Conseils

Comprendre son chien

Logan Cartier
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Comprendre son chien, c'est connaître son langage, et comment il perçoit le nôtre. C'est aussi connaître son développement, sa formation, et les besoins réels du propriétaire. L'information, la connaissance du chien éviteront alors bien des déboires. La formation du caractère se fait entre 1 et 3 mois, et toute erreur à ce moment sera presque définitive. Il suffit que le chiot ait un contact régulier avec d’autres chiens pour s’y adapter, avec homme, femme, enfant pour les admettre. Quelques minutes de jeux suffisent chaque jour. À défaut de quoi, vous aurez un marginal, potentiellement dangereux.
Les règles éducatives sont simples. Le chiot n’est pas un enfant, il ne comprend pas le langage verbal, seulement le ton, les gestes, les postures, les mimiques. Il n’y a pas de concept mémorisé. Donc, il ne peut pas rattacher son action à l’interprétation du maître s’il y a un décalage même léger dans le temps. Par contre, il mémorise très bien l’immédiat, mais il faut répéter souvent certaines choses, d’autres étant acquises très vite. Un chien a besoin d’autorité et de routine pour se sentir à l’aise. La liberté et le changement sont des notions humaines qui le déstabilisent. Sa joie, son besoin profond, c’est l’attention du maître. Le reste a relativement peu d’importance. Il a besoin pour se reposer, d’un coin tranquille, semi-clos, obscur.

Le nouveau chiot
Les premières impressions vont durer. Son arrivée au foyer n’est pas une fête, mais une tâche. Ni amis, ni voisins, seulement la famille d’accueil, hommes et bêtes. Dès qu’il s’est habitué, le promener partout où il a accès, pas ailleurs. S’il cherche à se poser, l’emmener à la zone de déjections, attendre, le féliciter dès que c’est fait. S’il se pose dans la maison, surtout ne rien dire, l’emmener ailleurs, nettoyer hors de sa vue. Pour lui, gronder, c’est s’occuper de lui, ce qu’il souhaite. Donc sévir, punir, c’est le dresser à recommencer. Punir un chien c’est le bouder, l’éloigner, l’enfermer. Pour lui faire accepter votre autorité, caressez les autres, pas lui.

Les erreurs à éviter
• Le punir quand il revient après avoir refusé d’obéir. Vous le dressez à recommencer.
• Le frapper s’il s’est oublié pendant que vous n’étiez pas là. C’est le dresser à recommencer.
• Gronder, punir pour n’importe quelle bêtise faite en votre absence. Il ne peut pas faire le rapprochement, et c’est le dresser à continuer.
• Ne pas réprimer aussitôt une bêtise faite devant vous, ou pire, le gronder gentiment. C’est lui dire qu’il en a le droit.
• Le laisser libre de faire ce qu’il veut, ne pas le commander, le choyer sans motif : il vous prendra pour un incapable, puis pour son chiot, et vous traitera comme tel en grondant, en vous mordillant, et, si vous ne comprenez pas, en mordant : bientôt il attaquera votre entourage quand il croira que vous avez peur ou que vous menacez (par exemple : si vous vous baissez pour prendre un objet, si vous criez...).
• Croire qu’il vous comprend en interprétant ses gestes à tort. Vous pouvez penser chien, lui ne peut pas penser homme.