Entrevue avec Nicolas Pomerleau

«Pour que le Village s’améliore et devienne un milieu prospère

André-Constantin Passiour
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Entré en fonction le 6 septembre dernier, Nicolas Pomerleau, le tout nouveau directeur général de la Société de développement commerciale du Village (SDC), se sent prêt à affronter les nombreux défis qui attendent ce regroupement de commerçants. La priorité numéro un sera d’améliorer la propreté et la sécurité dans le Village. Bien entendu, les 1ers Outgames mondiaux Montréal 2006 sont d’une importance primordiale pour laquelle il faudra travailler rapidement, mais en réfléchissant également à l’avenir.

«Je prends ma nomination comme faisant partie de mon cheminement naturel et de ma longue implication dans la communauté depuis une quinzaine d’années, depuis le Centre communautaire des gais et lesbiennes de Montréal, au projet du CSAM qui a abouti à Séro Zéro, mon poste [au conseil] du CLSC, le fait que j’ai été attaché politique [du député André Boulerice] puis quelques années chez Priape. J’entreprends donc mes fonctions avec beaucoup d’excitation […] Que le Village s’améliore et devient un milieu prospère, j’y réfléchis depuis de très nombreuses années. Je crois que c’est ça qui m’emballe le plus, c’est de pouvoir mettre en place des éléments permanents qui vont rester dans le quartier et qui vont le faire progresser», de confier M. Pomerleau.

À peine avait-il appris la nouvelle de l’acceptation de sa candidature par le conseil d’administration que les dossiers s’empilaient déjà pour M. Pomerleau. «En ce moment, la priorité de la SDC, c’est ce qui est le plus visible, soit la propreté et la sécurité, poursuit-il. Il faut rapidement palier au manque de poubelles, il faut aussi sensibiliser les gens. Il y a bien sûr toute la question de la sécurité, des itinérants, des utilisateurs de drogues qui se piquent en plein jour dans l’entrée des commerces. Les gens ne se sentent pas assez en sécurité avec ces problèmes. Mais cela, on ne peut pas le faire tout seul. On a déjà eu des rencontres avec la police et il nous faut travailler en concertation avec le milieu, avec Cactus, avec le CLSC, avec les organismes qui s’occupent d’itinérance. Je vais rencontrer aussi Séro Zéro qui a un projet pour les toxicomanes […]»

Dans le calendrier, il y a tout de suite la préparation d’une assemblée générale qui, selon la loi des SDC, doit être convoquée avant le 30 septembre afin d’adopter le budget de l’année 2006 et ce, pour que l’administration municipale puisse, en janvier, envoyer les avis de cotisation. Le budget total pour 2006 se situerait aux environs des 500 000 $.

Bien entendu, il y a 2006 qui s’en vient à grands pas. S’il y a un devoir d’étroite collaboration entre la SDC et l’organisation des Outgames, pour Nicolas Pomerleau, il ne faut pas le faire avec précipitation. «Pour nous, le défi c’est le temps parce qu’on commence, la SDC est toute jeune, donc il nous faut mettre les bouchées doubles. Donc, avec Montréal 2006, on va trouver une manière de mettre en œuvre une contribution utile [...] Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est l’après-2006. Cela signifie de développer des projets durables pour s’assurer que la SDC poursuive sa mission à long terme. [...] Il y a aussi tout l’aspect de l’impact de l’arrivée de touristes dans les commerces. Il nous faut préparer une brochure pour informer les commerçants parce qu’il y a toute une question de prévision des stocks, de gestion du personnel, d’achalandage, etc. Donc, il faut préparer les membres à ces impacts», explique-t-il.

Conscient qu’il existe depuis longtemps un conflit entre les commerçants et Divers/Cité, qui organise chaque été les festivités de la Fierté gaie, Nicolas Pomerleau aimerait bien pouvoir s’entendre avec cet organisme et ce, «pour le bien de tout le milieu», dit-il . Il y aura donc une tentative d’entente. Cependant, qu’il y ait un accord ou non, la SDC essaiera de prévoir un budget afin de pouvoir faire fermer la rue, tenir des terrasses et planifier une animation, mais «on ne veut pas entrer en compétition avec eux […] Toutefois on verra, s’ils veulent régler le problème ou non ?», insiste-t-il.

 

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Publié le 19 septembre 2005

par André-Constantin Passiour