Barry Webster. Erin : The Porcupine’s Quill, 2005. 175 p.

The sound of all flesh

Benoit Migneault
Commentaires
On ne peut que se réjouir de voir enfin réunis dans un même recueil plusieurs des excellentes nouvelles de Barry Webster : il était temps en effet de lui rendre justice et de le révéler plus avant. Bien peu d’auteurs osent explorer un imaginaire qui sorte de nos balises quotidiennes car Barry Webster n’hésite pas à sauter à pieds joints dans un océan de fantasmagories des plus surprenantes et tonifiantes. Que ce soit des clowns cachés dans les profondeurs du bouclier canadien qui envahissent soudainement les environs de Toronto, un nageur qui développe une phobie de l’eau, des tremblements de terre dus au fait qu’on cesse de faire l’amour ou une chanteuse qui n’est inspirée que lorsqu’elle se plonge dans un bain de margarine, rien ne semble être à son épreuve. Ceci ne l’empêche cependant pas de nous faire découvrir une psychologie des personnages toute en dentelle : ces derniers sont, en effet, complexes et riches en émotion. Plusieurs des nouvelles sont articulées autour de personnages gais; l’auteur est d’ailleurs en nomination pour un prix Lambda. À découvrir!