistiques sur les motifs invoqués par les demandeurs selon le porte-parole de la CISR. Rumeur ou certitude alors ? Dans le doute, l’Agence des services frontaliers qui accueillent les demandeurs d’asile dès leur arrivée sur le sol canadien a reçu une note les informant de telles pratiques.

Bien sûr, parmi les demandeurs du statut de réfugié, certains s’inventent des persécutions liées à leur appartenance politique, religieuse ou encore sur l’orientation sexuelle. Mais de lancer le message, comme quoi parmi tous les gais qui recherchent la protection du Canada, il y aurait beaucoup d’hétéros, risque de jeter un doute sur tous les gais se réclamant de la Convention de Genève.

Comment les agents des services frontaliers vont-ils s’y prendre pour reconnaître un vrai gai d’un faux. Quels critères vont-ils utiliser ? Quelles questions poseront-ils pour démasquer les petits malins se faisant passer pour ce qu’ils ne sont pas

Il n’est pas toujours évident pour des gais ayant vécus la discrimination dans leur pays de parler ouvertement de leur homosexualité devant des inconnus en situation d’autorité comme des agents d’Immigration Canada, si en plus on les soupçonne de mentir sur leur orientation sexuelle risquent de les décourager de continuer le processus. Mais c’est peut-être le but rechercher de la part des autorités canadiennes...

 

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Comment reconnaître un vrai gai d’un faux ?

Bien sûr, parmi les demandeurs du statut de réfugié, certains s’inventent des persécutions liées à l (...)

Publié le 02 février 2009

par Denis-Daniel Boullé