CPAVIH

C’est la dissolution

André-Constantin Passiour
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Le samedi 19 avril dernier, réunis en assemblée générale, les membres du Comité des personnes atteintes du VIH du Québec (CPAVIH) ont voté pour mettre un terme aux activités de cet organisme. C’est par un communiqué émis sur son site Internet en date du 20 avril, qu’on a appris la dissolution définitive de ce groupe communautaire fondé en 1989.

Sur les 26 personnes présentes à la réunion, 24 d’entre elles se sont prononcées en faveur de la clôture du CPAVIH. «Nous avons maintenu trop longtemps le CPAVIH en état d’euthanasie passive, il faut avoir aujourd’hui le courage de passer à l’euthanasie active», a déclaré un des membres du conseil d’administration. «Cet organisme communautaire représentant des centaines de personnes séropositives aurait pu s’étioler encore pour finalement s’éteindre faute d’activités et d’argent, comme la plupart des organismes en difficulté le font. Ses membres ont choisi d’inscrire leur décision dans le temps et l’Histoire en votant la dissolution du CPAVIH. Un geste concret et porteur de symbole. Le CPAVI a depuis longtemps été l’objet d’attaques et de moqueries de la part de ses propres membres et du milieu VIH dans son ensemble, il lui fallait ce sursaut de dignité pour sortir de scène la tête haute», peut-on lire dans le communiqué. Depuis l’automne dernier, en effet, des rumeurs couraient et voulaient que le groupe mette fin à ses activités. Manque d’argent, de bénévoles, d’intérêt de la part de ses membres même et, finalement, un financement non récurent de la part des gouvernements, tous des facteurs qui expliquent cette décision des membres. À plusieurs reprises au cours des dernières années, des sondages et études avaient été effectués auprès des membres afin de voir quels étaient leurs besoins, mais on ne semblait pas pouvoir redresser la situation. On a vu aussi plusieurs personnes occuper le fauteuil de directeur général, ce qui, de l’avis de certains membres, n’aidait pas à une continuité et à la stabilité. Certains services seront repris par d’autres organismes. Des ateliers et formations «d’info traitements» seront vraisemblablement repris par ACCM, tandis qu’il a été confirmé que le volet «VIH des arts» sera maintenant géré par la Maison Plein Cœur.

 

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C’est la dissolution

Sur les 26 personnes présentes à la réunion, 24 d’entre elles se sont prononcées en faveur de la clô (...)

Publié le 20 mai 2008

par André-Constantin Passiour