Infection transmise sexuellement

La LGV, vous connaissez ?

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Après les Pays-Bas, la France, l’Angleterre et les États-Unis, la LGV circule dorénavant à Montréal chez les gais. En effet, la direction de la santé publique y a remarqué la recrudescence de cette infection sexuellement transmissible appelée Lymphogranulomatose Vénérienne (LGV), qui jusqu’à présent semble principalement toucher les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Cette infection présente en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, était presque disparue des pays occidentaux. Elle est réapparu en Europe au début de l’année dernière. La LGV se manifeste par une ou des petites plaies non douloureuses formant parfois des ulcérations, d’un ou des ganglions gonflés et douloureux situés dans l’aine ou d’une inflammation du rectum… Jusqu’à présent, un peu plus d’une quarantaine de cas auraient été recencés sur l’Île de Montréal. La plupart des personnes guérissent sans traitement, mais l’infection peut évoluer vers une inflammation chronique provoquant des rétrécissements ou des perforations du rectum ou du colon.

Elle peut également évoluer vers une obstruction des canaux lymphatiques provoquant un gonflement des organes génitaux avec difformité. Heureusement, le traitement est simple, bien qu’un peu plus long que celui des infections à Chlamydia. Voulant freiner la croissance de cette maladie, la Direction de la santé publique lançait récemment une campagne pour informer les gais de la présence de cette infection.

La publicité qui se retrouve dans Fugues, de même que les affiches qu’on peut actuellement voir dans les lieux de rencontres (bars et saunas) suggèrent aux hommes ayant des relations avec d’autres hommes de s’informer sur un site internet ou en feuilletant le dépliant informatif sur la LGV. Cette maladie est difficilement diagnosticable du fait qu'il n'y a pas de test de dépistage comme avec la plupart des autres ITS. Le LGV peut ressembler au chlamydia ou à l'herpès. Si vous avez des doutes, il est recommandé d’en parler à votrre médecin et de mentionner le nom de la maladie pour que le docteur puisse faire un examen plus approfondi. Évidemment, le port du condom et l’utilisation d’un gant de latex, pour ceux qui insèrent les doigts ou la main dans l’anus de leur partenaire, est recommandé. Étienne SImon
INFO : www.infoITS.qc.ca

 

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Cette infection présente en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, était presque disparue des pays (...)

Publié le 19 décembre 2005

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