Maison Plein Cœur

15 ans de services aux séropositifs

André-Constantin Passiour
Commentaires

C’est le 29 septembre dernier que la Maison Plein Cœur, qui vient en aide aux personnes vivant avec le VIH/sida, a célébré ses 15 années d’existence. Un long combat qui se poursuit aujourd’hui encore contre cette terrible maladie pour laquelle il n’y a toujours pas de vaccin.

Fondée en 1991 par Rourk EC Simon, par le père Roger Poirier (directeur général du Centre Saint-Pierre), tous deux décédés maintenant, et par Louis-Marie Gagnon, le directeur général, la Maison Plein Cœur compte aujourd’hui neuf employés salariés et plus de 125 bénévoles assurant ainsi un service continu aux quelque 400 abonnés. Intervention communautaire à domicile, groupes de discussion, accompagnement en voiture, massages, groupes de taï chi et activités de loisir ne sont que quelques-uns des nombreux services qui, au fil du temps et surtout des besoins, se sont rajoutés car, de l’accompagnement à la mort, il s’agit bien plus maintenant d’appuyer les gens dans la vie. Ce qui vient instinctivement à l’esprit de Louis-Marie Gagnon lorsqu’on lui demande quels sont ses sentiments face à cet anniversaire, il prend quelques secondes de réflexion et répond que «lorsqu’on a fondé la Maison, il y a 15 ans, on ne pensait jamais que le sida durerait aussi longtemps, qu’on devrait offrir des services aussi longtemps parce qu’on trouverait un remède, une guérison à cette maladie ». Si la Maison Plein Cœur occupe un bel édifice sur la rue Dorion, près du métro Papineau, il ne faut pas croire pour autant que l’organisme vit dans l’opulence. S’il y a de généreux donateurs, comme la Fondation Farha, entre autres, cela ne l’empêche pas d’être « dans un état perpétuel de survie depuis sa création, on vit au jour le jour », de souligner M. Gagnon. C’est qu’il y a encore un déficit de 100 000 $ environ et que, d’année en année, on le voit bien avec la Marche pour la Vie de la Fondation Farha, les gais semblent démobilisés, moins portés à donner aux organismes sida. Par contre, le point positif est que les gens reprennent goût à la vie, au travail, aux relations sociales et aux activités, car les médicaments le permettent maintenant. Et l’avenir, lui? «Le privilège, pour nous, c’est d’être capables de suivre notre clientèle, de voir ses besoins. Donc, on ne peut pas savoir de quoi l’avenir va être fait parce qu’on va s’adapter aux gens», de dire presque philosophiquement M. Gagnon. A.C.P.

MAISON PLEIN COEUR 1611, rue Dorion, Montréal. T. 514-597-0554.

 

  Envoyer cet article

Maison Plein Cœur

15 ans de services aux séropositifs

Fondée en 1991 par Rourk EC Simon, par le père Roger Poirier (directeur général du Centre Saint-Pier (...)

Publié le 24 octobre 2006

par André-Constantin Passiour