Votre magazine Fugues fait peau neuve

Yves Lafontaine
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Vous découvrez ce mois-ci un numéro ne ressemblant pas tout à fait aux précédents. Nous inaugurons ainsi une nouvelle formule qui s'inscrit dans l’évolution naturelle de Fugues, ce magazine qui a toujours su s’adapter et être «le reflet de la communauté». Puisque Fugues s'attache à raconter son époque, nous avons soigné l'aspect graphique en essayant de conjuguer confort de lecture et plaisir des yeux : plus grand, plus aéré, plus lisible, mais surtout beaucoup plus actuel. Pourquoi bouleverser une formule gagnante, se demanderont certains d’entre-vous? Pour demeurer, en 2008, aussi pertinent que nous l’avons été depuis nos débuts en 1984. L'objectif de la nouvelle maquette est évidemment de rafraîchir l'aspect visuel du magazine, de renforcer l'impact de nos reportages et entrevues, ainsi que d’augmenter à vos yeux la pertinence de nos rubriques, sans jamais renoncer aux repères auxquels vous vous êtes attachés comme lecteurs. En revisitant la grille, la typographie, les rubriques, la dimension de la page, les folios et les cadrages, le nouveau design de Fugues se veut résolument contemporain et plus épuré qu’il ne l’était, en plus grande harmonie avec son contenu. Nous voulons proposer, en somme, un magazine plus riche, plus complet et plus clair, tout en conservant nos principes de défense des droits GLBT, notre soutien aux initiatives de et pour la communauté et notre volonté de vous inviter à découvrir et à comprendre l’actualité en notre compagnie à travers un oeil différent. Fugues désire, ainsi, aller encore plus loin dans sa vocation de média gai accessible et utile au plus grand nombre. L’objectif avoué de notre démarche est d’augmenter la lisibilité du magazine, par l’usage de caractères plus grands, en uniformisant visuellement l’ensemble des sections rédactionnelles et en faisant respirer les textes en leur donnant plus d’espace. Observateurs, vous avez sans doute remarqué que le magazine fait près de deux centimètres de plus de hauteur, ce qui, avouez-le, fait souvent toute la différence... Sérieusement, votre magazine préféré vous racontera aussi plus souvent qu’avant ce qui bouge dans la mode, les groupes communautaires, s'intéressera aux tendances au sens large ou à ces histoires très particulières qui arrivent aux «vedettes» et personnalités d’ici et d’ailleurs, mais toujours en rapport avec notre communauté. Sentir l'air du temps, détecter les mouvements émergents, sera également l'ambition des journalistes de Fugues. Évidemment, nous nous enrichirons toujours de vos remarques et contributions, alors n’hésitez pas à nous écrire.
Avec près de 50 000 exemplaires imprimés chaque mois et plus de 200 000 lecteurs de la version papier, Fugues est — et de très loin — le média gai francophone le plus populaire et le plus lu d’Amérique. Sa progression constante, tant dans sa version papier que sur Internet (depuis 1995), le prouve avec éclat : Fugues.com, la version Internet du magazine, connaît une croissance de ses lecteurs d’au moins 25% annuellement depuis 6 ans. Et aux 200 000 lecteurs de la version papier viennent s’ajouter entre 75 000 et 95 000 internautes.
C’est pourquoi la vague de changements qui touche la version papier de Fugues viendra toucher la version Web. D’ici les prochaines semaines, la nouvelle formule papier sera accompagnée par une refonte de la version Internet du site de Fugues. Ainsi, l'impact visuel du magazine sera pleinement traduit sur le site, qui accueillera aussi de nouvelles rubriques et sections, afin de développer les forces de Fugues et des autres publications que l’équipe produit — DécorHomme (notre ma-gazine mode de vie, design et tendances), le Guide Arc-en-ciel (notre guide touristique gay-friendly) et Zip (la revue québécoise, la plus chaude qui soit, sur l’érotisme gai) — et de mettre au service des internau­tes un site d'information encore plus attrayant, ludique et utile qu’il ne l’était. Bonnes découvertes !
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Attention censure !
Passée inaperçue lorsqu'elle a été adoptée par les députés à la Chambre des Communes en octobre dernier parce qu'enfouie dans un train de mesures administratives, une disposition d'un projet de loi sur l'impôt est revenue récemment sur le devant de la scène dans la presse et les milieux artistiques. Cette mesure accorde au ministre du Patrimoine le pouvoir de priver de «crédits d'impôts» les productions qu'il, ou elle, jugerait «contraires à l'ordre public», sans que cette notion soit davantage précisée. Le projet de loi encourage donc l'autocensure de la part des producteurs. Il est clair que cette «politisation» de l'octroi de fonds rendra les producteurs encore «plus hésitants» à soutenir le cinéma d'auteur et les productions abordant des thématiques plus sensibles, comme l’homosexualité... Signe des temps, une association de la droite religieuse a attribué la paternité de cette mesure à son lobbying auprès du premier ministre Stephen Harper. Les conservateurs prouvent une fois de plus qu’ils portent malheureusement «bien» leur nom...
yveslafontaine@fugues.com