Comment vieillissons-nous et comment voulons-nous vieillir ?

Thomas Waugh

Denis-Daniel Boullé
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Professeur en études cinématographiques à l’Université Concordia, Thomas Waugh, 58 ans, entre ses cours, ses publications, et son implication dans les Études interdisciplinaires en sexualité n’a pas le temps de penser au vieillissement ou rarement. «Je regrette simplement que les cinémas AMC m’offre des billets pour l’âge d’or malgré mon allure très jeune», commente-t-il avec humour. Pas question pour lui de penser un jour rejoindre une maison pour personnes âgées que ce soit en milieu urbain ou rural, pour hommes ou pour hétéros. «Je souhaite vivre le plus longtemps possible dans mon propre espace entouré de mes proches.» Engagé depuis longtemps pour les droits des LGBT, il collabora de nombreuses au défunt Body Politic, Thomas Waugh se sent appartenir aux communautés LGBT, mais tient-il à souligner comme à d’autres communautés.

Si le fait de vieillir est pour lui synonyme de sagesse et de loisirs à venir, les projets même si ils ne sont pas encore précis ne manquent pas. «Une fois à la retraite, j’aurais effectivement plus de temps pour voyager, cuisiner, nager, lire, écrire sans oublier d’aller plus souvent au Bain Colonial!» (rires).

La sexualité occupe-t-elle encore une grande place dans sa vie. La réponse est nette et sans appel, c’est oui. De même pour la vie affective. Elle est très importante. Mais comme il le rappelle : les deux, la vie sexuelle et la vie affective, ne peuvent être séparées.

Comme beaucoup, il ressent la pression sociale qui refuse l’idée de vieillir. Sans être un aficionado des gyms, Thomas a toujours su trouver du temps pour faire de l’exercice, de la course, de la natation et de bicyclette, même l’hiver.

Il pense arrêter de travailler à 65 ans mais ce n’est pas sûr. D’ailleurs, comme il tient à le répéter, avec son emploi du temps chargé, il n’a pas vraiment le temps de penser à cela.